‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 75 sur 453 · CAN · texte numérisé non relu

CAN

Qaoi! du ealiea amer d'un m&lhenr si durable Fiul-il boire j longs traits la lie insupporlableT (Volt., Ait., act. Y, »c. m, 8.)

Callecx, Callecse. Adj. qui se met toujours après le subsl. : Un ulcère calleux , un corps calleux.

Calme. Subst. m. Féraud demande si l'on peut dire arec calme, comme on dit arec tranquillité, el il se déclare pour la négative. Je suis de son avis, et voici mes raisons. Le calme est causé par des objets extérieurs ou indépendants de la volonté. Un malade est calme, dit IWcadémie, lorsqu'il est sans agitation et sans douleur. La tranquillité, au contraire, est dans la dépendance de la volonté de l'homme. Quelipic trouble qui agite son àme, quelques inquiétudes qui le lourmenlcnt, il peut devenir tranquille à force de réflexion, décourage cl de philosophie; et dans cet état, il agit avec tranqviJlilé. On ne peut donc pas dire ([u'i/n homme fuit une action avec calme, parce qu'il ne peut pas employer pour agir une chose (lui ne dépend pas de lui ; mais on peut dire qu'ii agit dans le calme. Ou dit, au contraire, (\\i'un homme agit avec tranquillité, parce qu'en faisant l'action, il fait usage de la tranquillité qu'il s'est procurée.

Calme. Adj. des deux genres. Des eaux calmes, vn air calme. 11 ne se met guère qu'après son subst.

Calomniateur. Subst. m.; on dit au féminin calomniatrice.

Calomnieh. V. a. de la 1''^ conj. Il peut se dire en parlant des actions, des intentions, etc. : On a calomnié 7nes intentions, on a calomnié mes démarches.

Calommeusement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire el le participe : Jl a été accusé calomnieusement,il a été calorunieusement accusé.

Calojinikux, Calommelse. Adj. 11 se met ordinairement après son subsl. :Z>wcoi/rscaZo7rt7«CHx, imputations calomnieuses. On pourrait dire ces calomnieuses imputations.

Calqcer, Décalqcer. Verbes actifs. On confond (luelquefois ces deux expressions, dont le sens est bien différent. Calr/uer, c'est transporter un dessin d'un corps sur un autre, eu passant une pointe sur les traits du premier afin de les imprimer sur l'autre. Décalquer , c'est reporter les traits du dessin calqué sur un autre papier, sur une autre toile; c'c-st en tirer une conlre-cpreure. Calus. Subst. m. On prononce le .s.

Camp. Subst. m. On prononce can.

Campagnard, Campagnarde. A<lj. On ne prononce pas le d au masculin. 11 suit ordinairement son subsl. : Un air campagnard, des manières campagnardes. ^

Campagne. Subst. f. Être en campagne signifie cire en inouvemcnl, être hors de chez soi ; et c'est dans ce sens qu'un dit que les troupes .■sont en cainpagne , comme on dit il s'est mis en campagne pour découvrir ce qu'il cherche. Mettre SCS amis en campagne. Il a mis lien des gens en campagne. Etre en campagne, en parlant d'un particulier, c'est clic en voyage ; être à la campagne, c'est être dans une maison de campagne pour y passer quelque tcuips.

Campos. Subst. m. On ne prononce pas le«. Camus, Camuse. Adj. On ne prononce pas \& s au masculin. 11 se met après son subst. : (/« homme camus, une femme camuse, un chien camus.

Canaille, subst. f. Ce mot, le plus trivial de la langue, a été employé une fois dans la tragé-

Page 1