‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 432 sur 453 · TIM · texte numérisé non relu

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Quelques-uns veulent qu'on dis« théâtrals; mais ils n'en citent aucun exemple.

TiiÉisMK. Déisme; Théiste, Déiste. Subslanlifs masculins. Une différence bien réelle entre ces mots, c'est que théisme et théiste viennenl du grec , et déisme et déiste du latin. Dideiot nous en a donné une autre. Le déiste, dit-il, est celui qui croit en Dieu, mais qui nie toute rcvcliition ; le théiste, au contraire, est celui qui est près d'admettre la révélation, et qui admet déjà l'existence d'un Dieu. Quoiqu'il soit vrai de dire que tout tJtéiste n'est pas encore chrétien, il n'est pas moins vrai d'assurer que, pour devenir ciirélien, il faut Commencer par être théiste, l.c fondement de toute religion, c'est le théisme.

Théocratique. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Gouvernement théocratique.

Théologiqde. Adj. des deux genres. Il ne se met guère (ju'après son subst. : Mutière théologique, proposition, question, doctrine théologique.

Théologiquement. Adv. 11 ne se met qu'après le verbe : Il a traité cette question théologiquement.

Théoricien. Subst. m. Il se dit de celui qui connaît les principes d'un art sans le pratiquer : C'est au musicien d'avoir du (lénie et du goût pour trouver les choses d'effet ; c'est uxi théoricien à en chercher les causes et à dire pourquoi ce sont des choses d'effet. (J.-J. Rousseau.)

Théorique. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Cours théorique, notions théoriques.

Thkot.iquement. Adv. 11 ne se met guère qu'après le verbe : Il a traité théoriquement cette matière.

Tuésacriseck. Subst. m. L'Académie le fait adjectif, et ne donne des exemples que du substantif : C'est un thésauriseur, un grand thésauriseur. — En parlant d'une femme, on dit thésauriseuse.

Thym. Subst. m. On prononce tin

Thyrse. Subst. m. On prononce tirse.

Tic. Subst. m. On prononce tique.

Tiède. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst., lorsque l'analogie et l'harmonie le permettent : De Veau tiède, vn bain tiède. — Un ami tiède, un amant tiède, une amitié tiède, une tiède amitié; un amour tiède, un tiède amour; une dévotion tiède, une tiède dévotion. Voyez Adjectif.

"riÈDEMENT. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il m'a servi tièdement, ou il- m'a tièdement servi dans cette occasion.

TiEBS, Tierce. Adj. 11 se met ordinairement avant son subst. : Une tierce partie, la tierce partie. — Un tiers arbitre , un tiers parti, tierce personne, le tiers état. — On dit fièvre tierce.

TiGNON, TiGNONEi;. Dans ces d«ux mots, on mouille ^w.

Timide. Adj. des deux genres. On le met souvent avant son subst., en consultant l'oreillo et l'analogie : Un homme timide, une femme timide, une âme timide, U7i caractère timide, un esprit timide, des conseils timides, de timides conseils ; la vertu timide, la timide vertu. Voyez Adjectif.

TiMiDKMENT. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire el le participe : Il a répondu, timidevient, il a timidement répondu.

Timoré, Tiuouée. Adj. Il ne se met qu'après

son subst. : Ame timorée, conscieitce timorée. Féraud |)rétend qu'on ne doit point s'en servfr au masculin, et qu'on ne dit pas un homme timoré, un esprit timoré. L'Académie dit le contraire; car elle donne pour exemple, il ne faut pas craindre qu'il s'éloigne de son devoir, il est trop timoré. — Entre ces doux opinions, nous pensons qu'il faut adopter celle de l'Académie; c'est du moins une autorité, et Féraud ne s'appuie sur aucune. D'ailleurs nous pensons» que l'on dit assez souvent un esprit timoré.

Tiqueté, Tiquetée. Adj. qui suit toujours soe subst. : Un œillet tiqueté.

Tirade. Subst. f. 'Terme de littérature. On désigne par ce mot certains lieux communs doni nos poètes dramatiques surtout embellissent, ou, pour mieux dire, défigurent leurs ouvrages. S'ils rencontrent par hasard , dans le cours d'une scène, les mots de misère, de vertu, de crime, de patrie, de superstition.^ de prêtres, de religion, etc., ils ont dans leurs portefeuilles une demi-douzaine de vers faits d'avance* qu'ils plaquent dans ces endroits. Il n'y a (ju'un art incroyable, un gnnid charme de diction, et la nouveauté ou la force des idées ([ui puissent faire supporter ces hors-d'œuvrc. Pour juger combien ils sont déplacés, on n'a qu'à considérer l'embarras de l'acteur dans ces endroits : il ne sait à (]ui s'adresser; à celui avec lequel il est en scène? cela serait ridicule ; on ne lait pas de ces sortes de petits serinons a ceux qu'on entretient sur sa situation. Au parterre ? on ne doit jamais lui parler. Les tirades sont donc presque toujours de mauvais goût. Aussi ce mot se prend-il ordinairement en mauvaise part; el quand on le prend en bonne part, il faut y joindre un adjectif, une belle tirade. [Encyclopédie.)

Tire-balle. Subst. m. L'Académie dit au pluriel, des tire-balles. .Mais il me sembleque, quand on dit des tire-balles, on n'a pas dessein d'indiquer plusieurs balles, mais seulement plusieurs instruments qui servent à tirer une balle ou des balles d'un fusil; et comme on dit tire-balle au singulier, il no faut pas dire tire-balles au pluriel. Peut-être serait-il mieux d'écrire tire-bulles au singulier et au pluriel, car cet instrument sert proprenieiii à tirer les balles ; mais l'usage a consacré tire-balle.

On jjout ap[)liquer ces observations, en tout ou en partie, aux mots tire- bourre, tire-botte, tirebouchon, tire- fond, tire-ligne, tire-moelle, tirepied, etc.

Tirer. V. a. et n. de la 1" conj. On dit tirer quelqu'un d'erreur.

Je t'en ai dit assez pour le tirer d'erreur.

(Uac, Phèi., ad. II, se. v, 91.)

L'Académie ne le dit pas.

Son amour, épandu sur toute la famille, Tire après lui le père aussi bien que la lilU.

(Corn., l'ol., act. V, se. vi, 30.|

Tirer après soi , dit Voltaire, est devenu bas avec le temps.

Tii'.ET. Subst. m. Terme de grammaiVc. C'est un petit trait droit et horizontal en celle manieie-, que les imprimeurs appellent division, el (pie les grammairiens nominciit iralt-d' union. Les deux dénominations de division cl traitd'union Sont contradictoires, et cependant, toutes deux fondées. Quand un mol commence à la fin d'une ligne et qu'il iQnit au commonceuient do la

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