NAS
ment y tout aussi universellement que le sens
physique ou mimologique, mais par une allusion
nécessairement plus difEcile à saisir, parce qu^elle
a un juge plus arbitraire que Toreille ; c^est
l'esprit.
Le caractère de la lettre N est très-remarquable. C'est une lettre étrangère à toutes les autres, for^ mée par un autre moyen , et dont l'organe est placé hors de tout l'ensemble de l'instrument vocal. C'est la seule lettre consonnante qui retentisse sur la touche nasale , et qui puisse se prononcer presque à bouche fermée , parce qu elle n'a pas la bouche pour voie d'émission. Enfin , c'est une consonne immodifiable qui ne peut être ni fortifiée ni adoucie. C'est donc une lettre isolée, une lettre en quelque sorte abstraite, une lettre négatiue^ et propre à caractériser toutes les idées de négation et de néant j comme le H, dont nous nous occupions il y a peu de temps , à signaler toutes celles d'envahissement et de rapacité. Pour vérifier ces inductions, il ne faut qu'ouvrir les dictionnaires. Tout le monde sait que la plus grande partie des mots grecs , latins et françois , par exemple , qui sont placés sous cette initiale, expriment un sens né-* gatif.
Nasiller. Parler du nez.
NAsiLLQRifEa. Diminutif admis par un éditeur subreptice de l'Académie, et qui ne mérite pas son aveu.