‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 17 sur 169 · BRA · texte numérisé non relu

BRA

ce ce qui se &it par un grand cri, très-long, très- (( désagréable, et discordant par dissonnances al- (( ternatives de Taîgu au grave, et du grave à Taigu. a Ordinairement , il ne crie que lorsqu'il est <c pressé d'amour ou d'appétit. Uânesse a la voix «plus aigre et plus perçante. L*âne quon fait « hongre, ne brait qu'à basse voix , et , quoiqu'il « paroisse faire autant d'efforts et les même mou- <c vements de la gorge , son cri ne se &it pas en- « tendre de loin. »

BRAMER. Ce mot se dit du cerf en certaines occasions , et en général de tous les animaux qui crient fortement. H s'est même employé en vieux langage , pour exprimer le cri de l'homme , <;omme dans ces vers, attribués k Glotilde de Surville :

Tand de loin que de près n'est laide La mort. La dammt à son ayde Tojorz un poTre bosquillon Qne n'dt dievance ne sillon.

Tant brama, qu'advint . .

Court de Gébelin et Voltaire prétendent que bram signifioit un grand cri en langue gothique. Cette racine , commune dans les langues , se retrouve d'ailleurs toute entière dans le grec.

Si l'on veut s'assurer , au reste , que l*onomatopée n'est nulle part plus fréquente que dans les

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