‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 61 sur 169 · GM · texte numérisé non relu

GM

on rappelle commimément cri^cri, et celte onomatopée doit être radicale dans Xacridium des Latins , comme dans le criket des Ânglois.

Les méthodistes françois • ont transporté ce dernier nom imitatif a une autre espèce de coléoptères , qui a beaucoup de rapports avec la sauterelle , mais qui ne se (ait remarquer, si je ne me trompe, par aucun bruit naturel que cette onomatopée puisse désigne^ •

GRINCEMENT, GRINCER. Du frottement eotivulsif et bruyant des dents , qui se feit entendre dans la douleur , la colère , la rage et le désespoir*

Les Allemands ont greinén , les Italiens digrignarèj les Ànglois grinding.

héTpi&fJ^ç(trîsmoj5i)des Grecs, qui a tant d'analogie avec notre mot crissement j est une belle onomatopée* Us disoientaussi ypij^îiy^{gryxein), pour, pousser des cris de douleur, des cris accompagnés de grincements.

Dans la subHme description du Jugement dernier, qui se lit dans les f^o/eurs de Schiller, les réprouvés sont peints « grinçant leurs dents , et c( les faisant bruire comme des dents de fer. » '

L'Evangile désigne en ces mots l'enfer et les tourmenta des damnés : lèi eritjletus et stridor dentiuni. «c La seront les pleurs et lés grincemtrits ^ de dents, ri

GRJSfXh^^^ JoUft oiKami#pée du chant de Talouette.

GRIVE « M. deBufion, en pQÎfnant le plumage 4e cet oiseau f dit que ce mot giiyelé , qu'on em** ploie ordinaîi^ement pour donner une idée àe la Vîmété de ses nuances » est visiblement ioimé du mot griue, qui Test lui-m^me du ^ri de la pliq>an des oiseaux de ce genre »

Ménage aperçoit Fonomatopée dans le mot ffiue^ et oependant il aime mieioL la &ir^ i^eitir de son dérivé griuelé. L'opinion de M. deBufIbn n'en

est pas menltiS fn<:iMtedt4d>Ië.

GROGNEMENT, GROG«ËR> ORCXHf EÛR;

Ces expressions sont faites du cri du pourceau y et ont des équivalents de même construction dans la plupart des idiomes connus.

En gridCypù}lr\(gruUè')jypv}li7}t.o<^(g,r^ilîsmos^ et le porc , ypvXkoç (grullos); en latin gmnniÎMS jt grunnire; en italien grugnirej grugnare; en anglois grunt.

Grookârd, Grognon, ne se disent point dans le bon langage , quoique usités familièrement par des écrivains recommandableSi |^n-Jacc[ues Rousseau , en racontant fane espièglerie qu il fit dans son enfance à une ùommèe madame Glot , ajoute que ce souvenir le lait encore rire» « parce « que cette voisine^ b^nute femxDEe im; demeurant ,

Page 1