ÉPINGLE
avec le môUil de la bioche. Ces peiils objets de loilcUc devaient coûter fort cher. Jehan de Meung, dans son Testament \ s'élève contre l'abus des modes. Pour maintenir les affiquels de tète et de cou :
» Mes il y a ircspingles uuu demie cscucUl'
" Ficiiios eu deux corues el eutor la touelle - »,
(lil-il.
<■ Par Diex! j'ai en mon cuer peusé maiute liée,
" Quand je véoie dame si faitement liée,
" Que sa touaillc fust a sou meutou flouée,
" (tu qu'elle éust l'espiugle dedens la char fichée. »
Aussi, ajoute-t-il plus loin, il faut se garder de trop mirer leurs « agaiz » :
« Car )ilus puiiigueut el pei'ceiit c'orlie ue chardon. <>
Les femmes avaient des épingles d'or pour attacher les barbettes, les guimpes, les hennins, les voiles, tourets, et certaines coiffures
basses portées par la classe bourgeoise (Ug. 1) ^ pendant le xV' siècle. On voit de ces grandes épingles figurées sur des statues (voy. la statue d'Isabeau de Bavière, déposée dans Féglise abbatiale de Saint- Denis, et à l'article Coiffure la figure 29).
' Fin de la première nioilii' du xiV siècle.
- (( La touelle », guimpe serrée aulour du cou et de la gorge, suivant la mode d'alors.
' .Manuscr. lîihlioth. imiiér.. Miroir historial, frauçais (14'i0 environ).
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ESCARCELLE, s. f. {escharcelle , escacel). L'aumônière élail, ainsi que la ijoiirse el la boursette, destinée à porter sur soi l'argent monnayé, quelques petits objets de toilette '. L'escarcelle était plus particulièrement réservée aux messagers et aux pèlerins :
(< Si coin il sont joiaut et lii',
« EL deduisaut et euvoisiés -,
<< Si voient devant eus passer,
" La maislre rue, et avaler
" .1. garçon uiult bleu atourui