‹ Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la RenaissanceChapitre 18 sur 76 · CAI'K · texte numérisé non relu

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à (.rénormos ('leigiioirs. Quaiil an capuchon, il csl remplacé par une sorte de pelil tablier frangé carré, avec angles arrondis, qui ligurent des élytres mal développés. C'est ainsi que peu à peu rÉglise a gàlé les plus beaux vêtements du clergé, par amour du faux luxe.

Nous avons dit plus haut que les religieux portaient des chapes rondes fermées, avec capuchon. Ces capes avaient, pliées, la forme donnée figure 7 ; le capuchon étant en A et le devant de la cape en B. Ces capes descendaient jusqu'aux talons, et étaient adoptées par les chanoines, en hiver, et par la plupart des ordres religieux, notamment pendant les funérailles.

La forme de ces capes rondes et fermées n'était pas susceptible de modification, aussi resta-t-elle la même pendant les xni% xiv" et xv"^ siècles. Pour faire usage des mains, il fallait nécessairement relever les bords de la cape (fig. 8) S ce qui donnait de très-beaux plis.

Cette cape fermée ne pouvait être mise qu'en passant la tête par l'orifice du milieu auquel était adapté le capuchon de forme carrée (voy. fig. 7). Parfois, ces capes étaient doublées de fourrures ; elles étaient, en voyage à cheval, portées par les femmes aussi bien que par les hommes. Dans le joli conte du Vair palefroy-, la demoiselle est entraînée la nuit devant la porte du château de son amant par son cheval. Le guetteur décrit ainsi les habits de la demoiselle au châtelain :

« Une faîne desconscillie,

'( Joue de samblant cl d'aage,

» Est issue de col boscage,

" Atoruée moU richement ;

« Molt sont riclic li garuenieul ;

« Avis m'est que soit afuhléc

» D'uue l'iche chape fori'ée ;

« Li drap me sembleut d'cscarlate

Il »

Entrée dans le château :

« De sa chape csl desHlublée. »

Ces capes fermées (de voyage) étaient portées par les clercs, les religieux et les prélats, comme par les laïques ; mais elles étaient

' Voyez, cnire aiilrt's slaliies ainsi viHucs, celles du tombeau de Jehan 1'''", due de llerry, k Bourges (1416).

' Contes anciens (niss. u" TiilS, Biblii)lh. im;i;''i'.). publiés par Barbazaa. t. 1, p. -{\i (xiii" siècle).

taillées plus courtes et garnies sans faule du capuchon. Nous en

trouvons niainls exemples dans les vignettes et les peintures des xni* et xive siècles. La figure 9 montre une de ces capes portée par un

rAr>r,

canliiiul ' ; ello est relevée sur l'épaule di'oilc el couvre les genoux. Sur le capuchon est posée la barrelle alLacliée par des cordons. Ce vêtement, tissé de grosse laine et doublé de serge, de fourrures ou de

soie, suivant la condilion des personnages, préservait parfaitement de la pluie. Dans un conle du xnf siècle, il est question d'un religieux qui, à cheval pour se sauver plus rapidemeut.

c. Deffuhlc sa chape esramineut,

" Et les deniers, et la monoie

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