I-0?{D-DE-CUVE
" (ji)ulrcval connue nus Ions du cuve,
•■ IJieu fourré où elle s'eucuve ;
'■ Kl ainsi iira la niescliine
M Ciresli! corps, gros cul cl poitrine '.
Les Comptes de l'argenterie des rois de France moiilioiinont quelques-uns de ces vêlements :
^< Item, pour sa robe de la veille de Noël (le roi Philippe le Long), « d'un marbré mellé. Pour 4 fons de cuve, 380 ventres (de menu « vair) -. »
Dans le compte des dépenses pour le mariage de Blanche de
' Euslachc Dcschanips, Poésies (fin du xiv'' sicide). Voyez C.oiiset. - Compte de Geoffroy de Fleuri/, i;316.
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Bourbon ', en 4353, il est fait mention « d'un demi-marbré loue de « Bruxelles, acbalé... pour faire une cotte hardie fourrée de menu « vair et l'autre double.
«... Pour huit aunes d'un pers azuré de Broisselles, à doublez « ledit fons de cuve, et faire chances pour ladicte dame. » Il semble bien ici que le fond-de-cuve n'est autre chose que la jupe de la cotle hardie (voy. Cotte). Cependant la cotte bardie n'a pas l'ampleur que Ton donnait au fond-de-cuve dépourvu de ceinture et non trop ajusté à la taille.
La figure 1 - caractérise exactement, nous semble-t-il, le fondde-cuve de la fin du xiv'' siècle. Ce vêtement est ample, fermé par devant au moyen de boutons ; il est pourvu de grandes manches, et le tout est doublé de fonriiire. Souvent même la fourrure forme une bordure assez large au bas de la jupe. Le collet haut, à la mode du temps (4390 ou 4395), laisse voir de même un passe-poil de fourrure. Sous ce vêtement, qui est rouge sur la miniature qui nous sert de type, est une cotle bleue à très-longues manches recouvrant les mains. Le chaperon est vert et les chausses sont bleues La figure 2 donne en A la coupe de ce vêtement par devant, et en B par derrière.
Les plis sont fixés au droit de la taille el cousus de manière à faire que la jupe forme des tuyaux réguliers. Sous les bras, il n'y a pas de plis, afin de ne point gêner les mouvements.
Nous donnons, figure 3, un fond-de-cuve de dame de la même époque ^ Ce vêlement, comme celui de l'homme, est ouvert et boutonné par devant, pourvu de même aussi de larges et longues manches très-ouvertes, doublées de fourrure. Une ceinture basse relient l'escarcelle et devait être fixée à la jupe au moyen d'agrafes.
Cette jupe est terminée par une découpure en façon de lambre- (|uin, avec passementeries et glands d'oi-; les boutons sont de même métal, ainsi que l'escarcelle.
Le chaperon est couleur jaunc-paille, le fond-de-cuvc vert clair, et la colle à manches justes rouge. Un perlé d'or relient le chaperon sur la tête. Mais ces fonds-de-cuve avaient parfois, pour les hommes comme pour les femmes , beaucoup plus d'ampleur el tombaient jusiiu'à terre. C'était alors un vêlement qu'on ne portail qm; dans
' Archives nation., rcg., cole K. 8.
- Manuscr. Bihliolli. nation., Tite-Live, IVaurais (i;59o environ).
^ Même manuscrit.