HARNAIS ]
Le char à qiiaLre roues de diamèlres égaux, posé sur les essieux,
Le tout est couvert d'étoffe, et un rideau peut être relevé en roulant
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sur lui-même sur chacun des côtés. Deux chevaux attelés en llèche traînent ce chariot. Un postillon est monte sur le premier, placé entre les brancards. Il est évident qu'on ne pouvait faire beaucoup de chfimin par jour dans une voiture ainsi fabriquée, (l'était ce qu'on appelait une coche. Les bêtes sont habillées comme le sont encore aujourd'hui les chevaux de nos charrettes; c'est-à-dire que les brancards sont (pour le limonier) suspendus au collier et à une large courroie passant sous la selle. Plus tard encore, ces coches sont tirées par des chevaux de front attelés à un timon et à des palonniers (fig. 3 C'est le roi Darius que le peintre représente
ainsi dans ce char couvert, doublé d'étoffe en dedans, peint et doré à l'extérieur. Le croisillon de courroies placé dans le vide antérieur est destiné à empêcher le hiement de cette charpente, que les cahots auraient, sans cette précaution, disloquée promptement. Les chevaux sont attelés ainsi que l'étaient encore nos chevaux de poste il y a moins d'un siècle. Des chars beaucoup plus petits, et qui ne pouvaient contenir qu'une ou deux personnes, étaient, dès avant cette époque, attelés de quatre chevaux (fig h^) : deux chevaux de timon et deux chevaux en avant tirent sur le palonnier suspendu à
' Manuscr. Bibliolh, nationale, Quinte- Curce^ français, dédié à Charles le Téméraire. Manuscr. Biblioth. nationale, le Miroir historial^ fiançais (1440 environ).
l'extrémité de ce timon. Avec un char aussi léger et quatre chevaux,
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fallait pas redouter les cahots. Ces chars étaient d'ailleurs abondamment pourvus de coussins, puisque les inventaires des xiv" et XV" siècles mentionnent quantité de coiite:< et de tentures pour chars.
Les femmes, les grands seigneurs qui ne pouvaient voyager à cheval pour une cause ou une autre, se servaient delà htière, qui est certes, de toutes les manières de se faire transporter, la plus agréable \ Les Utières sont représentées ou découvertes ou couvertes. Dans le premier cas, elles consistent en un coffre oblong, bas, dans lequel on peut tenir, au besoin, deux personnes assises, ou une seule couchée. Ces coffres sont montés sur de longs brancards devant et derrière, suspendus aux harnais de deux chevaux, l'un devant, l'autre derrière. Souvent un postillon monte le cheval de devant. La tigure 5 montre en A une de ces litières dans laquelle deux personnes sont assises \ Les brancards sont passés dans des boucles attachées au collier du cheval. En B, la litière est vide% ornée de peintures et de dorures extérieurement. Les brancards sont suspendus à la selle sur laquelle le postillon est assis. Quand les htières sont couvertes, ou elles sont faites en façon de palanquin, de ht à colonnes, avec une entrée de chaque côté', ciel et courtines, ce qui était fort lourd; ou, sur le coffre dont nous venons de parler, on passait des cercles de bois reliés par des longrines, le tout couvert d'étoffe. Alors on ne pouvait se placer dans la litière qu'en enlevant cette couverture ou qu'en s'introduisant en rampant par l'une des deux extrémités (hg. G Il est évident qu'on ne pouvait se tenir dans une litière que couché ou assis très-bas, ainsi que dans les gondoles de Venise. Avec de bons coussins et une couverture bien rembourrée, on devait voyager ainsi le plus doucement du monde. Aussi plaçait-on dans des litières de ce genre les malades, les blessés, les femmes qui ne pouvaient supporter le cheval. Cette litière est, comme on peut le voir, fort bien disposée pour porter sur le harnais des bêtes. Le colUer tire et retient; de plus, sous la selle sont attachées des cordes qui tirent sur le brancard. Un postillon peut monter sur le cheval de devant, mais le plus souvent les conducteurs étaient à pied. Nous avons, dans la partie des Armes,
» Voyez, dans le tome F"' du Dictionnaire du mobilier , le mot Litière.
2 Manuscr. Riblioth. nationale, Tite-Live, français (1350 environ), de la biblioth. du roi Jean, et Tite-Live, français, n" 30 (de 1395 environ).
3 Même manuscrit.
* Voyez à l'article Litière, t. I", la planche 6.
5 Manuscr. Biblioth. nationale, Latice/ot du Luc, français (1390 environ).