V. 35» Et Cuculi cociilam, fmmnlt ranoa Gicada
GvcvLijrT. — Quoique formé bien naturellement du substantif, qui est formé bien naturellement de l'onomatopée , c'est-à-dire diii cri naturel de l'oiseau , le verbe ^zculare vï!a peu^U^ pas
été employé avant la Philomèle* Charleton dit : Cuculus cuculaty id est dissjrllabefn lyocem semper teretizat, non in unisono , sed perfectissimœ tertiœ minons intervallo. Ce verbe inusité ^ teretizare, paroitroit feit de teretis^ génitif de teres^ arrondir ou moduler. Mais les Grecs disoient déjà Teû€TfÇw(^eretrrd)^ fredonner.
Ibid. Feitiwkit. — Basrius écrit fiidnit, et Duret fritisfit ; mais ces variantes ne résultent probablement que d'une double erreur typographique. Fritinnire, connu de Varron et de Nonnius MarcelluSy a été employé fort élégamment par Sénèque pour exprimer les premiers essais du langage de Tenfànce.
VINGT-SIXIÈME REMARQUE, y. 36. Bombilat ore legens manera melli$ Apîs.
B.OMBILAT. — Les Latins ont exprimé ce bruit des abeilles et de leurs congénères par bombilare, bombinare^ bombire. Cependant toutes les éditions accréditées sont d'accord sur notre leçon. Ces mots remontent au bombus de Varron , que Virgile appelle apum stridoreni^ et au êopêoç (bombas) des Grecs, ou plutôt au bruit naturel que ces substantif expriment. Il paroît que Robert Etienne avoit lu bomhitare dans un' manuscrit ou dans un texte imprimé de la Philomele qui m'est inconnu, car il rapporte les deux leçons,
et les appuie sur le même vers. Festus reçoit le substantif botnhitatio ^ qiiî se rapportôroit à ce hombitaty et hombizcttio qui tient au bombizare de Charleton : uélia bombizant, ut bombilius. Les substantifs bombylis et bombylius me paroissent trancher la question^ en faveur de bombilare.
VINGT-SEPTlÉME REMARQUE.
y. 37. Bubulat horrendum ferali carmide Bubo.
BuBULÀT. — M. Noël définit ce liiot, crier comme un hibou ^ un butor. Ce sont deux cris très-diffërents. Il a été trompé par une mauvaise leçon de la Philomèle sur le vers /^n.Bubulare est de Bubo, le hibou ; le butor se dit butio , ou buteo^ et son nom est formé de son cri.
C'est une idée malheureuse que celle de Schott qui écrit la fin de ce yers^ ferali murmure Bubo, L'auteur de la Philomèle copie nécessairement ici Virgile qui a dit avant lui , vers 462 du liv. IV de Y Enéide, ferali carminé bubo.