‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 27 sur 165 · CUSTODE · texte numérisé non relu

CUSTODE

CURE-DENT, s. m. {furgeite, kenivet, esgutllette, coiitelet). Ces menus objets étaient renfermés dans la nef, ou le cadenas, qu'on plaçait sur la table devant le maître ; ils étaient parfois très-riches, d'or, garnis de pierres fines :

« Ung curedent ouquel est mis en œuvre ung de dyamant nonuné « la Lozenge et une grosse pointe de dyamant et une grosse perle' . >

Les trousses contenant un couteau, une fourchette, une cuiller et un poinçon, portaient aussi un cure-dent d'argent ou d'ivoire monté en or ou en argent.

CUSTODE, s. f. S'entendait comme étui, enveloppe, gaine : < Trois custodes de cuir, paintes d'or, où a, en chascune custode, « deux fluctes d'yvoire que grandes que petites, dont l'une des deux

« grosses flûtes est garnye au sifflet d'or et par en bas garnye de « deux sercles d'or et semées de petites perles, d'émeraudes, grenas < et rubis et n'y fault rien *. »

L'industrie des étuis ou custodes de cuir gaufré était très-florissante en France à dater du xiif siècle •. On en fabriquait pour renfermer des objets de table, des armes de main, des bijoux, des épices, des chartes, que l'on tenait à garantir contre les eflets de Thumidité. L'église de Saint-Quiriace, à Provins, conserve encore l'étui de cuir gaufré qui contient la grande charte en parchemin^

* Invent, du duc de Bourgogne , Xv« siècle.

* Ibid,^ 1467*

8 Voyez, dans le Dicd du mobilier ^ l'article ÉcriAier.

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