‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 60 sur 169 · GRI <ST · texte numérisé non relu

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par grésillement 1q péirillement d'un reàlè de parties grasses , qui se trouvent dans la pearu , le vélin , le parchemin que Ton brûle , et le froncement, le racornissement un peu bruyants qui raccompagnent. Ces m.ots me paroissent trop bas pour devoir être remployés sans nécessité , mais ils sont fort pittoresques.

GRIFFE. De griffe ^ qui est formé du bruit de Téraillement d'un corps résistant et sonore , et particulièrement d'une étofie^ sous les ongles pointus et recourbés d'un animal^ on a composé :

Agkiffer, saisir quelque chose avec les griffes;

GaiFFEK , déchirer d'un coup de griffa;

G&iFFADE f blessure que les oiseaux ongles font avec leurs serres ;

Griffon , oiseau de proie fobuleux ;

Gripfowwêr , écrire mal , dessiner grossièrement , en traits semblables a ceux qui résultent d'un coup dé g^ry5^;

GriffownAlGé, écriture incorrecte et illisible ;

WLiFFOBNEMENT , OU micux GniFFONius^ terme qui n'est point François , mais qui est d'usage parmi les artistes, pour signifier une esquisse a la plume , ou même un genre de gravure mis en réputation par Rembrandt, Schoonebeçke, et Ro-

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main De Hooge; et dont les trâiu conftis et bizarres, mais chauds et hardis, ont Tair d^ètre formés à coups de griffes ;

Griffe, otitil de serrurier on de tourneur, qui d la forme Snn^griffe^ ou plutôt qui en a Tusage.

Cette onomatopée est commune h beaucoup de langues. On lit ce portrait de Cerbère, au sixième chant de V Enfer et du Dante :

CerherOjJiera entâele e ditfersà^ Con tre gole caninamente UUtà • St>yra la g&tte che qvivi è sommend.

Gii occhi a vermigli e la barba urita ed atrà, f / ventre largo ed unghiàte le ma/ii :

GralBa gli sjrirtif gli scuoja ed isquatra,

GRIGNOTER. Ce niot se dît basseméfnc de l'action de ronger lentement et avec quelqné effort un aliment dur. De là ,

G&iGKON, morceau de pain' sec et très-cuit , qui crie S'ous là dent.

Il est rare de voir employer grignotera, propos de mets doux et pulpeux , comme dans ce passage qui est tiré de M. de Parny , et que je cite comme uni téuioîgriage de la nécessité d'approprier les irfots aux idées, même dans les moindres^ détails du style le plus libre :

Une soirrce'dàns ton verger Jiiillit avec im àwnC muiilâuM /

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Et sont ean bienfaisante et pnre Te désaltère sans danger.

La faim te presse et te fatigue ?

De ton figuier mange le fruit , Et ne va pas durant la nnii Du voisin grignoter la figife.

Oet exemple pourroit prouvei* aussi que le ta* lent a le privilège de tout ennoblir ; mais je ne crois pas que personne se hasarde à en renouveler Tessai sur cette expression , assez justement dédaignée.

G&uGER ^ qui se prend dans le même sens, en est un augmentatif.

n s'emploie plus imitativement encore pour broyer une graine sèche et réfrac taire, qui crie sous le grugeoir ou sous la broyé ; et de la ,

Gruau, un grain mondé ou grugé y et dépouillé de son derme; Cest r^nomatopée du bruit du grugeoir sur le grain qu'il rompt et qu'il concasse.

GRILLON. Du petit tintement argentin qui caractérise cet insecte , et que les entomologistes croient provenir de deux membranes , tendues en formé de timbales , qu'il frappe vivement et preque sanë relâche , comme la cigale.

Le grillon s' est nommé y pûXioç {grfllos) en grec , grillus en latin , en espagnol et en italien grillo, en allemand g^lle > et en anglois criket.

Dans le patois pittoresque de nos provinces ,

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