‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (volume 3)Chapitre 17 sur 168 · CANIF · texte numérisé non relu

CANIF

Remi, qui date du xiii" siècle. Cette coupe est d'or (fig. 2) et est ornée d'émaux et de pierres fines. Faisant autrefois partie du trésor de Notre-Dame à Reims, ce calice passa dans celui de Saint-Denis.

En 1792, il fut déposé à la Bibliothèque nationale, où il resta jusqu'en ces derniers temps. Aujourd'hui, ce précieux objet a été confié au trésor de la cathédrale de Reims.

La forme de cratère fut remplacée, vers la fin du xv' siècle, par une coupe en manière de tulipe (voy. I'Orfévrerie) \

On ne se sert plus aujourd'hui que de calices d'argent ou de vermeil ; mais, dans les premiers siècles du moyen âge, on en fabriquait de toutes matières, bois, verre, ivoire, cuivre, étain. En Angleterre, après le payement de la rançon du roi Richard, le clergé ne se servait plus que de calices de bois 2, L'abbé Lebeuf parle, dans son Histoire du diocèse de Paris \ d'un calice de cuivre rouge qui aurait appartenu à saint Crodegand, évôque de Séez, et qui était déposé dans le trésor de l'abbaye de Saint-Martin des Champs à Paris. Ce calice avait été doré, ainsi que la patène, et datait du VIII" siècle. La coupe était étroite et profonde, comme celle des calices primitifs; il n'était orné que par une inscription et une colombe gravées sur ses parois.

Nous n'avons pu découvrir exactement à quelle époque la patène fut jointe au calice. L'usage de la patène dut être admis au moment où le culte, en ce qui concerne la manière de communier à l'autel, fut réglé par l'Église en Occident.

CANIF, s. m. (kenivet). — Voy. Couteau.

' Voyez la Notice très-développée de M. l'abbé Barraud, sur les calices, insérée dans le tome VIII du fiulletin monumental publ. par M. de Caumont, p. 385.

2 André Pottier. Guillaume Durand parle de calices de bois et de verre.

3 Tome 1", p. 310.

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