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La gcntlSe alouette ayec Boa tire lire ' Tire lire aux Sachez , et d'une tire, tire Yen le pèle brillant, puis d'un plumage las Changeant un peu de son se laisse cheoir en bas.
C'est cette version qu'Edouard Dumoiiin a suivie dans sa traduction latipe y, intitulée Bere-sithias^
Vulcis aiauda sua tire liro eonsomta tollit IraUêirasjSCBwamqueextntdit Erynmâif Ftammicomum tractuque polum leuis inpolat uno;. Hinc letfUerfiexo cantUj dum membra/athiscunt , Corpora denUuit terrœ.
Baptiste Mantouan a cherché a exprimer la même chose dans ce passage dç ses poésies j et y a sans doute mieux réussi que ses rivaux , sans recourir au même procédé :
Proie novd exultons, galedque insignis aiauda Contai et ascendit, ductoque per aéra gyro Se levai in nubes , et caanifie sidéra midcet.
Ronsard a fait usage aussi du mot tire lire dans une pièce de ses Gaffe^^'întitulée VJlouette, et c'est peut-être la seule tache qu'il y ait dans ce morceau charmant :
Hé j dell que je porte d'envie Aux plaisirs de ta douce vie, Alouette qui de l'amour Dégoises dès le point du jour ,
Secouant eo W\t la rosée Dont ta plmneesttovtearroiisée} .
Payant cpie Phébof soit levé Tu enlèyes Um corps lavé Pour ressayer près de la nne.
Trémoussant d^une aile menue, Et te sourdant à petits bonds , Tu dis en Fair de si doux sons Composés de ta Un lire,
Qu'^ n*est amant qui.nèjjésire,, « •.'^,
Toyant chanter au renouveau , Gomme toi devenir oiseau:
Quand^n duînt t*a bien amusée , De l'air tu tombes en fusée Qu'une jeune pucellç au.soîr De sa quenottiHe laisse ç|ioir.
Quand au fouyer elle sommeiUe Frappant son sein dé son oreille :
Ou bien quand, en filant lé jour, Void celuy qui lui fidt Tamour Tenir près f elle à Fimpourre&e , « De honte «Ile abaisse la veûe y £t son tors fuseau délié lioin de sa main roule à son pié.
Get épisode de la fileuse est d*un goût absolument antique, et un des plus gracieux que Ton puisse imaginer. Si Ronsard n*avoit jamais &it que de pareils vers , la postérité lui auroit peutêtre confirmé , jasqu^à un certain point , ces titres pompeux de prince des poètes^ et d^ uipoHon.de la source des Muses j qu'on lui a donnés de son temps.
Basrius a exprimé aussi en latin le chant d^
Talouette, dans sa précieuse Omithophonia, et, suivant la métik<Mle on peu ibreée qu il a adoptée, il faut bien qu il y feconnoisse uû hymne hibride au Dieu créateur :
KJrie magne, tihi sit laus maxima ! cOM^s,
Hanc voceniy kyrie, dit -^ il en note, nempè alauda guoqite eantat. Mais c^e$t au rossignol qu'il a transporté Tonpinâtopée de tirelire :
Dei éanis nuracula Sylvœ per hahitacula Tarn dulcê tanujue nUrè, Ut nullus oscinum queat, JEjusmodij, quod sit eat.
Sonore tirelire.
Il emploie aufisi tirelij en parlant du serin de Ganarie , dans ces Ters qui ne sont yraiment que trop imitatifs , et que je citerai comme un des abus les plus ridicules de lai langue factice :
Mirificum tirdi tenero tibi tinnit ab ore^
Tzi : Ta : Tzi : tremûld voce suBinde canis.
Piallito Tzi r Tzi : Tzi : Pomino tu psalUto ttion !
Tf$a crtafnm tu carminé toUia ad astra,
CUud vcee : Dieu.! terve quoÂeme canens* Psallis jp et : emtxn ! boaa , tu , Victoria , psalUs /
Psallis : io pœan : et io , modulare, triomphe !
Dans son ode allemande au serin ^ Baerius fi* gure ainsi les mêmes mots :
Dieu! Dieu! Dieu!
Eu : Eu : Eu : Eu : Eunik.
On voit que notre duBartas n'étoit pas inconnu
de Bœrius , l'homme peut-être qui a porté le plus
loin rintelligence du langage des oiseaux , depuis
Palamède , Apollonius de Thyane , Melampus , fils d'Amythaon, Démocrite, Théophraste, et cet
Ëricus , beàu-fils de T enchanteresse Graca , dont
il est question dans Olaûs Magnus , jusqu'à
M. Dupont de Nemours, qui avoit promis le
Dictionnaire de la langue des corbeaux, et qui en
21, je crois, publié le Prospectus.
VAGIR , VAGISSEMENT. Ces mots etpritaient le cri des en&nts qui viennent de naître , et notre langue a récemment admis le substantif vagissement ^ sur la réclamation de Voltaire, te C'^t une disette insupportable, écrivoit-il, ce d'appeler des cboses si différentes du même iiôm. ft lie mot Vagissement^ dérivé du latin vagitu^\, (c auroît trèâ-bien exprimé le cri des enfants au « berceau. »
<t DumarsaiSy dit un autre littérateur, à &it éc tout ce qu'il a pu pour faire jprendre ce niot , et « n*a point réussi. C'est le <:às de le reproduire, « et de faire voir qu'il est àUssi naturel et aussi <e utile que mugissement. Le ciri d'un enfant au « berceau est à Coup sur une bien longue péri- « pbrase. »
Le verbe pagir , qui est (ait du substantif, eom-^
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me de mugissement et rugissement sont £iit mugir et rugir y et dont la construction est, par conséquent , très-conforme a Tesprit de notre langue y n'est sans doute pasadédaigner. Un étranger , qui adonné quelques volumes kla littérature françoise , a dit quelque part : ^ Si Dieu m'of&oit le pri- « vilége delà rétrogradation jusqu'à mon en&nce , « et de i^agir une seconde fois dans le berceau , « je refiiserois-ses offres. »
Yàgues est le nom qu on donne aux eaux agitées et mugissantes , parce que le bruit qui s*en élève ressemble à un long vagissement. En Allemand wage , w<ige ^ en gothique wego , en anglosaxon waeg^ en islandois vag^ en anglois tvace et vagué.
VIOLON. Jç crois devoir rapporter , à propos de ce mot; les raisonnements vplus ingénieux que solides qu'emploie M. Court de Gébelin pour en laire remonter l'origii^e au son naturel. « Lç mot fc violon j dit-il , désigne un instrument à cordes « qu'on &it résonner avec un arcbet. Mais quelle a est l'origine de ce noni 7 fille se perd dans la « nuit des temps pour tous lies éty mologistes ; car , « dire avçc eux qu il vient de l'espagnol biolone , « ce seroit tout au plms supposer que cet instrucc ment nous vînt par l'Espagne, ce qui sejpoit, « peut-être, difficile à prouver.
ft Ce no^m tientà Qeux de que.lques autres in-
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a stminent» appelés mole y baste de mole, moloncellef etc»
« Si jamais nom dut être fermé^per oûoiiiato^ tt pée , n'est-ce pas celtii tftrn instrument de muc( sique ? Ils ont un son a eux , un son déterminé <c et constant , un son propre k les distiagi^r de ce tout autre; Ce son dût devenir leur nom dès « l'origine ; et,, quoique naturelle, on dut per- « dre k jamais cette origine de vue , dès qiï'on eût c( pçrdude vue les origines de la langue qu'on parce loit , et les révolutions de la nation dont on lair f( soit partie. ^
« IjCs instruments bruyants, tels que lé lam-^ ce bour , le tympanon , et la tymbale i portent des ce noms parfaitement imitatifs : en les nommaat| ce on peint le coup qui les fait retentir.
ce Dans les instruments a cordes , on àvoit k peinte dre des sons d'une toute autre espèce , des sons ce aigus et sifflants, grêles en quelque sortes Ottènt a donc recours , pour les peindre , a la voyelle i , ce dont le son grêle , aigu et sifflant se met éi bien ce k l'unisson de ces instruments, etqni, associée au ce son o , sert également k peindre cette joie et cette ce gaieté qu'accompagne et qu'inspire dans les fêtes ce le son des instruments. On dit donc uiole , uîo^ ce Ion par le même sentiment qu'on disoit ioh ! ioh 1 ce et qu'on fit en iolet en jol les mots celtes, teuce tons, basques, etc., qui peignent la joie et le plaice sir.