‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 43 sur 453 · AUT · texte numérisé non relu

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cratrice. C'est un lilro que prcnrenl les emi)ereurs de Russie. Il sisnilie, qui gouverne par lui-même.

Il se prenJ aussi adjectivement. On n'a exécuté aucun criminel sov s l'empire de l'autocnttrice f^lisaheth. (^'olt., Comment, sur le Litre des délits et des peines. De la peine de mort.)

AuTO-DA-FÉ. Expression espagnole t]ui signifie acte de foi, par laquelle on désigne les exécutions barbares onionnces par l'inquisition, où l'on fait expirer dans les flammes des malheureux qui n'ont commis d'autre crime que de ne pas partager les opinions religieuses des inquisiteurs. Celte exprc^sion étant tirée d'une langue étrangère, ne prend point de s au pluriel : I)es autoda-fé.

Adtographe. Adj. desdeux genres. Qui est écrit de la main même de l'auteur. 11 suit son subst. : Une lettre autographe. Cette expression est du style didacliciue Dans le langage ordinaire, on dit original. Il s'emploie aussi substantivement au masculin.

AcTOMXAL, Automnale. Adj. On prononce le «. Il n'a point de pluriel au masculin. Les fièvres automnales. Il suit toujours son subst.

Un grammairien moderne trouve qu'il faut être bien scrupuleux de ne jias vouloir qu'on dise les trois im.is automnaux . Lors, dit-il, qu'une expression est réclamée par la pensée, et qu'elle a pour elle l'analogie et la raison, pourquoi ne jias i'cmi)loyer? Ce grammairien n'a pas fait attention que la pensée ne réclame point cette expression, puisque nous avons les trois mois d'automne, qui signifient la même chose.

Automne. Subst. On prononce autonne. Les uns le font masculin, les autres féminin. L'Académie le fait de l'un et de l'autre genre. Un grammairien moderne veut qu'il soit masculin quand l'adjectif le précède, tin bel autom?ie, et féminin quand il en est suivi ; uTie automne froide et pluvieuse. Celte opinion n'est fondée sur aucun raisonnement. .Mais ce qui devrait déterminer à faire ce mot toujours masculin, c'est que tous les noms des autres saisons sont de ce genre : Un bel été, un printemps froid, un hiver sec ; pourquoi pas vn automne pluvieux? C'est aujourd'hui l'opinion et l'usage d'un grand nombre d'écrivains.

Ce mot se prend, figurément, pour l'âge de l'homme qui approche de la vieillesse: Il est dans son automne.

L'automne deTos jonrs Vaut mieni que le prinlempî d'un autre.

(Volt., ÉpCtr.; XXXI, 67.)

Autour. Préposition. Autrefois on confondait ce mol avec alentour, qui est un adverbe ; Autour de la ville. Il rôde alentour. Autour a toujours un régime; alentour n'en a point

Autre. Adj. des deux genres. Les anciens grammairiens le font tantôt pronom, tantôt adjectiL Ils le regardent comme pronom quand il n'f st joint à aucun substantif, et qu'il n'est point relatif ace qu'ils nomment le pronom en: Un autre que moi ne vous parlerait pas arec autant de franchise. Us rappellent adjectif ([uand il est joint à un substantif, ou quand il est précédé du pronom an: Un autre homme, une autre affaire. Cette maison est tombée, il faut en bâtir une autre. Autre est toujours adjectif. C'est un adjectif dislinctif qui désigne par une idée précise de diversité. Lorsque le substantif auquel il a rapport n'est pas exprimé, il esl sous-entendu : Un autre

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