GRI <ST
par grésillement 1q péirillement d'un reàlè de parties grasses , qui se trouvent dans la pearu , le vélin , le parchemin que Ton brûle , et le froncement, le racornissement un peu bruyants qui raccompagnent. Ces m.ots me paroissent trop bas pour devoir être remployés sans nécessité , mais ils sont fort pittoresques.
GRIFFE. De griffe ^ qui est formé du bruit de Téraillement d'un corps résistant et sonore , et particulièrement d'une étofie^ sous les ongles pointus et recourbés d'un animal^ on a composé :
Agkiffer, saisir quelque chose avec les griffes;
GaiFFEK , déchirer d'un coup de griffa;
G&iFFADE f blessure que les oiseaux ongles font avec leurs serres ;
Griffon , oiseau de proie fobuleux ;
Gripfowwêr , écrire mal , dessiner grossièrement , en traits semblables a ceux qui résultent d'un coup dé g^ry5^;
GriffownAlGé, écriture incorrecte et illisible ;
WLiFFOBNEMENT , OU micux GniFFONius^ terme qui n'est point François , mais qui est d'usage parmi les artistes, pour signifier une esquisse a la plume , ou même un genre de gravure mis en réputation par Rembrandt, Schoonebeçke, et Ro-
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main De Hooge; et dont les trâiu conftis et bizarres, mais chauds et hardis, ont Tair d^ètre formés à coups de griffes ;
Griffe, otitil de serrurier on de tourneur, qui d la forme Snn^griffe^ ou plutôt qui en a Tusage.
Cette onomatopée est commune h beaucoup de langues. On lit ce portrait de Cerbère, au sixième chant de V Enfer et du Dante :
CerherOjJiera entâele e ditfersà^ Con tre gole caninamente UUtà • St>yra la g&tte che qvivi è sommend.
Gii occhi a vermigli e la barba urita ed atrà, f / ventre largo ed unghiàte le ma/ii :
GralBa gli sjrirtif gli scuoja ed isquatra,
GRIGNOTER. Ce niot se dît basseméfnc de l'action de ronger lentement et avec quelqné effort un aliment dur. De là ,
G&iGKON, morceau de pain' sec et très-cuit , qui crie S'ous là dent.
Il est rare de voir employer grignotera, propos de mets doux et pulpeux , comme dans ce passage qui est tiré de M. de Parny , et que je cite comme uni téuioîgriage de la nécessité d'approprier les irfots aux idées, même dans les moindres^ détails du style le plus libre :
Une soirrce'dàns ton verger Jiiillit avec im àwnC muiilâuM /
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Et sont ean bienfaisante et pnre Te désaltère sans danger.
La faim te presse et te fatigue ?
De ton figuier mange le fruit , Et ne va pas durant la nnii Du voisin grignoter la figife.
Oet exemple pourroit prouvei* aussi que le ta* lent a le privilège de tout ennoblir ; mais je ne crois pas que personne se hasarde à en renouveler Tessai sur cette expression , assez justement dédaignée.
G&uGER ^ qui se prend dans le même sens, en est un augmentatif.
n s'emploie plus imitativement encore pour broyer une graine sèche et réfrac taire, qui crie sous le grugeoir ou sous la broyé ; et de la ,
Gruau, un grain mondé ou grugé y et dépouillé de son derme; Cest r^nomatopée du bruit du grugeoir sur le grain qu'il rompt et qu'il concasse.
GRILLON. Du petit tintement argentin qui caractérise cet insecte , et que les entomologistes croient provenir de deux membranes , tendues en formé de timbales , qu'il frappe vivement et preque sanë relâche , comme la cigale.
Le grillon s' est nommé y pûXioç {grfllos) en grec , grillus en latin , en espagnol et en italien grillo, en allemand g^lle > et en anglois criket.
Dans le patois pittoresque de nos provinces ,