‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 121 sur 169 · TRU · texte numérisé non relu

TRU

subtil, délié, conune il dit se blouser^ pour être gauche, étourdi, mal aYÎsé^ lies gen^ c{ui OQt le truc sout ceux qui btoment l.es autres». Tri^ chçr^ doit yeuir de Titalieu populaire trucare.

TRUDON. Tambour, onomatopée du bruit du ta^aboÂr. Rabelais a donué^ Qe nom au fameux tàbourineur du «seigneur de Bascbé,

Dans la Fafce de Pathelinj des paroles vagues qui se perdent en Vair f comme le roulement d'un tambour éloigné , sont appelées trudaines :

Et s'il vous dit, ce sont truMnes^ H vieut davec moy tout venant

TURELURE. Onomatopée, ou plutôt mot fectice formé pour représenter le son de la flûte, comme le taratantara d'Ehnius pour imiter celui de la trompette.

TÙRLUT. Cest un oiseau du genre de Falouette, qu^on a nommé turlut en raison de son chant dont ce mot est l'expression.

TuRLutTER, en a été fait pour imiter ce ch^nt , et pour contrefaire le flageolet, comme dans ces vers d'un poète inconnu du commeneement du dix-huitième siècle :

Alors chaque seiin turlutte

Et diaate d'un ton presque égal.

rVK 27Ô

TuRLUTAiNE cst le Doitt très^viilgAiro dlune mauvaise serinette dont on se serf pour cippreidre des airs aux oiseaux chanteurs.

TiEELiRE est une autre onomatopée construite pour représenter le même bruit naturel , éomme tu fêlure et tufelurelu pour imiter le ai6ti de là flûte. « Ces termes factices, qui ont bonne grâce « dans une poésie telle que celle-ci, dit la Monnoye dans son curieux glossaire sur les Noêls , seroient insupportables dans i^n poèm^j^érieux. Virgile n'ai eu garde d'employer ^etarAtantara d'Ënnius. Un Merlin Cocctfïe, tfïï A^feliA, un Belleau ont eu droit d'exprimer, comme bon leur a semblé , toutes sortes de voix dans leurs màcaronéeS , mais on ne âauroit pardonner à (iu Bartàs sa ridicule description du chant dd l'alouette , en ces quatre vers du cinquième livre de sa Semaine :

« La gentille alouette aivec son tire lire

« Tire lire à Tiré, et tirelirant tire

«. Vers la voûte du- ciel , puis son vol vers ce lieu

(c Yire et désire dire, adieu dieU» adieu dieu. »

Il faut dire, à l'honneur du siècle de du Bartas, que ces vers parurent déjà très-misérables de son temps , car je les lis ainsi corrigés , mais non pas beaucoup meilleurs, dans l'édition que je consulte :

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