‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 140 sur 169 · TREIZIÈME REMARQUE · texte numérisé non relu

TREIZIÈME REMARQUE

y. ai. Plausitat arborea damans de fronde Palumbes.

Plausitat. — Wernsdorf pense avec raison que

ce mot vient plutôt du mouvemeiit des ailes de Toiseau que de l'imitation de sa voix. Quelques lexicographes ont cherché k exprimer son cri le plus habituel par les verbes runtitrare et funct^ trare. Spartianus écrit : Palumhes minurriunt. Il y a dans Martial : Columharum plausus* Selon Casaubon , plausitare s'est dit de la caille.

QUATORZIEME REMARQUE, y. 3!i. In flaviisque natans sorte tetrinit Ânas.

Sorte. — Cette ancienne leçon est la plus commune et la meilleure. Quelques éditeurs écrivent : forte tetrinit j, et d'autres , ore tetrinit j qui est encore plus mauvais. Le poète dit ici , sorte tetrinit Anas, comme il dit ailleurs^ rite Canis Uuràt. Dans ore tetrinit, il n'y a qu'une battologie.

Ibid, Tetkiwit. — Robert Etienne écrit tetrinnit. Gharleton croit que ce mot peut venir a tetre ( ou mieux a tœtre )^ par allusion à la boue des marécages où habite l'oiseau.

On lit dans Papias, Anates tetrilitant , que Wernsdorf regarde avec raison comme une corruption du diminutif tetrinitant. En efïet , de tetrinirej se forme ^ en composition latine , tetrinitare, et non pas tetrilitare; ceci est confirmé par la leçon d'ailleurs vicieuse de l'édition de Venise, 1498, qui écrit, tetrinitat. On pourroit croire ce mot composé de tetre nictere, ou nictafe^ qui est

dans Eiiinius et dans Pline ; mais c'est plutôt une onomatopée , a laquelle se rattache le nom du tétras ou tetraOj coq de bruyère.

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