‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 23 sur 169 · BUR · texte numérisé non relu

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où elles croissoient susceptible de cuhare : c est Topinion de Borel.

BURBELIN. Instrument de musique des Hébreux ^qu on a aussi appelé carbaUn, curbalin etsurbalin. Comme il en est question dans des textes fort anciens, on ne voit pas trop comment il auroit pu arriver aux Hébreux par le grec xpéjxSoXov {crembalon). Cest cependant l'opinion de Bartoloccius dans sa Grande hibliothèque rahbinique^ et celle de M. de Castilhon dans le Dictionnaire de musique de TElncyclopédle. Il est bien plus naturel de remonter à la racine commune qu'a la filiation équivoque de ces langues sans affinité , et la racine commune, c'est l'onomatopée. Le burbelin ou curbalin des Hébreux étoit donc fort probablement comme le xpéixècàov (crembalon) des Grecs, un de ces instruments de tous les pays, qu'on fait résonner entre les doigts, en les beurtant à la manière de nos castagnettes. Atbénée rapporte d'après Dicéarque que les xp&\i&0LkaL (crembala) étaient d'un usage fortpopulaire, et qu'on les employoit à accompagner les danses et les cbants des femmes, pendant qu'elles en jouoient elles-mêmes en leur Élisant rendre un son plus doux.

GAGABER . Onomatopée assez exacte, mais fort peu usitée, du chant de la perdrix. Elle est rapport tée par M. Garpentier qui ne fait probablement que la traduire delà Philomèle : Cacahat kincper^ dix. Les Grecs appeloient la perdrix KaxxdSoe {kakkaba).

GAGEOLER. Yerbe rapporté par le même écri-^ vain y et qui est fait , avec quelque vérité , à Fi-» mitation du susurrement des petits geais. La Philom^h n*a point d'onomatopée analogue , elle dit: Graculus atfrigulat.

Ge mot peut nous fournir un exemple du dan* ger des extensions gratuites dans l'application des étymologies. Il seroit assez naturel de suppo*< ser que le nom françois de la cage , a été formé d'après le pipiemeru ou le cageolement d'une (a^

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mille d'oiseaux très-vulgaires. Il est cependant incontestable qu'il vient du latin cauea.

Quant a cajoler ^ qui signifie, flatter une femme ou un enfant de paroles gracieuses , comme on ne sauroit employer k ces sortes de blandices des sons trop caressants et trop doux , il seroit possible que l'onomatopée du chant flatteur des petits oiseaux qui n'ont pas encore quitté leur nid , eût été appropriée k cette acception figurée , qui manque d'ailleurs de toute autre source et de toute autre analogie connue dans les langues. M. Gattel et M. Wailly écrivent cajoler dans l'un et dans l'autre sens.

CAHOT, CAHOTER. De la secousse qp'oQ éprouve dans une voiture mal suspendue qai roitle sur un chemin ftpre et raboteux, et de l'ef^ fef t qu'on £ût pour reprendre la respiration duirement interrompue.

Les Latins on dit succussuSj qu'ils prononçoient soucoussous^ et qui rendoit la même idée.

CAILLE, ic Le mâle et la femelle , dit Buiïbn , ce ont chacun deux cris , l'un plus éclatant et « plus fort, l'autre plus foible. Le mâle feit ouan^, « ouarij ouan^ ouan; il ne donne sa voix sonore a que lorsqu'il est éloigné des femdiles , et il ne la « £iit jamais entendre «i cage, pour peu qu'il ait « une compagne avec lai : la femelle a un cri que fi UmX le monde comtolt , cpi ne lui sert que pour

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