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de fils qui permettent à la navette de couler entre eux; la planchette ^ destinée à serrer les fils après le passage de la navette; la navette^ chargée et Tétoffe façonnée. Au xiv* siècle, l'industrie des tissus, en France, avait pris un grand développement; les corporations des drapiers en laine et soie étaient riches et puissantes dans plusieurs villes du Nord et en Champage, puisqu'elles faisaient des dons considérables aux églises, des fondations de chapelles, qu'elles jouissaient de privilèges nombreux. Les tisserands étaient d'ailleurs soumis, au XIV* siècle, à une réglementation sévère qui maintenait la perfection de la fabrication * .
OISEAU, s. m. Sorte de hotte composée de deux planchettes
disposées en équerre, garnies de deux bras, destinée à porter le
• Voyei le titre XL des Registres des mestiers et marchandises de la ville de Paris^ intitulé : Cest tordenance du mestier des ouvriers de draps de soye de Paris et veluyaus^et de boursserie en lac, qui nf fièrent audit mestier. (Voyez, dans la partie des VÊTEMENTS, rarlicle Étoffe.)
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mortier sur les bàtimenls en constraction. On retrouve l'oiseau sur les bas reliefs de la colonne Trajane et dans nos monuments, dés les premiers temps du moyen âge. Les deux bras de Toiseau sont posés sur les épaules du manœuvre et sont maintenus dans une position oblique par les deux mains (fig. 1 ^)^ de sorte que les planchettes forment un angle rentrant dans lequel le mortier assez épais peut être maintenu. On ne pouvait se servir de l'oiseau s'il fallait monter à l'échelle, puisque les mains n'étaient pas libres ; mais alors le service des constructions, de ce qu'on appelle le tas^ se faisait au moyen de plans inclinés composés de plats-bords sur lesquels on clouait des tasseaux en travers. Les manœuvres montaient ainsi à bras tous les matériaux légers. Dans quelques provinces de France on se sert encore de l'oiseau, et partout les couvreurs en font usage pour porter des ardoises.
PELLE, s. f. [getoire). Cet outil, bien connu, n'a pas changé de forme, et était fabriqué en bois, quelquefois garni de fer comme les bêches (voyez ce mot), à l'extrémité de la palette, et d'une béquille en haut du manche.
PICOISy s. m. — Voy. Houe.
PIOCHE, s. f. {esçupppnrt, esquipart^ feville de muge). Outil
propre à remuer la terre avant de la pelleter, à défricher les champs.
1 Manuscr. Biblioth. nationale, Biblia sacra^ fonds Saint-Germain, latin (xui* «Acte).