ACH
puisseiU agir de propos délibéré, et avec intention. Faire croire peut se dire des personnes et des choses, parce que les personnes et les choses peuvent également déterminer la croyance , et que cette piirase fait abstraction de toute intention. Les personnes /b«< accroire le fiux, les choses font croire faussement.
AccRoiTKE. V. a. et n. de la 'l' conj. 11 se conjugue comme croître. M. de Wailly prétend que ce verbe, probablement dans le "sens neutre, prend pour auxiliaires être ou avoir. 11 prend sans doute avoir quand on veut exprimer l'action, et être quand il est question de l'état. On devrait donc dire, son bien a accru depuis six mois, et son bien est accru. Mais la prononciation de a accru est si dure, qu'il est bon de lé viler; aussi ce mol est-il peu usité avec cette forme. iJuanJ on l'emploie, ont met entre a et accru quelque mot qui sauve l'hiatus. Son bien a considérablement accru. — « L'Académie, dans sonZ>icito?iHai><?, ne cite point d'exemple de l'auxiliaire acozr joint au verbe accmire; et il noussemblc que l'emploi de cette locution doit cire rare, parce que le jiarliciiie de ce verbe constate presque toujours un résultat. Nous pensons donc qu'il est plus régulier de dire en tout cas : Son bien s'est accru depuis six mais n (.\. Lemaire, Grammaire des Gramjnaires, p. 4/3.) Voyez Auxiliaire.
AcccEiLLiK. T. a. et irrégulier de la 2° conj. li se conjugue conuue cueillir. Voyez ce mot. Ou mouille les /.
AcccL. Sul:st. m. Le l se prononce.
AccLSABLE. Adj. des deux genres. On ne le met qu'après son subst. : Un homme accu sable ; cet homme n'est pas accusable.
AcccsATECK. Subst. m. 11 a pour féminin accusatrice.
Par que! caprice Liisîez-vouô le champ libre à votre accusatrice ?
(Rac, Phèd., act. Y, se. i, 10.)
AcccsER. A', a. de la 1" conj. llacinc a dit dans Iphigénie :
L;;le était à Taotel, et peut-être en son cœui Du fatal «scriGce accusait la lenteur.
(Acl. Y, se. VI, ii.)
Delille a dit dans le môme sens :
Les dieux viennent encore accuser ma paresse.
iÉnéidc, IV, SUô.)
En Tain de ton départ Les liens impatients accusent le retard.
{Enéide, III, 601.)
Suivi d'un verbe à l'infinitif, il demande la jiréposition de : Carthageaima toujours les richesses, et Jristote l'accuse d'y être attachée jusqu'à donner lieu à ses citoyens de les préférer à la vertu. (Bossuet, Disc, sur l'Hist. univ., IIP part., chap. VI, p. 4S3.)
Acéphale. Adj. des deux genres. 11 ne se met qu'après son subst.
AcHARJiER. V. a. delà d"couj. : Hs sontacharnés les ur.i; conlio les autres; être acharné contre quelqti'un ; être acharné au combat :
D'un peuple d'assassins les troupes etTrénées, Par devoir et par zèle au c.nrna^'e achaméej.
(^'OLT., Uenr., u, 240.)
fait oeu nour son courroux d'avoir détruit Persaruc.
ACll
Peu de s'être acluircic i -a reste» projcriu...
(Uelilli, Énéid; Y, 1061.)
Lu vautour sur son cœur s'^chirno incsntmment.
(Dblille, Énlid», YI, 791.)
Achat. Subst. m. On ne prononce pas le /.
AcHÉnox. Subst. m. Fleuve dos enfers. Ou prononce ché comme dans chérir. A l'OiRTa on prononce ^i/irrcw. '
AcHETEn. V. a. de la 1" conj. Dans les tcuiiis de ce verbe, Vo de che est ouvert lurs<iuc la syllabe suivante finit par le son d'un e muet : j'achète, lu achèles. j'achèterai; il est muet lorsque cette syllabe finit partout autre son. Nous achctvns, vous achetez. Acheter quclqvc chose de quelqu'un a seulement rapport a l'action do vendre, abstraction faite de toute autre idée. On achète tin bijou d'un juif, d'une tnarchandc à la toilette; on achète quel/ue chose d'un passant. Si une personne a acheté un objet que l'on soupçonne avoir été volé, le juge ne lui demande |»as, « qui avez-Vius acheté cela? mais, de qui avezvous acheté cela? c'est-à-dire, quelle est la personne qui vous a vendu cela? A qui avez-vous acheté ceia? signifierait à quel marchand, à quelle personne vous éles-vous adressé pour acheter cela ?
Acheter une chose à quelqu'un : J'ai acheté ce cheval à mon frère; le cneval lui appartenait. J'ai acheté ce cheval de mon frère ; il était chargé de le vendre. J'ai acheté peur mille francs de marchandises à ce marchand, ou chez ce marchand. Lorsqu'on met le pronom au lieu du substantif, on ne peut pas faire cette distinction. On dit dans les deux cas, je lui ai acheté, et non pas, j'en ai acheté.
11 faut faire attention ({n'acheter quelque chose à quelqu'un signifie aussi acJwter pour quelqu'un; Elle a acheté une poupée à sa fille, signi- (ic elle a acheté une poupée pour sa fille. Dans le dessein d'exj)rimcr l'une ou l'autre iuce, il faut s'expliquer cluiremenl, cl de manière à bannir toute équivoque.
AcHETELR. Subst. m. .\cHETEisE. Subst. f. Qui achète. Onncditguèrc acA<?/cMsc, àmoins quccc ne soit familièrement pour exprimer le défaut d'une femme qui aime à acheter souventet sans nécessité : C'est une grande achetcuse.
Achever. V. a. et n. de la 1" conj. Dans les temps de ce verbe le de che est ouvert, lorsque la syllabe suivante finit par le son d'un e muet : J'achève, tu achèves; l'achèverai; il est muel lorsque cette syllabe finit par tout autre son : nous achevons, vous achevez. Achever une entreprise. On ne dit pas achever une affaire, mais finir, terminer une affaire.
Dans le sens neutre, achever régit de devant un verbe: Achevons de dUier. Le jeu et les débauches ont achevé de le perdre.
L'Académie ne le mel point avec le pronom personnel. Cependant Racine a dit dans Iphigénie :
Ou plutôt leur hymen me servira de loi ;
S'il s'achève, il suffit
(Act. Il, se. I, 129.)
Achevé, Achevée. Part, passé du v. achever. Achevé, en parhint dos personnes, se ditloujours on mauvaise part : C'est un f'U achevé, un sut achevé, un scélérat achevé. {Dict. de l'Acad.) Mais en parlant des choses, il se prend toujours en bonne part : Un ouvrage aclievé, une leaute