BRO
« de sourds meuglements , de doux roucoule- « ments, remplissent ces dé$erU d'une tendre €( et sauvage harinonie. »
BROYEMENT, BROYER. Ces mots sont faits du bruit d'une substance un peu récalcitrante, brisée entre deux corps durs. C'est ce qu'expriment aussi bien le sfratumare des Italiens , et le quebrar des Espagnols*
Brote est le nom dSn instrument propre à broyer^ et qui est employé dans différents métiers. Fojez CA.TARACTE.
BRUIRE, BRUISSEMENT, BRUIT. Ces mots bruire et bruissement j qu'on a si long-temps et si maladroitement négligés, je ne sais pourquoi , présentent une des belles onomatopées de la langue. Ils donnent l'idée d'un bruii rague, sourd, oonfiis, comme eelui qui s'élèye d'une fbrét ébranlée par des yents impétueux , ou qui résulte du Ihhcas des torrents et de l'écoulement des grandes eaux; en général, ils sont graves, imposants; ils ont i|n caractère particulier d'imitation qu'on ne trouve p«s dans leurs analogues.
Un auteur déjà classique , et qu'on peut appeler le Racine de la prose , a prouvé ^ par l'emploi qu'il a &it dç certains temps du verbe éruir^^ qu'il seroit d'une injuste délicatesse de le réduire à l'infinitif , e^vec quelques grammairiens qui sont réel* lement trop difficiles.