SOI
dire, le vice a dans soi, etc., parce (|uc lui ne convient pas si généralement à un nom de chose que elle. J'ajoute, parce que c'est par sa nature (|ue le vice est odieux, et qu'on trouve dans le vice, dans l'exercice du vice, beaucoup de choses aimables au.x yeux de ceux ipii s'y abandonnent.
Soi, comme nous l'avons dit, est un j'ronom singulier. Il ne jkîuI se ra|)|)orter a un pluriel. On pensait autrefois différemment, et l'Académie elle-même avait décidé que l'on pouvait dn-o, de soi ces choses sont indifférentes. D'Olivet ;i soutenu le sentiment contraire, et l'Académie s'est rangée à son avis. Dans ce cas, on se sert d'euxmêmes et d^ elles-mêmes, au lieu de soi.
L'adjectif même se met souvent après !>oi, auquel il se joint par un tiret : On se tourmente soi-même, on fait soi-même son bonheur, chacun est soi-même so7i juge. Cet adjectif n'ajoute rien au sens de soi, mais il donne plus d'inergie à l'expression. Tout ce que nous venons de dire du pronom soi peut s'appliquer à soi-même. Voyez Même, Lui, Pronom.
Soif. Subst. f. On prononce toujours le f final de ce mot.
Les poètes emploient souvent ce mot au figuré :
Elle aura plus de soif de mon sang que du vàlre. (Rac, Baj., act. Il, se. T, 102)
Cette soi/ de régner que rien ne peut éteindre.
(Rac, Iphig., act. IV, se. IT, 12Î.)
La soif de commander.
(Rac, Ath., act. III, se. m, 66.)
Tantôt voyant pour l'or sa soif insatiable.
[Idem, act. I, se. l, 48.)
Soigner. V. a. de la l^e conj. On mouille gn.
Soigneusement. Adv On mouille gn. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe ■• J'ai examiné soigneusement cette affaire, on j'ai soigneusement examiné cette affaire.
Soigneux, Soignecse. Adj. On mouille gn. Il ne se met qu'après son subst. : Un homme soigneux, une femme soigneuse. Il régit quelquefois la préposition de avec un substantif ou un verbe : Il est soigneux de son honneur, il est soigneux de conserver sa réputation.
Je m'attendris sur lille, et je ne puis comprendre Qu'après plus de quinze ans, soigneux de la défendre, ],o ciel la persécute, et paraisse outragé.
(YoLT., Sémir., acl. II, se. i, 7}
Son rival, cliaquc jour, soigneux de lui déplaire. (Volt., Henr., III, 295.)
Soin. Subst. m. On dit sans article, avoir soin^ pendre soin.
J'aurai soin de ma mort, prenez soin de sa vie.
(Rac, Baj., act. V, se. vi, 46.)
Soin régit quelquefois de avec un inh'nilif : Ls soin de s'embellir est presque le désir de plaire. (Marniontel )
Soir.. Subst. m. On dit absolument, et sans rapport au jour : Les assemblées se liennent le soir, il y va le soir, et non pas au soir. — <}uand il y a rapport à un jour, on dit au soir : J'irai vous coir demain auscir, lundi au soir, jeudi au soir. — l'éraud prétend qu'il faut dire du matin au soir, cl non pas du soir au matin ; c'est selon les cas. On dit, travailler du matin