BRU
brise-scellè sans s, parce que la pluralité tombe sur les gens qui brisent les scellés, cl non hur le verbe briser ou le substaiilif scellé.
Brise-vent. Subst. m. On dit au pluriel dcsiru»vent, et non des brise-vents, parce (pie la pluralité tombe sur les choses qui brisent le vent, et non sur le vent uièmc.
Broc. Subsl. m. On ne prononce pas le c, excepté dans celte expression populaire, de bric et de broc.
Brocard. Subsl. m. Le d ne se prononce pas.
L'Académie le définit, parole de moquerie, raillerie piquante. — Le brocard csl, a proprement parler, une injure [ilulôl qu'une raillerie. La raillerie, tant qu'elle ne sort point des bornes que lui pi'cscrii la politesse, est rcffet de la gaieté cl de la légèreté de l'esprit ; elle épargne l'honnéle homme, et le ridicule ([u'ellc aîlaque csl souvent si léger, (ju'clle n'a jias même le droit d'offenser. Le brocard, au contraire, annonce un fond de malignité; il offense et ulcère le cœur. Cetl(3 expression csl familière.
BiiocARui.K. V. a. de la l" conj. Ce n'est pas, coimne dil l'Académie , piquer par des paroles plai-santcs et satiriques; inai^ insuller, piijuer vivement par des traits saiiriipics. 11 n'y a rien de plaisant dans la signification de ce mot.
Brodequin. Subsl. m. Le brodequin était chez les anciens une chaussure particulière affectée aux comédiens (juand ils jouaient la comédie. Quand ils jouaient la tragédie, ils chaussaient le cothurne. On dit chausser le brodequin, pour dire faire des comédies ou jouer la comédie; et chausser le cothurne, pour dire faire des tragédies, ou jouer la tragédie.
Brouillamini. Subsl. m. Expression familière qui signifie désordre, brouillerie, confusion. Voltaire a dit dans le même ^ens cmbrovillamini; quelques pereonnes le disent, mais on ne le trouve point dans les dictionnaires.
Brouillard. Subst. m. On ne prononce pas le d.
BRomLLER. V. a. de la d" conj. Voltaire remarque que ce mol, trop familier, ne doit jamais entrer dans la tragédie. [Remarques sur Corneille.)
Brouillon, Brouillonne. Adj. Il suil son subst. : Esprit brouillon, humeur brouillonne.
Broyer. V. a. de la 1" conj. Dans la conjugaison de ce verbe, on conserve l'y qui est dans î inlinilif, excepté avant un e muet ou le son d'un e muet : Je broie, tu broies, il broie, ils broient; je broierai, etc.
Br.tiNER. V. impersonnel delà l" conj., «jui se dil de lu bruine qui tombe. // bruine. La bruine esl une pluie cxlrèmeinent fine. Quchiues personnes disent : // brouine ou il brouillasse. Ces deux mots ne sont point français.
Bruire V. n. cl defeclueiix de la 4» conj. Ce verbe se dil à l'infinitif, bruire; à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, il bruit ;[xu\ troisièmes personnes de l'imparfait du même mode, il bruyait, ils bruyaient; et au participe présent, bruyant.
Bruit. Subsl. in. Bacinc a employé ce mot dans des sens que n'indique iwinl l'Académie :
Déjà de ma faveur on adore le bruit. . .
(Brȣan.,act. V, se. m, 35.)
Et mon choix que llallail le bruit de sa noblesse. ilphig., act. H, se. IV, 17.)
Je fus soudain frappé du bruit de son trépas.
[Sfithrid., ad. I, se. 1,81.)