LITIERE
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et. les las de ladicte litiere; sept quartiers d'un marbré brun de « graine & faire rayes, cousues doubles, pour mettre dessoubs les « cloux ; sept aunes d’un autre marbré de Saint-Odmer, 4 faire une « housse dessus et deux mantellez pour ladicte litiere ; huit aunes de « toille bourgoise pour faire une autre housse et deux mantellez. II « est donné 140 |. par. & un certain Robert de Troies, pour le fust « (le charronnage) d’icelle litiere, pour la peinture, pour les clous « dorés et autres qui y appartiennent, pour les pommeaux, aneaux « et chevilétes 4 fermer ladicte litiere, tout de cuivre doré, et pour «le hernois de deux chevaux, c’est assavoir selles, colliers, aval- « loueres et tout ce qui y appartient pour ledit hernois, fait de « cordouan (de cuir de Cordoue) vermeil, garnis de clos dorez, et les « arcons devant et derriere pains de la devise de ladicte litiere ; un .< tapiz provenant du mobilier de la reine ; deux piéces de velluau « (velours) vermeil des fors, deux piéces de cendal verd des larges, «un quartier et demi de drap dor et une demi-aune de camocas « @outremer. »
Olivier de la Marche, dans ses Mémovzres, raconte comment, pendant les fétes données a la cour de Bourgogne *, lors du mariage du duc Charles avec Marguerite d’York, sceur du roi d’Angleterre, le batard de Bourgogne, qui avait été blessé dans un tournoi, se fit toutefois apporter en litiére couverte de drap d’or cramoisi: « ... et les « chevaux qui portoyent la litiere estoyent enharnachés de mesme, a « gros boullons d’argent dorés, Il étoit, ajoute-t-il, dedans sa litiere, « vestu d’une moult riche robe d’orfevrerie. Ses archers marchoyent « autour de sa litiere, et ses chevaliers et gentils-hommes autour de « luy ; et certes il entra dedans la lice, selon le cas, si pompeuse- « ment et par si bel ordre, qu’il ne sembloit pas estre un bastard « de Bourgongne, mais héritier dune des pilus grandes seigneuries « dumonde. En cette ordonnance se fit amener jusques 4 un hourd « qu il avoit fait faire 4 ce propos au bout de la lice, sur lequel hourd ( fut sa litiere posée, et fut soudainement close et baillée ; tellement « qwilfat hors du danger de toute presse de chevaux. »
Le méme auteur décrit la litiére du seigneur de Ravestain qui figure dans les mémes fétes. « Suyvant ledict chevalier, dit-il, venoit « la personne de monsieur de Ravestain en une litiere richement « couverte de drap d’or cramoisy. Les pommeaux de ladicte litiere « estoyent d’argent, aux armes de mondict seigneur de Ravestain, et «tout le bois richement peinct, aux devises de mondict seigneur.
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