BRU
« LaluBO y dit M. Beriiardia de Ssûnt-Pierre , « paroissoit aumilieu du firmament, eiitouréed'uQ « rideau de nuages que ses rayons dissipoient par ce degrés. Sa lumière se répandoit insensible- 4c mettt sur les montagnes de Vile, et sur leurs pi- « tons qui brilloient d'un vert argenté; les vents « retenoient leurs haleines. On entuadoit dans « les bois , au lEond des vallées y au haut des ro- « çbers, de petit cris, de doux murmures d'oi- <( seaux qui se caressoient dans leurs nids, ré- « jouis par la clarté de la nuit et la tranquillité a de Tair. Tous , jusqu'aux insectes , bruissoient « sous l'herbe. »
La Bruyère a dit aus3i brouissement.
« Une femme entend-elle le brouissement d*un « earrosse qui s'arrête à sa porte, elle prépare « toute sa complaisance pour quiconque est de^ «c dans, sans le connoUre. »
Cette licence est heureuse dans cette occasion , parce qu'elle caractérise très-îmitativement l'espèce de bruissement dont il s*agit.
BuvTE&B. Il est probable que le nom de cette plante, dont les tiges souples , grêles et ligneuses, bruissentau moindre vent, est tiré du même son radical que les mots précédents. L'étymologie que je donne de ce mot n'est d'ailleurs qu'une conjecture, aussi plausible toutefois que celle qui le tire du latin uro ^ parce qu'on brûle les brujrère^ pour les défricher, et rendre l'emplacement