‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 46 sur 169 · ÉCR · texte numérisé non relu

ÉCR

L'un contre l'autre jetés

Au moindre hoquet qu*iU treuvent.

ÉCRASER. Ce mot est engendré par un son unalogiie a celui qui a produit le mot éclater, mais c[ui représente un brisement moins simultané y et c*est pour cela qu'il est alongé par la consonne roulante.

Le cri de la craie qui se rompt et qui se pulvérise sous le pied , reproduit fort distinctement cette racine.

Les Chaldéens ont dit keras^ et les Grecs plus vivement encore xararpi^K; {katatripsis) ^ourjobtrituSj écrasement. Ce dernier mot n'est pas françois^ du moins dans les dictionnaires , car il seroit fort bon dans l'usage.

Si l'on veut s'assurer de la vérité de cette étymologie, qu'on ouvre , au mot écraser, le Dictionnaire de l'académie; on y verrra, entre autres usages de ce mot : écraser des groseilles, du verjus. On écrase donc des baies sèches , tendues , récalcitrantes. On n^ écraserait -psiS des fruits tendres et pulpeux. D'où vient cette différence? Elle est l'effet du son produit par l'action ai écraser, qui est âpre , aigu dans le premier cas , mousse et presque muet dans le second.

ECROU. h'écrou est une pièce de bois ou de fier qui a un trou correspondant k la grosseur

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d'une vis qui s'y introduit , et y tourne avec un bruit désagréable.

iJécrou, qui est un acte d'emprisonnement, est uae figure de celui-ci.

La consonne roulante marque les efforts et le ori de la vis dans les crains pressés où die s'emboite ; et dans clou, que je viens de rapporter sous le mot éclata le son est bref et net , p^roe

2u pn lejiche brusquement , et qu'il produit tm ruit indécomposable et immodulé.

EGRISEIR. Oter les parties brutes d'un diamant en le frottant contre un autre.

Le bruit agaçant de ce frottement, semblable k celui d'un verre que le diamant du vitrier divise^ ou qu'on fait grincer en le grattant de l'ongle , n servi de racine k cette onomatopée.

ENFLER , ENFLURE. Onomatopées composées de la préposition , et du bruit de Tbaleine chassée avec efifort.

Enfler, s'est dit d'abord pour l'action de remplir d'air un corps vide et flasque , jusqu'à oe qu'il ait acquis un certain degré de tension 5 puis, en/lé s'est ait, en général, de tous les corps 4jui ont une grosseur inusitée ou accidentelle.

Les Latins disoient inflare, qui a la même ra<^ çine et la mèine valeur.

fioRFLiâ , que iMHis avons déplus qn'awx^ eit

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