‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 31 sur 165 · DRAGEOIR · texte numérisé non relu

DRAGEOIR

beaucoup, pendant le moyen âge, à des ouvrages d'aiguille, broderies, tapisseries; le dévidoir était donc un ustensile nécessaire. On en fabriquait en bois et en os ou en ivoire. Le dévidoir se composait d'un plateau inférieur «^ rebords, d'une tige et d'un moulinet

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horizontal formé de deux palettes divisées avec trous espacés, afin de pouvoir maintenir sur ces palettes des écheveaux de fil, de laine ou de soie de dimensions-différentes, en avançant ou reculant les chevillettes qui entraient dans ces trous. Ces objets ne différaient pas de ceux encore en usage aujourd'hui. Voici un dévidoir copié sur une vignette d'un manuscrit du xv* siècle * (fig. 1).

DRAGEOIR, s. m. {dragievy dragoèr). Dans toutes les maisons, il y avait des drageoirs sur les crédences, et Ton offrait à chaque arrivant, ainsi que cela se pi atique encore aujourd'hui en Orient ^ des sucreries, des confitures, des épices que contenaient ces drageoirs. Les drageoirs étaient présentés aux convives après le repas :

a En chambres, après les grans maDgiers, a Touailles blanches sanz reprouche, c( A quoy on essura sa bouche, « Quant le dragoir y est découvert '. »

Bien que les formes données aux drageoirs fussent très-variées,

* Proverbes^ adages, allégories, manuscrits français, fonds la Vallière, n» 44, Biblioth. impér.

2 Eustache Deschamps, le Miroir de mariage, xiv« siècle.

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