‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 67 sur 453 · BRA · texte numérisé non relu

BRA

»e mettre sous la protection de quelqu'un, implorer son secours.

On dit se jeter dans les bras du sommeil, dans les bras du repos, dans les bras de l'amour.

Et bientôt, fatigué d'un moment do réveil, Las, et se rejetant dans les bras du sommeil...

(YOLT., Ucnr., m, 105.)

".oligny languissait dans le» iras du repos.

{Idem, H, 179.)

Mais nourri jusqu'alors au milieu de la cour, Danf le «p.in des plaisirs, da|M les bras de l'amour. ■' [Idem, tu, 173.)

Voltaire a dit aussi dans les bras de l'orgueil.

Qu'un vieu^ sultan s'endorme avec l'ignominie, Dans les bras df l'orgueil et d'un re|ios fatal. Ses bâchas assoupis le serviront fort mal.

[Hpltrc XCVIII, 60.)

Brassard. Subst. m On ne prononce pns le d.

Brasser. V. a. de In 1"' conj. L'Acaiioinic dit que ce mol siirnillc (i^'iircinciit pralicpicr, tramer, néïocicr bccrèteiiicnl , et (|u'il ne se dit qu'en maiiv.iisc part. — 11 est vieux en ce sens. On ne dit \t\\is brasser vue trahison, brasser quelque chose en ut re l'Elut- Ou dit tout au i)lus, en parlant de quciipieiniriïiie obscure relative à des particuliers, il se brasse quelque chose ; on brasse quelque chose contre vous.

Bravade. Subsl. f. Delille a dit débiter des bravades.

Il est be.\u de vous voir, redoutable en paroles, Débiter sans péril los bravades frivoles.

{Enéide, XI, 435.)

Br.AVE. Adj. des deux genres. On le met tantôt avant, tantôt après son sulislanlif : suivant (pi'il est ainsi placé, sa signiliL-ation est (inchpioroisdilTérente. Un brave hu7nme c^\. un lionnclc lioininc ; un homme brave est nu iiomine (|ui a de la bravu'are; cependant on dit dans le sens de bravoure, u/i brave cujntainc, un brave soldat; l'iinalogie qu'il y a euire ces deux mots sauve l'ccpiivociue.

Brave, dans la langue du i)euplc, signilie |(ropre, bien mis, bien paré : f^(,us voilà bien brave, bien paré, en parlant d'une iiersoime du peuple qui ne s'habille p;is pioprenient tous les jours. En ce sens il suit idujonrs son subsiautii".

Féraud prcleiul (]ue brave, subst., s'emploie le plus souvent au iilurici, et qu'il se prend pres'jue toujours en mauvaise j)ari. — Brave Remploie souvent au singulier. C'est un brave; el il se |)rciid en bonne jiarl : Les braves de l'armée française. Ce régiment n'était composé que de braves.

8RAVE.MENT. Adv. Vaillamment On peut le moltre entre l'auxiliaireei le participe : Il a combat lu bravement, ou il a bravement combattu.

Bravei!. \ . a de la i" conj. Bacine a dit braver la douleur, braver Vaversiou.

Vous triomphez, cruelle, el bravez ma douleur.

[Iphig., act. Il, se. V, 55.)

Que pour lui des Persans bravant l'aversion. . .

[Esth., acl. IV, se. I, 45.)

Braverie. L'Académie définit ce mot, macnificence en babils; elle dit qu'il est du slylefamilier, el qu'il vieillit. Elle aurait pu dire ipi'il n'est plus usiié. On ne dit jilus aujourd'hui que des femmes, (\\\edes enfants aiment la braverie.

Bravo. Terme emprunté de l'italien , espèce

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