HUC
t^pnsérvé le nom de houtou que l^x oqt doupé les natïiireU de la Guyane , et qui li^i convient parfaitement , selon lui , « p.$rce qu'il est l'expression ce. même de s^ voix : il ne ms^nqpie JAi^ais d'articu- <c 1er houtou brusquement et nettement tontes les te fois qu il.saute ; le toji de cette parole e^t grave « et tout semblable à celui d'un homme qui la « prononceroit , et ce seul caractère sufBroit pour « faire reconnoitre cet oiseau lorsqu'il est vivant , « soit en liberté , soit en domesticité. Il est d'ail- « leurs, continue notre grand écrivain , très-sau- « vage 9 très-solitaire ; on ne le trouve que dans la «.profondeur des forêts ; il ne va ni en troupe, ni « par paires , mais seul k terre , ou $ur des brance ches peu élevées, car il n'a pour ainsi dire point c< de vol, il ne fait que sauter vivement et touc< jours prononçant brusquement houtou ^ il est ce éveillé de grand matin , et fait entendre cette « voix houtou avant que les autres oiseaux ne ce commencent leur ramage; »
HUCHER. Onomatopée d'un cri ou d'un sifflement d'appel, très-usitée dans le vieux langage, et encare commune dans la province.
Yostre fieu .père En passant huchoit bien , compère , On que dis-tu ou que fais-tu , Mais vous ne prisez un festu Sntre tos riches , pauvres gens.
PATHELIZr.
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i HUÉE, HUER. Huée se dit d'une clameur de désappirobation qui s'élève dans les assemblées nombreuses, et dont ce mot est formé très-imitativement. Les Anglois représentent la même idée par le méïne mimologisme.
On employoît autrefois hus, hué'j et huy et' dan^ le même sens.
HULOTTE. En latin et en itatien ululd,, eii allemand huhuj en anglois howlet.
Ces noms de la hulotte lui viennent de son cri sinistre. Le bubo des Latins, dont nous avons fait peu imitativement le mot kibou^ procède de la même analogie.
Hululer, est un verbe que des écrivains en petit nombre ont cru pouvoir tirer du gémissement de la hulotte j pour une foule d'acceptions auxquelles le verbe hurler paroit moins propre* Cette onomatopée singulièrement précieuse n'a pas été dédaignée dans la langue latine, et enri-. chiroit la nôtre. Fojez HURLER .
HUMER. Avaler quelque cbose avec une aspi-^ ration forte et tout d'une haleine.
Le vieux mot super , qui à la même valeur, ne se dit plus qu'en quelques provinces. On peut conjecturer que le mot soupe étoit fait de la même racine, et cela d'autant plus probablement^
HGP iSi
que y suivant Ménage ^ super signifie humer du. bouillon»
HUPPE , ou PUPU ou PUPUT. Les deux, noms de cet oiseau sont Tobjet d'une controverse assez oiseuse parmi les étymologistes. On se de^ mande si le premier lui a été donné en raison de la huppe élégante dont sa tète est ornée, ou s*il est une simple traduction un peu contractée de Vupupa des Latins y qui étoit dérivé du cri ordinaire de l'animal. On est aussi embarrassé sur le second , que les uns regardant comipe l'expression de ce cri y et les autres comme une dénomination odieuse par laquelle nos aïeux désignoient la huppe, à cause de la saleté qu'on lui reproche fort injustement. Quant k moi ;^ je suis porté à croirç qi;e Belon s'est trompé en faisant venir le nom de la huppe de cette toufKs de plumes qui la caractérise I et je partage l'opinion de Ménage qui regarde au contra tre le mot huppe j dans cette dernière signification , comme dérivé du nom de l'oiseau qui l'est lui-même de son cri.
Pline, qui appeloit la huppe^ upupuj n'a fait en cela que suivre Varron qui lui donnoit le même nom, et qui prononçoit nécessairement oupoupa, suivant l'incontestable usage des Latins. Ce dernier autei^r atteste que le nom latin upupa s'est formé du cri de l'oiseau, et la fable nous donne l'origine de ce cri j elle raconte que Térée, roi de
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Thrace^ ayant é lé raétamorpkosé en Aiippe^ k la suite des crimes qui rappellent les malheurs de Progné et de Philomèle, et poursuivi de la pensée du sacrifice horrible de son fils Itys^ devint incapable de prononter d*autre cri qne ees mocs i^j iroir, O^ou^ pou) y ubi^ en qnel Heu:; conme s'il n- avoit eonserré dé sentiment que le bisf<»A de ret^onrer lév restes dé son fik*
Ârkfcopbaiie s^cst amosé k imiter la voix de la huppé dalis eés mots fiicticés :
lù, Ml, 2M», M», Àà,
( épopoïj poïpOj popopoïj popoï^ i4^ iô, itô^ itô^ itô ) mais Bufiop pense qu*il la fait parler un peu grec.
Cette onoinatopée se retrouve chez tous les peuples; c'est, suivant nos ornithologistes, le kuku^ pha des Égyptiens, raMi4£2u(2 des Arabes, VItzo^ ^epops) des Grecs, 1^ bubbola^ Yupega des Italiens, le popa des Portugais , Yabuhilla des Espagnols y le hoppe, le hupetup des Flamands , le hoop et 1» hoopop des Anglois, \tpopp des Suédois , Yetpie des Savoyards, etc« Nous avons dit pupeput, pepiA et pipu ; les Lorrains , et quelques autres patois de province^ disent encore mieux boubou.
« Le cri du mâle est bouj bou, bou; c'est sur^ ce tout au printemps qu'il le fait entendre , et on « l'entend de loin ; ceux qui ont écouté ces oiseaux « avec attention , prétendent avoir remarqué dans
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(c leuf cri di£Eérentes iuAexions, diffiérents accents ce appropriés aux di£Girentes circonstaç^s , t^aptAt « un gémissement sourd qui annonce la pluie ce prochaine y tantôt un cri plu^ aigu qui avertit « de Tapparition d'un renard , etc. » Buflfb'n , que je copie, auroit pu faire la même observation sur la plus grande partie des animaux. Ten connois; peu qui n'aient qu'un cri.
Buffon ajoute que r,(m01,tiv {popizein), {sic),sx-^ gnifie en grec chanter commç une huppe* le n'ai, rien trouvé qui j^ustifiât cette hypothèse étymologique ; mais le grec TroTn^Ççw, {poppuzein)^ siffler j^ est taifi d'unç racine très-analogue.
HURLEMENT, HURLER. Heureuses ono-.
Qiatopées du cri des loups et des chiens effrayés.
Tel un loup furieux , de butin afFamé , Qu'on chasse, encore à jeun , d'un bercail alarmé , Mi^h ^ Ipngs regrets de sa vag« impuissante , Se retourne en grondant , et mord la proie absente..
Cette nuance a échappé a la langue latine, puisque les mots uîulatus et ululare sont plus propres à exprimer des bruits coulants et modulés que le roulement rauque et effroyable qiie ceux-ci représentent. Cest pourquoi le verbe Au/u/er seroit une innovation avantageuse a notre langue. Les Italiens qui usent d*urlar€ et di ululare j suivant les occasions , ont bien senti le prix de cette modification^ toute légère qu'elle paroisse. Voyez le