‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 412 sur 453 · STA · texte numérisé non relu

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différentes les unes des autres, ou par le mélange des rimes, ou par la mesure des vers.

Il est nécessaire, pour la pcrroclion des stances, que celles qui sont faites sur un même sujet commencent et linissenl par les mêmes rimes, c'esl-à-dire que si la première stance commence par une rime féminine, et finit par une rime masculine, la seconde, et toutes les auti( s, doivent commencer et Unir de même. — Le dernier vers d'une stance ne doit jamais rimer avec le premier de la stance suivante. — Il est indispensaljle ([ue le sens finisse avec le dernier vers de chaque stance.

On diviseaussi les stances en stances de nombre pair, et en stances de n^mbie impair.

Stance.'! de nombre pair. — Dans les stances de quatre vers, les rimes peuvent s'entremêler de deux manières, en faisant rimer le premier avec le troisième, et le second avec le quatrième; ou en faisant rimer le premier avec le quatrième, et le second avec le troisième. — La stance de six vers, ou le sixain, n'est autre chose qu'un quatrain auquel on ajoute deux vers d'une même rime. Ces deux vers se mettent ordinairement au commcncemcnl, et alors il doit y avoir un repos à la fin du troisième vers. Du reste on entremêle les rimes des ([ualre derniers vers, comme da.ns les quatrains. — Quelquefois les deux vers de même rime se mettent à la fin de la stance ; alors le rep^r n'est pas nécessaire a la fin du troisième vers, et le mélange des rimes, dans les quatre premiers vers, est le même que lorsque ces deux vers sont au commencement. — Les stances de huit vers sont ordinairement deux quatrains joints ensemble, dans chacun desquels les vers sont entre mêlés comme nous l'avons déjà dit. Il doit j avoir un repos à la fin du premier quatrain. Dans ces stances, on peut aussi arranger les rimes de manière qu'elles coimncnceni ou finissent par deux vers de même rime, et que, des six vers qui restent il y en ait trois sur une rime, et trois sur une autre. — Les stances de dix vers ne sont proprement (]u'un quatrain et un sixain joints ensemble, dans chacun desquels les rimes sont entiemélées comme nous vencns de le dire. Ce que ces stances ont de particulier, et ce qui en fait l'harmonie, ce sont deux repos, dont l'un doit être après le (luatrième vers, et l'autre à la lin du septième. — Les stances de douze vers se composent de vers de huit ou de douze syllabes, ou de tous les deux ensemble. LUes ne sont proprement ()ue des stances de dix vers, à la fin de chacune desquelles on ajoute deux vers qui sont quelquefois de même rime que ceux qui les i)récèdcnt. — Les stances de quatorze vers sont des stances de dix vers, à la lin de chacune desquelles on met (juatre vers que l'on fait rimer, si l'on veut, avec ceux qui les précédent. Ces stances, ainsi que celles de douze vers, sont aujourd'hui hors d'usage.

Stances de nombre impair. — Ces stance; doivent nécessairement avoir trois vers sur \i même rime, et qui ne doivent jamais être mis de suite. Il faut qu'ils soient tous les trois séparés par des rimes diifèrenles, ou qu'au moins il y en ail un séparé des deux autres. — Dans les stances de cin(| vers, on observe les règles que nous avons données pour le inéinnge des rimes; le reste est au choix du poète. — "Les stances de sept vers commencent par un quatrain à la fin duquel on observe ordinairement un sens fini. — Les stances de neuf vers sont composées d'un quatrain qui est au commencement, et qui esl suivi d'une

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