TIR
ligne suivante, ce mot esl rccllemenl divisé- et le tiret «luc l'on met au bout de la ligne a été regardé par les imprimeurs connue le sii:iie de cette division. Les grammairiens le recard'ent comme un signe qui avertit le lecteur de regarder comme unies les deux pailics du mol séparées mr le lait. Lest pourquui le mot de tiret parait préférable, parce i|u'il ne contredit ni les uns ni les autres, et (juil peut également s'accommoder aux deux points de vue.
Ou l'ait usage du tiret,
1° Lorsqu'il ne reste pas assez de blanc à la fin d une ligne pour contenir un mot entier, mais qu il y en asuflisaimnent pour une ou deux syllabes du mot; on divise alors le mot. On place au bout de celte ligne les syllabes qui peuvent y entrer, et on y joint le tiret. 11 faut avoir atlenlion de ne jamais diviser les lettres qui font une syllabe. Ce serait, par exemple, une faute de diviser cause en écrivant ou imprimant eu a la fin a une ligne, et use au commencement de la ligne suivante. Il faut diviser ce mot ainsi, cause. On doit aussi éviter de ne niellre qu'une seule lettre d un mol au bout de la ligne.
2° Le second emploi du tiret est de joindre des mots composés, comme arc-en-ciel, portc-moiitre, c est-d-dire, vis-à-ris, etc.
3' On met un tiret après un verbe suivi du pronom, transposé par une interrosation : Que dUes-vous? que fait-il ? que dit-nn f— Le mot ce après les verbes être ou poui-oir do\l être- attaciie a ces verbes par un tircl : Qu'est-ce que Vieu? était-ce mon frère'? sont-ce vos livres'' quipourrait-ce être ? eût-ce été lui-même?
^•' Lorsqu'après les premières ou les secondes personnes de l'impératif il y a pour comi)lcment i un des mot> moi, toi, nous, vi^us, le, la, lui, les, leur, en. y, on les joint au verbe par un tiret, et Ion met même un second tiret s'il y a de suite deux de ces mots pour complément de l'impôralil : Donne-, uoi,dépèchez-rous, flattons- nous-en, transportez-vous^, accordes-la-leur, rends-lelui, etc. Mais on écrit, faites-moi lui parler, et non pas fait.'s-inoi-lui parler, parce que lui est complément de jD«r/er, et non jias ic faites ;venez vie parler, va te reposer, sans tiret, parce que vie et te ne sont pas régis par l'impéralif venez elya, mais par les infinitifs ;7«)/<?r et reposer.
o» On joint aussi par un tiret les monosyllabes fi, la, ce, lorsqu'ils sont joints a quelque mot que ce soit, de manière qu'on ne puisse les en séparer en parlant: Celui-ci, celui-là cet homme-ct. cette femme-là, là-haut, là-bas', cidessus, ci-dessous, venez-çà, quels ^ens sont-celurquel discours est-ce-là?— Mais on écrira sans tiret, c'est la une belle action, que dites-vous /d « sonl-ce la nos gens? vous avez fait là une belle affaire; parce que dans ces phrases, là n'est pas un mot nécessaire, indispensable; il n'v est employé (|ue par une espèce de redondance, et pour iionncr plus de force et d'énersie au discours.
o' Tous les mots précédés de très se joignent également à ce mot par un tiret : Très-bien, trèsfort, tres-vaillant, très-sagement.
Cependant on s'est aperçu depuis quelque temps que ce tiret ne signifiait rien, et les imprimeurs intelligents, tels que y\. Didol, le suppriment. F.n eflet, puisqu'on écrit sans tiret bien sage, fen aimable, fort bnn, fort beau, pourquoi v;tnrdit-on avec un tiret, très-sage, trèsatmable, irei-bon, très-beau ? —L'Académie, en 1S35, a conservé le tiret dans toutes ces expressions '