I HARPE
une iniluenco sur l'ouverture de l'angle formé par ce bras supérieur et la lable d'harraonie. On voit une harpe ainsi disposée, mais de petite dimension, figurée dans une Bible du x'' siècle (fig. 1) '. Cette harpe est garnie de quinze cordes, en admettant que le dessinateur se soit piqué d'exactitude. Le bras supérieur horizontal est puissant et le corps sonore d'une grande capacité.
L'abbé Gerbert donne, d'après le manuscrit de Saint-Biaise, qui date de la même époque, une harpe montée de douze cordes et qui possède une colonne \ La colonne est la pièce de bois qui réunit l'extrémité de la console à la base du corps sonore, et qui empêche les cordes, par leur tirage, d'influer sur l'ouverture de l'angle.
Les cordes de la harpe sont pincées des deux mains, la partie supérieure du corps sonore étant appuyée sur la poitrine de l'exécutant. Adater du xii' siècle, les harpes sont souvent de petites dimensions, et peuvent être jouées la base du corps sonore posée sur les
genoux. On voit dans le musée de Toulouse, sur un bas-relief du xii" siècle, une très-petite harpe, ou plutôt une cithare sans colonne, et dont le bras supérieur horizontal paraît être muni de huit touches(fig. 2). Cette harpe est montée d'un grand nombre de cordes (vingt-quatre au moins), qui paraissent répondre par groupes de trois à chacune des touches, lesquelles, peut-être par un ren-
1 Manuscr. de la Biblioth. impériale, fonds Saint-Germain, latin : musiciens jouant devant la statue de Nabucliodonosor.
2 Voyez Martin Gerbert, De cantu cl muska, lib. III, cap. m. M. de Coussemaker a reproduit cette gravure dans \es Annales archéolog.^ t. 111, p. 148.