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Aussi. Conjonction. Pareillement, de même: f^ousleroulez et moi aussi; il ne suffit pas d'être estimalle,il faut aussi être aimahle. On voit que cette conjonction se met à la lin du dernier membre de la plirase, comme dans le premier exemple; ou dans ce dernier membre après le verbe, comme dans le second. Elle ne se met jamais entre le verbe auxiliaire et le participe. On ne dit pas il l'a aussi fait, mais il l'a fait aussi.
Aussi se niel dans le sens afllrmalif : Je le veux aussi. Dans le sens ncgalif, on dit non plus: Fous ne le roulez pas, ni tuai non plus. D'après cela on pourrait trouver une nèijlieence dans les vers suivants ;
C^ madame N'a pas l'honneur d'être cncor voire femme, Elle n'esl point votre maîtresse aussi'.
(Volt., Enf. prod., acl. IV, se. iv, 46.^
Dans le sens de, c'est pourquoi, il se met au commencement du second membre, et alors le pronom sujet du verbe se met après le verbe comine dans ks interrogations: On l'a viallraité; aussi veut-il se retirer.
Aussi. Adv. H se joint aux adjectifs, aux participes et aux adverbes. L'usage a lixc l'emploi de cet adverbe aux seules propositions affirmatives où il y a comparaison, soit entre deux sujets, soit entre deux qualifications ou modifications' pour en exprimer règalité : Horace est au.'isi enjoué que solide. Aristide était aussi raillant que juste.
Lorsque dans les propositions affirmatives, il n'est question d'aucune comparaison d'égalité entre deux choses différentes, mais seulement de marquer par quelque circonstance lede^rré d'augmentation ou de modification qu'on atïribue au sujet, c'est à l'adverbe si à y figurer : L'amitié est une chose si précieuse qu'il ne faut pas la prodiguer. Une amitié si solide est à l'épreuve flte^ow^— Ccpei, dam l'Académie, dans son édition de 4835, dit qyi'aussi se prend quelquefois pour, tellement, à ce point: Co7/ime«/ un homme aussi sage a-t-il pu faire une pareille faute?
Girard prétend ijuc dans les propositions négatives, inéme dans le cas de comparaison, il f;îiii employer si: Personne ne vous a servi si utilement que moi.
Plusieurs écrivains emploient indifféremment dans ce cas si ou aussi: Il ne sera pas si constant qu'il le dit. Il ne sera pas aussi constant qt^il le dit. Nous sommes de l'avis de Girard. Pourquoi établir une exception dont la nécessité n'est pas sensible?
L'adveibe aussi, employé comme adverbe de comparaison, doit toujours être suivi de que, et janaais A& comme: Il est aussi savant que son frère, et non comme son frère. Celte observation est d'aular.l plus nécessaire, ipie l'on trouve assez souvent ce comme dans Corn:ille et dans Molière, et que, de leur temps, ce n'était pas une faute de l'employer ainsi.
Adssitôt que. Conjonction qui régit l'indicatif: Aussitôt qu'il viendra, aussitôt qu'il parut.
Adstère. Adj. des deux genres. 11 se dit parliculiéremetil des choses : Fie austère, pénitence austère. Cet adj. précède quelquefois son subsl. : Il n'élevait par vie austère vertu au-dessus des craintes et des complaisances humaines. (Fléchier.) ^
£n vain i'un lâche orgueil leur esprit reviiu
ALT 8i
Se couvre du manteau d'une aunire vertu.
(BoiL., Dite, au Roi, 99.)
Soit que son cœur jaloux d'une austért fierté.
(lUc, Dritann., act. II, se. il, 41.)
Pour le placer ainsi, il faut consulter l'oreille et 1 analogie. On ne dit pas un austère homme une austère règle. Mais on dit bien un austèr' devoir.
AusTÈREMENT. Adv. On peut le mniire entre l'auxiliaire et le participe : Il a toujours vécu avsièrement, ou il a toujours austèremcnt vécu
AusTÉuiTÉ. Subst. f. Dans le sens de (pialit^ de ce qui est austère, il ne prend point do pluriel : L'austérité d'une règle, l'austérité des mœurs.— On l'emploie au pluriel quand on le dit des pratiques par lesquelles les saints et les gens (pii poussent à un Ircs-haut dosré la sévérité de la morale chrétienne inoriifienl leurs sens et affligent leur corps : Pratiquer de grandes austérités. L'Académie n'indique point cette distinction.
Austral, Acstrale. Adj. qui n'a point de pluriel au masculin, et qui se met toujours après son suijst. : Le pôle austral.
Autant. Adv. (jui marque l'égalité. 11 modifie ordinairement les verbes , dans le même sens qu'of/wnnodifie les adjectifs • .le l'aime autant que son frère. Quchpiefois il est répété, dans une phrase de deux membres, et il se mot alors à la léle de chaque membre : Autant vous l'aimez, autant il vous liait. Quel(|uefois on met autant que au premier membre, et autant au second.
Mais autant que ton âme est bienTiisante et pure, Autant leur cruauté fait frémir la nature.
(Volt., Alz., act. II, se. ii, 45.)
Corneilleaditdans/'oZye!/c/e(act. HT, se. iii,48):
Qu'il fasse autant pour soi comme je fais pour lui.
Voltaire dit au sujet de ce vers : On dit autant que, et non pas autant comme. {Remarques sur Corneille.)
Adtedr. Subst. m. Fn parlant d'une femme qui a compose un ouvrage d'esprit, on dit qw'elle en estVauteur; ondil aussi adjectivoiiicnl, c'est une feinme auteur. Mais on ne dirait pas aile est la première auteur de cette entreprise ; il faudrait dire le premier auteur, ou chercher un autre tour.
Une de mes chances était d'avoir toujours dans mes liaisons des femmes auteurs. (J.-J. Rousseau.)
Les femmes d'à présent sont bien loin de ces mœurs ; Elles veulent écrire et devenir auteurs.
(Mol., Femmes savantrs, ict. II, se. vu, 75 )
Authentique. Adj des deux genres ipii ne se met qu'après son subst. : ritre authentique, contrat authentique, acte authentique.
AuTHENTiQUEHENT. Adv. Oii pcul le mettre CD Ire l'auxiliaire et le participe: l'a déclaré authentiquement, ou il a authentiqueuieni déclaré.
AuTOCHTHONE. Subst.m. Voltaire a çni[iloyéadjeciivement ce mot dans un sens ipii n'est pas usité. 11 écrit à un bibliothécaire «lu roi d'Espagne : Je ne savais pas que vos auteurs eussent jamais rien pris, viême des Italions; je les croyawautochthones en fait de littérature : mais je sais bien qu'ils n'ontjamais rien pris de nous, et que nous avons beaucoup pris d'eux.
Autocrate. Subst. m On dit au féminin auto-