‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 32 sur 165 · DRAGEOIR · texte numérisé non relu

DRAGEOIR

ces objets se composaient habituellement d'une sorte de coupe couverte, posée sur un plateau, garni de cuillers ou pellettes, pour prendre les confitures ou épices poissantes : « Un grant drageoir € d'argent doré, dont le bacin et à pâte (le pied) sont en façon de f rose, armoyée de France sur les bords, et ou bacin un esmail rond f de France et ou pommel du pied a viij petits esmails de France « ronds, pesant xi marcs iij onces *. » — « Une peslecle d'argent c doré, à prendre espices à un drageoir *. » 11 y avait de grands et de petits drageoirs; ces derniers étaient souvent d'or. Ils étaient ornés d'émaux, d'armoiries, de personnages.

Le plateau sur lequel reposait le drageoir était généralement oblong et garni d'anses, de manière à pouvoir être facilement porté et présenté. Sur l'un des bouts du plateau on posait le couvercle du drageoir, sur l'autre les cuillers ou pellettes. Voici (fig. 1) un de

« Invent, de Charles V, 1380.

* Inverti, fies ducs de Bourgogne, xv* siècle.

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