‹ Dictionnaire raisonné des onomatopées françoisesChapitre 86 sur 169 · PEP · texte numérisé non relu

PEP

Rabelais écrit piolfer: « Si encores je le oy piot- « Jefy je le gualleray en loup marin. » lîv. IV, chap. XIX.

Piailler , P^aillekir^ FiiOLLEuiiy dérivent du même son nalurel ; on les a (sits pour exprimer une eriaillerie faligaate etpetpétuelleji c(Nnimeles cris des petit» oiseaux ^ dont oa le dit ordinaires ment. Bufibn écrit : « Ces perriclies volent en trou* « pesetse peft;beiits»r le» arbre» les plu» touffoset « les plus verts; et, commeelles sont vertes ellcahmêi( mes, on a grand peine a les apercevoir; elles font « grand bruit sur les arbres, en criaut , piaillant y « et jabotant plusieurs ensemble ; si elles enlen- « dent des voix d'bommes ou d^animaux , elles « n*en crient que plus fert, » Les- Latins employaient pipulum pour injure ,, buée et rumeuc publique , par la même analogie.

Pépie , est le nom d'une maladie dont une grande altération est la cause ou le symptôme. Ne semble-l-il pas que ce mot soit créé du bruit que font de petits oiseaux tourmentés par la soif? Le 7reiT6jDt (peperi) des Grecs ^ dont les Latins ont fait piper j^ne remonterait-il pas encore a la même racine par uiLe extension peu forcée, parée que c'est une substance qui altère et qui donne la pépie ? Les Grecs appelaient ttittoç (pipos) un petit oiseau j et, ce qui vient singulièrement à l'appui de mes conjectures, TriTTiÇo) (pipizô) se prenait indifféremment chez eux pour pipio, sugo cum soriitu, ou pôtum

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