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brisant les plantes près de leur racine, et en les arrachant avec lés dents.
Tout le monde connolt un exemple de Thariigionie pittoresque de ce mot, dans une des plus jolies fables de la Fontaine : Le chat, la belette et le petit lapin.
Du palais d'un jeune lapin
Dame belette , un beau matîta ,
S*empara : c^est une rusée.
Le maître étant absent, ce lui fut cbose aisée.. £Qe porta chez lui ses pénates , un jour Qu'il étoit allé faire à l'aurore sa cour
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, £edt tous ses tours-, Jeannot Lapin retourne aux,souterrajms séjours.
Voici le même mot employé dansla prose, avec un effet d'harmonie imitative aussi vrai que celui qu On vient de remarquer. Ce passage est de M. de Chateaubriand , un des écrivains dont notre siècle a le plus à se glorifier ; et je rapporte cet exemple avec d'autant plus d'empressement , que je n'en connois: point de si riche en onomatopées ;
ce Si tout est silence et repos dans les savanes u de l'autre côté du fleuve , tout ici au contraire « est mouv^mtent et murmure : des coups de bec « contre le tronc des chênes , des froissements « d'animaux qui marchent , broutent ou broyent « entre leurs dents les noyaux des fruits; des « bruissemenU d'ondes, de fbîble» gémîssements-j