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« de l'air qui les presse , rendent un son el siffle- « ment d'où ils ont pris leur nom. » Cette onoma* topée étoit bien connue des Grecs qui nous] ont fourni ce mot tout entier ^ et sans aucune altéra* tion. Dans Y Anthologie, Méléagre appelle les cousins y des siphons de sang.
SOUFFLER. Nous avons vu tout à l'heure au mot siffler, une onomatopée construite d'après le bruit de l'air cbassé a travers un canal étroit. Celle-ci est formée sur l'émission libre de l'air poussé hors d'un canal de grandeur suffisante , avec un bruit mousse et sans éclat. On y retrouve le son radical oup que nous avons rapporté au mot BOUF- FÉ.
Les dérivés norohreux de cette expressio^ ne peuvent échapper à personne.
SOURDRE. Sortir , jaillir , s'écouler par une fente de la terre ou du creux d'un rocher.
L*étymologîe de ce mot a été rapportée avec raison au sur^re des Latins, qui avoitlemème sens.
Medio dejonte leporum Surgit, amari aliquid, quod in ipsis floribus angit,
i.vcaET.
On a même dit en françois surgeons^ tantôt pour ces rejetons qui naissent au pied des arbres^ tantôt pour un petit ruisseau qui yieniûe sourdre
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de la terre ; et surgir, qui est pris pour sourdre, avec un peu d'exteosiou, daus ce passage des hymues de Ronsard :
Après vous surgirez dedans l'ile déserte D'hommes et de troupeaux, mais aussi bien couverte D'oiseaux qui ont la plume à pointe comme espics , Et la dardent des flancs ainsi que porc9-espi<s.
Mais s'il est vrai que cette origine soit a peu près incontestable^ il n'en est pas moins certain que l'imitation du son naturel a modifié jusqu k un certain point l'expression qu'on y rapporte. Il est peut-être malheureux qu elle vieillisse négligée , car elle est significative et utile. Amyot s'en est servi dans sa traduction de Daphnis et Chloé, et cet exemple en déterminera le sens :
« Il y avoit , dit-il , en ce quartierrlà une car « verne que l'bn appeloit la caserne des nymr- « phes , qui estoit une grande et grosse roche ^ « au fond de laquelle sourdoit une fontaine qui €c (aisoit un ruisseau dont estoit arrouzé le beau « pré verdoyant* »
Mercier a cru mal k propos que ce mot faisait sourdir k l'infinitif^ ou que cette nouvelle construction pouvoit avoir quelqu' avantage sur la pre* mière. Cest surtout au bruit de deux oonsonnes roulantes ^ durement séparées par une autre ^ qui semble en rompe Tefiort, que lemotiaifin/nA doit son luMnnonie pittoresame.