BAR
Croquer le marmot ^ se dit de l'aclion de heurter les dents les unes contre les autres , dans le saisissement du froid , ou dans Timpatience dé rennui , comme si Von marmotoit quelque chose.
BARET. On écrivoit indistinctement autrefois, baret, barret ou barrir ce mot perdu dans T usage. Cestronomatopéeducri de l'éléphant. Dans quel- <)aes langues orientales, l'éléphant s'appelle barr^ et les Latins en avaient fait son nom barrus , et le nom de son cri barritus. Et barrus barrit y dit J'auteur de la Philomèle. M. Garpentier écrit : Téléphant barrejre.
BEDON. Onomatopée du bruit du tambour.
Cest l'opinion de Le Duchat dans sa note sur ce passage de Rabelais : « chausses k la souice pour «tenir chaulde la bedondainei Gargantua, liu. I y a chap. XX. Selon Fauchet et Ménage ^ dit^il, on « a appelé dondon une femme grosse et courte ^ « de dondaine ^ ancienne machine qui jetoit de « grosses boules de pierres rondes ; et du même ce mot on a appelé bedaine un grand ventre de la ff grosseur des anciennes doubles dondaines; mais, fc n'en déplaise a l'un et a l'autre , bedon est la race cine des mots bedaine et dondaine , et même « de bedondmne. On a dît bedon par onomatopée « pour tambour , de bedon , bedaine , et par ré- (( duplication bedondaine , d'où l'on a tiré don- « daine. Rabelais donne aux Suisses oovr ventres:^
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c< deè hedùndaines , parce que cette nation ^ qui ce pour Fordinaire a le ventre fort gros , porte 3es a culottes d'une manière qui le fait paroitre ente core plus gros. »
BEFFROI. Espèce de tocsin. « Quasi bée efmfroiy dit If icod ; car U est expressément fait ce pour béer et regarder , ou faire le guet en temps a soupçonneux y et pour sonner à Y effroi, »
Il est a remarquer cependant qu'un instrument d'airain creux et sonore s'appeloit bel en breton , et que de la peut venir l'anglais belfzy et le français beffroi,
BÉGUETER ou BECGUETER. Onomatopée du cri de la chèvre , que les Grecs exprimoient comme nous par le mot €iq {bé). k. la même racine se rapportoit chez eux le nom de la chèvre qu'ils appeloient Sïîxyï {békè)y.%t de la brebiaqu'ils appeloient giQxa {bêkct) ou &Qxia {bêkià).
On lit dans une des traductions dje Pieixe Saliat :
Qttttid Barbares sur mer soronl^ Ponts de cordes Jettes dlSnbée , Ghènm q^iilà beogtmiteronu**.
Bégatement, Bégayer, ont été pris de la même racine , parce que le défiiut de prononciation que ces mots désignent consiste à répéter souvent le même son avec des inflexions tremblantes comme les animaux becgùétanp.
se BEL ,
^i Yon ponvoit dottier decelte aaàIogîe> an'la troureroit toute démontrée dans ce passage de Babelais : ce Panurge s'adressa à frère Jean , et luy « dist , becguetant et soy grattant Toreille gau- « che. » Pantagruel , liv. lU, ehap. xxvi.
Je suis étonné qi^e M. Bolste , qui a admis tant d^arcliaïsmes hétéroclites, n*aît pas cru devoir ac^ corder les honneurs du dictionnaire au célèbre bée de la délicieuse farce de Pathelîn :
Si tu parles, on te prendra Coup à coup aux positions; Et en tek cas confessions Sont si très-préjudiciables, Et miy^ent tant , l{\kt ce sont dyahles^ Pour ce, vecy que tu feras, Jà tost quand on t'appellera Pour comparoir en jugement , Tu ne respondras nullement , Fors bée, pour rien que l'on te die„ Et s'il advien qu'on te mauldie, En disant : Hé , coinart puant , Dieu TOUS met en mal, truant ; Tous mocquez-Tons de la justice ?
Dy bée : Ha ! feray-je, H est nîoe^ n cuide paifer à sci bestes :
Mais s'ib deroient fompre leur» testes Que autre n'ysse de ta bouche ,.
• • Gorde-t'çn bieiL <
BÊLEMENT , BELER. Ovt disait bei^ucoBp nûéax autrefois béellementj béeUen Onomatdfée ducridumoulon. Elle est pac&it^mentnatareUe ^