‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (volume 3)Chapitre 91 sur 168 · II · texte numérisé non relu

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[ HARPE j — 28*2 —

L'ouïe esl garnie d'une jolie découpure, et la table d'harmonie est, sur les bords, incrustée de filets avec alternances d'un charmant effet. On observera que le cordier ne porte que quatre crochets et un bouton pour attacher les neuf cordes (voy. en E).

HARPE, s. f. Instrument à cordes, inégales de longueur, tendues entre deux pièces de bois formant un angle plus ou moins ouvert. Les anciens connaissaient la harpe : on en voit de fort belles, et d'une grande dimension, dans les peintures et sculptures égyptiennes '. La harpe, chez les Grecs, n'est autre que la cithare. Les Romains l'appelaient cinara, et les Celtes sambuqiie, harp, harpa.

Les harpes antiques n'étaient montées que de treize cordes, accordées selon l'ordre de la gamme diatonique.

La harpe égyptienne se compose seulement du bras supérieur (la console) et du corps sonore (table d'harmonie) ; elle ne possède pas de colonne : de telle sorte que la tension des cordes pouvait avoir

1 Voyez les deux joueurs de harpe de Ramsès U[ (xx" dynastie), dans VHùt. de l'art égyptien, par M. Prisse d'Avennes (peintures). L'une de ces harpes a près de 2 mètres de hauteur et est montée de onze cordes ; Tautre, moins haute, est montée de treize cordes.

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