BRI
la véiJorie, pour sienilifr une biche qui n'ençcn- (Irc point. Mais si l'on dil cncurc une femme iréhaignc, OU en parlant il une femme, une bréhaigne, ce ne |)eut être (jue ilans <iuei(iue village éloigné (le la capitale.
Br.KsiLi.ER. V. a. I.' .Académie dil que ce mot signilie rompre en petits morceaux. C'est un vieux mot (\\i\ avait autrefois cette signification. .Te doute qu'il soit usité aiijovirdiiui. Dans la Brie et la Picardie, les gens de la campagne disent bersillcr dans le même sens.
Bkipe. L'Académie dit tiu'on appelle figurémenl et dans le style familier, brides à veavx, de sottes raisons, de sots raisonnements qui ne sont capables de persuader «pie des gens simples : Tout ce que vous me dites là sont brides à veaux. 11 y a bien longtemps qu'on ne se sert plus de celle expression.
Brider. V. a. de la 1" conj. Ce mot n'est point admis dans le style noble, à moins (pi'il ne soit joint à quelque expression (jui le relève. Boileau a dit {Satire IV, 115) :
Cest elle (laraUon) qui, farouche au milieu des plaisirs, D'un remords importun vient hridtr nos désira.
Beièvement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il lui a répondu brièvement que, ou il lui a brièvement répondu que.
Brillamment. Adv. Il se met ordinairement après le verbe : Il s'est înontré brillamment dans cette bataille.
Brillant, Brillante. Adj. verbal tiré du v. briller. On mouille les l. Il peut se mettre avant son subst., quand l'harmonie et l'analogie le per- BW'ttent. On dit brillants appas, brillantes clar- .es. On l'emploie aussi substantivement.
Bris. Subsl. m. Les dictionnaires disent que l'on prononce le s; mais ils veulent dire sans doute que le s fait que la syllabe est longue. — L'Académie dit, dans la dernière édition de son Dictionnaire, qu'on doit prononcer le s.
*Brise-cod. Subst. m. On appelle ainsi un escalier où l'on risque de tomber, si l'on n'y prend pas garde. Ce mot étant composé d'un verbe et d'un substantif, et le pluriel ne pouvant tomber que sur le mol escalier, et non sur le substantif com, on doit écrire sans 5, des brise-cou.
Brise-glace. Subst. m. Espèce d'arc-boutanl qu'on mel en avant des piles d'un pont pour briser les glaces et les séparer. On dil des briseglace. On ne met point de 5 à brise, parce que c'est un verbe ; on n'en met point à glace, parce que la pluralité ne tombe pas sur glace, mais sur la chose qui sert à briser la glace.
Brisement. Subsl. m. L'Académie ne le dil au propre (juc des flots, et au figuré que du brisement de cœur que cause la douleur du péché. Mais Bossuel a dit le brisement des images et des autels.
Briser. V. a. de la \" conj. On dil figurément briser l'orgueil de quelqu'un, briser l£ caractère de quelqu'un. VAciiiémïe.ue lui donne point ce sens.
Que n'ai-je point tenté? que ponrais-jeplus faire Pour fléchir, pour 6n»cr Ion cruel caractère?
(TiOLT., Orttte, act. II, »c. v, 61.)
Brise-raison. Subsl. m. Au pluriel, on ne mel de £ ni à brise, qui est un verbe, ni à raison, qui, dans le sens où il esl pris, n'a point de pluriel. On dil des brise-raison.
BniSE-scELLÉ. Subst. m. On dit au pluriel des