‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la renaissance (volume 2)Chapitre 66 sur 165 · TRÉPIED · texte numérisé non relu

TRÉPIED

ment muaie d'un couvercle, quelquefois d'une ou deux anses, et aussi d'un biberon (goulot).

TRANCHOIRE, s.f. {tranckoueré). Ce mot s'appliquait aux plateaux de cristal, argent, vermeil, or, sur lesquels l'ccuyer tranchant découpait les viandes, et à ceux aussi sur lesquels il rangeait les trandies de pain bis fabriqué exprès, destinées à recevoir les morceaux de viandes bouillies ou rôties qu'on présentait aux convives. Les Iranchoires plateaux étaient souvent richement décorées de ciselures et d'armoiries ; parfois elles étaient sur pieds : « Une tranchoire a pied « plain et doré *. » — t Un tranchouere à pié dorez*. » Ces plateaux étaient ronds, carrés ou ovales, avec rebords*. Nous ne connaissons aucun de ces objets existant dans les collections publiques ou privées. Cependant ils étaient fort communs chez les grands. Mais on sait combien sont rares les pièces d'argenterie de table antérieures au XVI* siècle. Les vignettes des manuscrits représentent parfois des écuyers tranchants se servant de tranchoires. Ce sont des plateaux, assez semblables à nos plats, mais posés sur un pied large ou sur trois grilTes. Les tranchoires furent remplacées, au xvi® siècle, par des plats auxquels on conservait encore le nom de plats trancheurs.

TRÉPIED, s. m. Cet ustensile de cuisine n'a pas changé de forme. Tous les inventaires de vaisselles du moyen Age mentionnent des trépieds de fer composés d'un cercle ou d'un triangle posé sur trois pieds el destiné à porter une marmite. Mais on se servait de trépieds plus délicats pour poser des vases chauds ou des brùle-parfums. Ces trépieds étaient de petite dimension et pouvaient souvent être plies, alin de tenir moins de place dans les bagages. Voici (fig. 1) un de ces If-èpieds de bronze fondu * ; chaque pied est muni d'une palette A, fondue avec la branche B. Un rivet C réunit les trois palettes en leur permettant de pivoter de manière que ces trois branches se couchent les unes sur les autres. Quand on voulait se servir du tré- |)îed, on ouvrait les trois branches et on les rendait fixes au moyen d'une pièce D, arrêtée par les repos R et les boutons F, qui entraient dans l'encoche G. Ainsi les trois pieds ne pouvaient pivoter, et leurs

« tnveni. des ducs de Normandie {i^^Z), ^ Comptes royatix,

' Voyei le Glossaire et Répertoire dans Notice des émaux y bijoux, etc., exposés dans tes paieries du musée du Louvre, par M. le comte de Laborde, au mot Tranchoir. ^ Musée des Touilles du château de Pierreronds.

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