BRÉ
d exclamation pour témoiïnor son approbation I iwur api-laudir \.n parlju.f, l'une femuip, on devrait diic47-nrn. On fait aussi unsubstaïUir de ce j mot. Il ne devrait poiiii pioudre de s ;ui plurielj cependant plusieurs .-luleurs lui en dununil un' —On trouve l'exeuiiilc suiviuil liiuis Ui I)iitii>n- [ vairedc l'Académie, publii; en 1S.;5 : 6',,/, dis- I cours fut suivi de mille bravos.
I Bravourk. Sid»st. r. Qu;iliié du brave I.'Aca- 1 di niie dit (lu'il signifie «lui-hpiefois li-s actions de v.dcin-, et (pi'en ee sens il u'osi d'usage ipi'au pluriel : Jl raconte ses bravoures à tout mmiicnt. Si ce iriol est usité eu ce sens, it; n'esi que dans le style nunilior. — Dans i:i dernière édnion de son Dutionuaire, l'Acadénue reinaniue (pie ce sens est iieii usité.
Braytr. V. a. lie la i" conj Dans l;i conjugaison (le ce verbe, ou conserve l'y ipii esi dans rmliniiif, excepié devant un e niiiei ou le son de IV iiiuct ; Je braic, tu braies, il bruit, ils braient; je braicrai, ote.
Biîr.iiis. Sub-t. f le 5 ne se iirononcc pas. On dit brebis comptées, le loup 1rs maii//e; à brebis compt, es csluw solécisme. On a remaripu- (pie ce piuverlic ne signifie pas, coiiime l'a dit l'Académie, (pie les iiîccaiilions ne gaianiisscnl pasirètrc trompé, ou ipie l'excès de piccauiion csl daimercn.v ; mais (pi'il veu! dire (prit ue surfit pas d'avoir compté ses brebis pour savoir les conserver, Brècuk. Subst. f.
Mais gardez-vous aussi d'oublier voire faute; Et comme elle fait brëch' au pouvoir suuierain.
(CoRX., iVicom., acl. II, se. ii, 43.)
Cette expression, faire brèche, dit Voltaire, n'est pins d'usage. Ce n'est pas (pie l'idée ne soit noble; mais en français, toutes les fois (jue le mot faiie n'esl pas suivi d'un article, il foiiiic une façon (le iiailer Irop familière : Faire assaut, faire force de voiles, faire de nécessité vertu, faire ferme, faire brèche, faire halte, etc.; toutes expressions bannies du vers lieroniuc. {liemurques sur Corneille.)
Bl•.^;(:nE■DE^T. Adj Cet hovnne est brèche dent, cette fille est brèche-dent. On ne dit |t(iint un brèclie-dcnt, une brèche-dent. — t'.eiieiidaiu l'Academie rcinanpie, dans sa dernière édiiion, qu'il s'emploie ipielipiefois subsianlivcment : C'est vn brèche-dent, une pelilc briche-dont. Au pluriel on doit écrire des hommes brèche dent, des femmes brèche-dent ; car la i)liiralilé ne tombe pas sur les deiils, mais sur les personnes aux(pielles il manque (pieKiuc dent de devant.
Bri F, Brkve. Adj. On prononce le f.
L'Académie donne poiu' exemiilo : Le temps que vous vie donnez est bien bref. Celle phrase n'esl pas fraïu.'aisc; on ne dit pas un temps bref, mais un temps court. Bref est vieux en ce .sens.
Ou dit subsianlivcment, en parlant des syllabes, les brèves et les longues.
BiiKF. Adv. On fait sentir le/". Il n'est que du style familier.
BiiKF. Subst. m. On fait sentir le f.
Bréuaigne. Adj. f. On mouille j7/(e .^^elon l'A cadémie, il se dil des femelles des aniinaiix qu» sont stériles, et le peuple l'emploie siibsianlivement en parlant des femmes slerilcs : C'est une bréhaigiie .
Brahaigne, Braheigve , Brahin , Braingue, Brehagne, Brehenne, Brehait, Brri.'^igne, Breliain, Brehaine, sont (Je vieux mois (]ui signifiaient stérile, im|)uissanl, iiifruclueux. ()ui ne peut rien produire. On a conscvvcbreliaine ai brehagne dans