‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 421 sur 453 · TAU · texte numérisé non relu

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régies. Ainsi le t ne sonne pas dans Jivît cavauers, huit hameau. r ; mnis il sonne dans i7,« restèrent huit, huit abficots, huit héritages, le huit du vuis, le huit Je pique.

Elit, qui ciraciérise les troisièmes personnes plurielles des verbes, comme dans ils disent, ils craignent, a le son de Ve muel. On prononce comme s'il n'y avait ni // ni t.

Le t final se l'ait sentir dans déficit, tacet, fat, chut, induit, brut, contact, dot, exact, luth, lest, échec et mat, rapt, strict, zénith, zist et zest. On le prononce aussi Am\s Christ employé seul; mais on ne le prononce pas dans Jésus-Christ. On le prononce aussi quand il est suivi d'une voyelle ou d'un li non aspiré auquel il doit s'unir : ! Un savant homme, je suis tout à vous, s'il vient ' à partir, se prononce nn saran-thomme,je suis \ tou-tà vous, s'il rien-là partir. Cependant il y î a des subblantifs, mcnic suivis de leurs adjeclils commençant par une voyelle, où il serait mal de prononcer le t final, conàme vu gmït horrible, vn ' respect e.i-trcme, un instinct heureux, nn tort incroyable. Si le t finales! précédé d'un r, comme dans il part aujourd'hui, il court à bride abattue, il s'endort à Vombre, l'usage le plus commun est | de ne point faire sentir le t. — On lit dans la ' Grammaire des grammaires (p. 72.) que, lorsque le t est redoublé, on n'eu prononce qu'un. Cela est vrai dans les mots composés où la particule a changée en at ^ été placée au commencement i du mot ; mais lorsque les deux tt sont des parties j primitives du mol, comme dans atticisme, attique, battologie, pittoresque, on les prononce. La Grajnmaire des grammaires indique ces excep- i lions, mais elle n'en donne point la raison.

Th n'a pas d'autre articulation que le t simple, absinthe, acanthe, ihériaqvc, ihnn, Thalie, Mi- I thridate, se prononcent absinte, acante, etc. I Le h, dans celle sorte de mois, n'est qu'une | lettre élymologiquc qui inditjue seulement que I le mol est lire d'un mot grec ou hébreu. 7'// I ne se prononce pas dans asthme, asthmatique. — « L'écriture n'est étymologique qu'autant qu'elle représente un signe par un signe, cl le 0 est U!i signe simple. 11 est absurde de rendre un signe simple p^ir deux signes, surtout quand on a dans sa langue une figure qui suffit à elle seule à rcxp:vs?ion delà coiisonnance dont il s'asit.» (Ch. iSodier. Examen crit. des Bict.)

T, en musique, indique que la taille prend la 'jlace de la basse, et qu'elle est écrite sur la même jjortce, la basse gardant le tacet. — Il s'emploie .aussi pour tous ou tutti. — Un caractère du même genre, défiguré eu croix dans nos partitions, indiquait le trille ou tremblement. — T est l'expression abrégée de l'adverbe très dans l'abréviation T. S. P., très-saiut-père. — Il signifie Tournez dans la musique et au bas des lettres; T. S. V. P., Tournez, s'il vous plaît.

— Dans le commerce, JR^ signifie traites.

— T. est la marque des monnaies frappées à Nantes.

Ta. Voyez Ton.

T.\BAc. Subsl. m. On ne prononce pas le c final. On donna ce nom en 1.d60 à celle herbe découvcrle dans l'ile de Tabago. Les naturels de la Floride h nonmiineni petun ; elle eul en France le nom de nicntiane, dlierbe à la reine, et divers autres noms. H y a plusieurs espèces de tabac ; chacune prend son nom ou de l'endroit où cette plante croit, ou de celui où elle est manufacturée, ou du port principal, ou du pays d'où part cette

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marchandise. Le petit peuple ayant commencé on France à prendre du tabac par le ne/., ce fut d'abord une indécence aux femmes d'en faire usage. Voilà pourquoi Boileau dit (Sal. X, 671) :

Fait même à ses amants, trop faibles d'flstomac, Uedoulcr ses baisers pleins d'ail et de tabac.

On dit fumer du tahnc, et on entend la même chose parle mot seul de fumer, (Voltaire, Z)iciinnna ire philosophique.)

Tabahin. Subsl. m. Nom propre devenu nom aiipcllatif. Tabarin, valet de Mondor, charlatan sur le Pont-Neuf, du temps de Henri IV, fit donner ce nom aux bouffons grossiers :

El sans lioiite à Tércnce allier Tabarin.

(BojL., À. P., III, 591.

Tabarine n'est pas d'usage, et ne doit pa» l'êire, parce que les femmes sont ordinairement plus décentes que les hommes.

TABARiNAGn, et surtout Tabarimque, que l'on trouve dans le dictionnaire de Trévoux, sont aussi proscrits. — En 1835, l'Académie admel le pi-" mier, mais rejette le second.

Tabatière. Subsl. f. l'eiile boite où l'on inK du tabac en poudre. Il y eut mi temps où ce mot paraissait ignoble aux gens du bel air; ils le laissaient aux gens du peuple et disaient boîte. A table, je lui ai demandé souvent sa tabatière, qtril n'appelle pas sa boite. (J.-J.Rouss.,7/(;/tiïse, l\ e part., IX<= lettre, t. iv, p. 179.) Ce mol donne lieu à bien des équivoques. Cependant on le dit encore dans le sens où les circonstances indiquent suffisamment qu'il est question de tabatière : Le roi lui a fait présent d'une hotte d'or enrichie de diamants. On dit à (juelqu'un (pii prend du tabac, vous avez là une belle boîti:. ISlais boite ne se dit en général que des labaliéres de prix; pour les autres on dit tabatière : Unejboîte d'ovy une tabatière de buis.

Tableau. Subst. ni. Ternie de litlérature. Oii appelle ainsi des descriptions de passions, d'événements, de phénomènes naturels qu'un orateur ou un poète répand dans sa composition, ou leur effet est d'amuser, ou d'élonner, ou dn toucher, ou d'effrayer, ou d'imiter, etc. Les principaux moyens que le poète emploie pour peindre à riniagTnalionsoalles images, les uoiies, les ligures qui remuent plus fortement l'imagination que ne pourrait le faire une simi)le dcscriiitionde l'objet exprimée par les termes propres d'un langage naturel. C'est ce qu'on appelle en poésie lescowletirs poétiques.

C'est à la manière de les dispenser qu'on connaît au vrai le jugement et le goût du poêle et de l'orateur. Un coloris brillant, avec un dessin faible qui ne s'élève jamais à des objets intellectuels capables de faire de fortes impressions, décèle un goût minutieux. On pardonnera plutôt dans un ouvrage, la disette d'ornements que l'excès. Les plus grands poêles, Homère et les tragiques grccs,"ont donné à cet égard une preuve de leur bon goût. Ils ont réservé les plus belles couleurs poui'en orner les endroits de lent j ouvrages que la liaison de l'ensemble rendait nécessaires, mais qui, dénués de ces orneujcnts, n'eussent fait qu'une légère impression. C'est lorsqu'il faut ménager des repos au cœur et à renlendemenl qu'il est permis de flatter agrcableuient l'imagination.

Tabler. ■\''. n. de la 1" conj. 11 vient du jeu de trictrac. On disait tabler quand on posait deu.x

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