‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 106 sur 253 · BÉA · texte numérisé non relu

BÉA

fkitait •'9fipK(|Mnt qu'à des années on a de grands corps ; aussi on ne dit point d'an dé- %fnf^tDieàt tfa^'û' a été difak on vaincu , on ^t- ^'il a été batttoi. ( Encyclopédie, )

( -^A'VARO. Vv BABIttARD.

. BAVARDAGE. V. Babil.

. BAyAJUMERIE. V. Babh.

BAVE , SALIVE. ' La ja/zVe est nne hnmcnr > aqden^ décrétée par les glandes salivaires^ coQlaiit abondamment pendant la mastic^ticm, et se mêlant avec les alimens dont tile préparé ^ favorise la digestion.

- La salive se' nomme 'i^at^e lorsqu'elle sort Uitolontairement de la bouche et qu'elle xonlé par- les • lèvres et le long du menton , comme' cheK.Jb6s>^rlfaiis et lès vieillards.

ÉËAN'P/'OU'^ËRT. OuferC désigne seur

îettietit' âne ôuvertute

sans aucune idée' TrcCesséire. Séant ne se dît que des grandes oùVërtureà qui menacent ou semblent menacer de dévorer , d'engloutir. Un gou0rè i^ânÀ/-Jè iion vintsâr moi la gueule béante,

- ■■' BÉAT^ BÉVOT , PÎEtJX. Le Béat est un idiot qtii se croit saint ,• et t|ui veut faire croire 'aux autres qu'il l'est eii effet. Le dévot est appliqué aux exercices extérieurs ^ de la reîigkin, et néglige souvent pour s'y livrer les

l'autorité pontiiScae, et qoi concera* tonale» fidèles. ( Girard. )

BÉATITUDE, BONHEUR, FÉLiaTÉ, PLAISIR, PROSPÉRITÉ. Ces mots signifient également , dit Girard , un eut avantageux , et nne situation gracieuse. —• Il est yrai qu'ils signifient un état agréable de l'ame. Mais Girard assure que le bonheur marque pro{Hr»ment l'état de la fortune capable de fournir la. matière des plaisirs et de mettre à portée d« les prendre. — Le bonheur, considéré comme un. état de l'ame , ne consiste point dans l'écat de h. fortune. Avec des palais somptueux , des équipages magnifiques , et des coffres remplis d'or , on n'a point cet éta.% tranquille et agréable de l'ame, si l'on est tourmente par la goutte ou par' quelque maladie semblaÛe $ et sans cette pompe et ces richesses , on peut jouir du bonheur f c'est-à-dire de la tran* quillité et de la satisfaction de l'ame. Le 6o??heur est un état , une situation de l'ame tel qu'on en désirerait la durée &ans changement.

LsL félicite estun état de l'ame où elle goûte les. plaisirs les plus délicieux , sans que des désirs nouveaux viennent en troubler la jouis» sance j cet état est rare et de courte durée*

La béatitude est un état dans lequel l'ame

dévoiii essentiels de la nature et de l'huma- est parfaitement heureuse à cause de fionimion

nité. L'homme pieux est sincèl'ément attaché À sa. ré^gion , et tâche d'en remplir les devoJLTS dans affectation et.saAs cngoterie.

iBÉATIFïCATION /CANONISATION. Ter- •^merf'âe^la. Migion cathèUque. Ce sont de?ix •actes éliianës de l'autorité pontificale ; pat lesquels le pape déclare qu'une personne dont ia Vie à été exemplaire et accompagnée dé miracles ,' Jouit ''après- sa; mort du bonheur •éternel , et détctmtne l'espèce de culte qui peut lui être rende ^ ' •> • ^

Dans l'acte de béatification , le pape ne pranomMi que comme personne privée , et use

^ulement de «eoot autbrité psvr accorder à' }^ félîcité se font sentir a nous seuls. L'idée piines.€ki..à. un ordre religieux :de la béatitude s'étend et se perfectionne au-

^«^rMMiipkes pénu>iines.€ki..à. un ordre reliai

le privilège de rendre au béatifié un ciilte

;p9i|:^iAliet* qu>'on ne peut regarder comme

.iaup$u;s4Â<ieuX et ré|]réh.«nâible , dès qu'il est

roupi du sceau «k l'autorité pontificale.

. Da,as l'aete de eanctuisatioa, le pape parle

•comme juge sur l!état du saint, et délcr-

.nûne Tt^pùce tloeuHe quidoitlni être rendu

par régliiie universelle.*

Ainsi le décret de béatijîcation est un privilège qui autorise quelques particulier^ à déroger aux lois communes de l'église , en pratiquant un culte qui n'est point encore autorisé par la légisi^ation générale. La buUe.'de fanoni^ativn est une Joi gjînwalç çfnanée de

avec Dieu. C'est un terme de mysticité.

Le bonheur consbte à ^rç modéré dans ses désirs » et content de .ce.qu'ooi poèaède;ia félicité consiste dans une.extfication momen* tanée des plaisirs que l'on-^gonte , et l'idée toujours trompeuse qu^sle goût de ces plai<« sirs ne s'af&iLlii^ pas. ^

Quand le public croit .voir bi-iller notre bonheur , et qu'il l'envie,^ il ne voit briller que ce qu'il croit pouvoir le donner , et .qni Souvent ne le donne pas. Lé bonheur, qui est un état dé l'ame tranquille et satisfaite , est impénétrable à l'ceîl dû public. Le bonheur Qt

péri delà Vlè la vie Temporelle*'

Le bonheur est ji'our les sages , la félicité pour lès fous-, et la béatitude pour les pauvres d^esprit. ^ " .

Lu félicité est,' d^ Voltaire j'^l'état permamanent , du " moîrts' pour * quelque temps , d'une ame contenté- -, et cet état est bien rare.

Le bonheur vient du dehors ; c'est originaii-ementune bénfte heure. IJni&on/iettr.vîeiit, on a un bonheur ; mais on ne peut pas dire , ilm'est veuu.«ne/^/wi>cj j'ai nne félicité ; et quand ou dit cet homme jotiil d'une félicité parfaite « une alors n'iest pas pris numériquemei^t., et sigoifio aeideittent qu'Oit cïôit

BEA

BEA

qné sti félicité est parfaite. Ofl jpeut avoir an honhtur sans être heureux. Un homme a en le bonheur d'échapper à un piège, il n^en est quelquefois que pins malheureux; on ne peut pas dire de lui quMl a éprouvé la félicité. Il y ai encore de la différence entre un bonheur et le bonheur f différence que le mot félicité -n. 'admet point. Un bonheur est un événement lieoreux ; le bonheur, pris indéfiniment, signifie nne suite de ces évènemens. Le plaisir est un sentiment agréable et passager. Le bonheur eoDsidéré comme un sentiment est une suite de plaisirs, Ia prospérité une suite d'heureux «vènemens , ïà félicité une jouissance entière «Le sa prosperitié^ félicité ne se dit gtière en prose y an pUiriel , par la mson que c'est un état de l'ame, comme tranquillité, sagesse repos, £11 poésie , il se met quel^efeis an plorieL

HJULVf JOLI. Le beauf opposéàyoA\ est ^and, noble et régulier; on ne peut s'empêcher de l'admirer^' quand on l'aime, ce n'est jamais médiocrement , il attache. Le joli est fin , délicat , il plait. Le beau dans les ouvrages d'esprit suppose de laTérité' dans le siyet , de l'élévation dans les pensées , de la justesse dans l'expression, de la nouveauté dans le tôùr, delà régnlaiité dans la conduite; l'éclat et la singularité suffisent pour les rendre yb/iJ. Il y a des choses qui peuvent être jolies ou belles, telles que la comédie; il y en a d'aintres qui ne peuvent être que belles, telle est la tragédie. Il y a quelquefois 'plus de mérite à avoir trouvé tine jolie- chose qu'une belle /^hb ces occasions, nne chb&e lieinérite le nom de belle que par l'importance de

njine»,-lear$ significations n'ftyantalolrrrieft de commun. Un bel homme e^ autre oho'se qn'tài yo/i.homme : le . sens du premier todlbe stm la fi^;ure du corps et le visage i et le sens vdJA second tombe sur l'humtnr et sur les.nAniàvés d'agir.

La vue des astres qui rendent s^r.iiiXus , par un cours et des règles immoahlefl^Jear brillante et féconde lumière, Ut' vpûte.in*' mense. à laquelle ils paraissent aospendtis t le spectacle sublime des lasr^, ,\^7gm^>f^ phénomènes ne portent à ^'aipc que .deft :ldée8 majestueuses : c'est l'effet naturel rdu ♦<?<«*. Mais qui peut peindre le secret (,et. le dpnx intérêt qu'inspire le TÎant aspect, fi'n* tapis de verdure ém^illé de fleurs, d'içi.booagi? simple et sans art embelli par le^i^çua^age- .dp mille oiseaux divers ,. rafraîchi par l'omb^^ et par l'onde agitée des ruisseaux? cfest 1^ charme des grâces, c!est celui. du /où',. . ,. ,, Le Joli ason empire séparé de celni àxùbeaa:

celui-ci étonne, éblouit, persuade, en^raôn^; celui-là séduit; amuse et se borne â pbirc* ( Extrait de divers auteurs. ) • .r^ • . ^ BEAU , BEL. Ces deux mots sont les- »ii»guliers masculins de l'adjcctîf Aeoa. O» nitt le premier devant les noms' qui comineiioeiit par une consonne, et. le second devant 'ceux qui commencent par une voyelle ou nnh nqn aspiré ; u» beau châtcAUj un bel habit. Cette distinction n'a' lieu que pour le» sulislatttifs,, car on dit beiui.k voir, et non pas bef si 'voir. On dit aussi beau et bon; dîon Ton peut, ton- .clurè qjie bel n'est employé que lorsqn'iLprécède immédiatement un substantif qfii'e«MS' menct par une voyelle.

par le peu de conséquence du sien. On ne fait attention alors qu'aux avantages, et l'on perd de vue la difficxdté de l'invention, il

wnobjet,e.nl.ech<Men'«itaKM>}^y<^«V« > q^ ^ „„{, tAt„\ p^Wt àaïqnér "d*»

efforts contifaueis ctdnntilespour faire wli'e une chose on pour- Hempêc&eri C'est nn. g«4licisme. Vous ave« ^tfoa- faire, êeau dire ,4©

estsi vrat que le beau empovlt une idée de , . « ^.m^ •*•

j ^, * v- . lue ehan«îerai. point a!opimon.

grand , que le même objet que nous avons ap- I ^^ *^ .. ,« , - •

pelé éeail ne nous paraîtrait plus que Joli, s^ ^EAUV BON. Oh appelle *o« tout ce qui *^ ^ '^ ^ J plàit à l'odorat et an goùt; on appelle ^e«?«

tout. ce qui plaît â la' vue , à Touïe et au tott-

était exécuté en petit. L'esprit est un faiseur Ae Jolies choses, mais c'est l'ame qui produit les grandes. Les traits ingénieux" ue sont ordinairement que Jolis ;^ il y a de la beauté partout où l'on remarque du sentiment. Un homme qui dit d'dne belle^ chose qu'elle est belle ne donne pas une grande preuve de discernement; celai qui dit qu'elle est Jolie

cher. Une bonne otictir, nn bon frnit, un beau spectacle, une belle muji^e , un ban drap. ■

BEAUCOUP, PLUSIEURS. Ces deux mois se disent dé la quantité des personûes où dés [choses; m&if beaucoup est d'usage soit. qu*il est un sot on ne s'entend pasl c'est l'imperti- s'agisse de calcul , de-mesure ou d'estimation ; ncnt de Boileau qui dit : le Corneille est Joli \ et plusieurs n'est jamais employé que four les quelquefois.

Le beau est sérieux, il occupe ; le Joli est plus gai , il divertit.

Lorsque les épithètes de beau et Joli sont donnée» il l'homme elles cessent d'être avno» | pas.

choses qui se calculent. Beaucoup de peisonnes, ^tfflacow/) de terrehi; cet homme a beaucoup de mérite. Parmi toutes ccd*|)ers6nnes ; il y en a plusieurs que je pè çdnna^s

aij'*;i' JiJ

ÈEÀ

(taa)

BËC

' lié «WRtM^ de beaucoup ert p6a ; l'bpposé île pbm9Urs est a^nn.

' «ËAUOOXJP, BIEN. -»«e/i regarde parriculièrement la qnfcndité qtd concerne les qaali- AoatUHM. Il est hientài%e, bien vertaeox, bien fon.

Bë€Uteù«p se dit d'une quantité qni résulte da 'nombre. H a beattcoap de maisons, beautou^ d*aûii^

* Lonqtie ces dea:x mots sont joints à A^

lEMBhstm^ abstrait»; bien est tin adverbe qui

modifie le verbe, et le sobstatltif qui le suit

•iiVst pèfs «on régime; beaucoup au contraire

tonteHe sa signification primitive , équivant

•A un substantif, et le substantif qui suit le mo-i

diÔe et lui sert de régime. Dans cette phrase,

ll^amâsse^eh de'l'argcnt j 3«>/i modifie le verbe

amateet , c'est - à - dire il amasse de Vargent

d^une manière extrac^rdinaire , supérieure à la

manière ordinaire d'en Amasser; dans celle-

'«i. Il amasse beaucoup d'argent, beaucoup

( bèlia copia ) signifie une quantité considé^

nblej c*est comme si l*on disait il amasse une

quantité considérable d'argent. YoiU pourquoi

-a^ès iieny le substantif qui est réeUement le

*végijne du verbe prend l'article , et qu*il ne le

prend pas après beaucoup, oà il est le régime

d'un autre substantif. C'est par la même raison

'que bien , en sa qualité d'adverbe , peut se

joindre aux adjectifs , et que beaucoup ne s'y

■joint pas; On dit bien bon, bien beau , et l*on

.ne dit pas beaucoup bon , beaucoup beau.

' Lorsque bien et beaucoup sont mis absolu- •»eut après un verbe, cette dîHférence est en- -eoreiseiisSble. Dans il mange bien, bien mo« difie le verbe et marque la repétition, la con- >tinuité de Faction, on la manière dont eWesé •Mt; dons il mange beaucoup , beaucoup a un apport particulier aux alimeitt , et indique ; qnp l'on en mange une grande quantité.

IL S'EN FAUT BiîAUCOUP, IL S'EN* ÏAUT DE BEAUCOUP. Le pièmîcr se dit pour marquer une différence considérable . antre deux q(kaUtés. Il s'en faut beaucoup qu'il soit aussi sage que son frère. On emploie .le second lorsqu'il est question de nombre ou de qnantité. Il s'en faut de beaucoup que nous . ayons autant de fruits cette année que Tannée dernière. Ils^enfaiu de beaucoup que Farniée ^de l'ennemi soit acuisi nombreuse que la nôtre. . ÉEAUTÉ , BEAUTÉS, Autrefois on em^ , ployait indifféremment le mot beauté au pluriel ou au singolier , pour signifier ce qui fait qu'une personne est belle. Mais aigourd'bui, en ce sens , on ne le met plus qu'au singulier. On ne dit pas cette jeune personne a des beautés f il faut dii-e a de la beauté, Mai« on dit qu'un pUT^age a ^es beautés^

Pascal a dit : comme ou dit hauié poétique , on devrait dire beauté géométrique et beauté médicinale. Cependant^ on ne le dit point; et la raison en est qu'on sait biea quel est l'objet de la géométrie , et quel est l'objet de la médecine; mais on ne sait pis en quoi consiste l'agrément qiû est l'objet de la poésie. On ne sait ce que c'est que ce modèle naturel qu'il faut imiter ; et faute de cette connaissance , on a inventé de cwtaÎBS termes bizarres: siècle d'or, merveille de nos jours, fatal laurier, bel astre ^ etc.; et qn Appelle ce jargon beauté poétique.

On sent asses» dit Yoltaire, opmbien ce morceau de Pascal .cet pitoyablew On sait qn'il n'y a rien de beau ni dans une médecine ni dans les propriétés d'un triangle^ efl que nons n'appelons beau que ce qui cause â notre amç et à nos sens du plaisir et de l'adilûntion. C'est ainsi que raisoaaie Aristote, et Pascal raisonne ici fort mal. Fatal laurier, bel astre, n'ont jamais été des beamés poétiques.

BEAUTÉ. V. GftACK.

BEDAINE , VENTRE. Bedaine est un nom que l'on donne par plaisanterie à un gros ventre. Quand ou dit qu'un bomme a un gros ventre, la phrase ne présente pas un accès* soire de plaisanterie ; cet accessoire est marc|aé dans cette phrase, il a une grosse bedainem

BÉE. T. ApÉE.

. BÉGAYER. T. Bi^unrTÎxA. .

BELUGÉRANT , BELLIQUEUX. On entend par puissances beHigéràntes des pnissances qui font actuellement là guerre; et par puissances belliqueuses, des^ peuples qui ai* ment la ^erre et qui y sont adonnés. les peuples beUigérans ne sont pas toujours àt& peuples belliqueux; et les peuples belliqueux ne sont pas toujours beUigérans.

' BELLIQUEUX, GXTERRIER, MILITAIRE.

MARTIAL. Ces quatre adjectifs ofit rapport à la guerre.

Belliqueux , dont le principal caractère est l'amour de la guerre et l'habitude d'y exceller. Il ne se dit guère que d^i peuples et des nations ancieimes dont la guerre était l'unique métier , et qui n;e pouvaient s'accoO' tumer à vivre dans un état de paix.

Guerrier, qui est propre à la guerre, qni ^ l'habitude dfe faire la guerre, qui a rapporta la guerre. Les Germains, qui ont envalïiunc partie de l'empire romain, étaient une nation belUquéuse» Les Allemands, qui leur ont succédé^ sont nùBiMioti^emère. Le* preioi*'* faisaienl çoAtiA!)etteia«at la gofifV par amour

ÎSEL

im

pota la gttifrre ; les derttien ktélâ ibnt qn» ^and ils la j agent néce^aire.

Belliqueux, se dit atasi d*an prince qpà aime la gaette et qtii en iait sa principafo; occapatîon.

Guerrier se dît d'nti prince qàî faît Itdméme la guerre à la tête de ses trotipes, et qui connaît bien l'art de la gnerre.

Oft piêttl étr« ifelUfUêUSs sans être gnerrier, et guerrier sans éti« M/ifCMMr. Ghaiteft llIX , roi de Saèd« »fbt on priiiGe MUqmu:c, Fré^ dérie n, roi' de Praîne , lot an prince gtàer»» rwr. Nés Bati<Mis iiiôdinie» «dUt plutôt gT<er« rtV/v^ <{ue MUfteeiisé^.

^litaÔT, ^ éottcèvhe k sdeÉiéè de ta gnerre, cftii c»t inêceaétoire p<mr la bifenfiôf^ft, qoi a rapport à Faduinistration dNine tàrmée. L'art militaire, U science miHtairé^'là discipline miHeeiire, -des rxetcicea' militaire^:

On dit des exploits militaires et noù deS exploits guerriers , parce que le mot ex* pioiu suppose dt gmadi dcsseinitf , de grandes combinaisons , ee qjû appattient à l'art miU^ taure.

On dit verta guerrière «t vertu triiliUBirè i mais la première s'exerce sur le champ de bataiHe, et la seconde d«ina.le champ, dans 1^ exercices, par l'exactitadA, pprla snbordinatitm , par l'amoar de 1» duçipâine) par la aemptalense <^ervatUui -dB^tont^ leh lois, de tom les rè^^cmeas.

On ne dit pas des talens^tf«merx> mah des talens mûttaireSf parce que les taletBB tieor aent k Taxt ^ à la science. '

Un conrage guerrier est nn conrage qni e|t excité par l'action même an moment dd. danger , et qni cesse avec le danger ; on conrage militaire est nn conrage habitael qni naît de l'état et qni en fait le principal caractère.

Martial vient dn nom de Mars, dien de la gnerre ; anssi l'appHqne-t-on anx choseA qtH marquent l'atttorité snprême dans les choses de l'administration militaire. Ainsi l'on dit' conr martiale ^otiT dire conseil saprême établi pour juger la condnite des généraux, des amixaax> etc.; loi martiale, pour dire une loi émanée de i'antorité suprême pour l'emploi de la force armée eontre les citoyens dans certaines circonstai^ces extrêmes.

On dk un conseil de gnerre et non un c(MMcil. martial, parce que le confleil de guflrre n^t pas une cour souveraine.

On dit un air martial, pour dire on air qui marqlie le noble sentimea^ de la snplérionté de ses forces et de la fermeté de son conlage, uH quToB jponrrmt k supposer an dieu

Uartifil et militaire ne 89 disent point des

personnes. Ôa 3ît une nation helUqUeuse] lui prince belliqueux; une nation guerrière et ua ■ priXice guerrier; mais on ne dit ni une nation martiale, ni up prince martial; ni une &a-> lion militaire , ni un prince militaire., , .

Substantivement on dit un militaire poni> désigner un homme qui est dans, l'état m^ taire. ' .

BÉNÈt'ïCE, éAlP^, PROFIT, LÛGIUB»

ÉAIOLIJMENT. te gain, dit Girard, sembla être quelque chose de très casuel qui ^uppoaei des risques et du hasard* — Ce n'est ^pîa là l'idée qui caractérise le sens général d^ ca mot , c'est seulen^ent nn^ idée acçessçire tipi n'appartient qu'à certsdnea «ortesde^uffif 9 comme «eux du jeu, de la loterie, du cdm^ merce, etc. lie gain qu'un ouvrier .relire ha l)out de sa journée pour prix de son tsavéU n'est pc^s quelqne ^cho^e de casi^eLqni ta^iposo des risques et du hasard. 1 • :

L'idée de gain renfenne celle de tcavaHi d^industrie^ de combinaison. Ije. gidôi jomw nalier d'un ouvrier, les gains du eoii^éi^ey les gains d'une entreprise, les^^cii» d'ttè métier , d'une profession.

Le /)rofit est ce qu'on tire. d'iUde â'dflli chose , outre la valeur de la chose mênie. On tire le profit d'une terre lorsqn'On la cciltive ou qu'on la ùàt cnltiver à son comptA^ On tire au profit d'un vevger par la veiàte des ifraits. On tire du pr^àJuM cfaevid» d'une voittittt^ en les lovant.

Les domestiquer appellent prefù les petites gratification^ qu'ils reçoivent ontto leurs gages} ces gratifications ne sont pas le produit de leur tiAvail § de leur iiidostrie,, liiais celui de leur situation 4 de lenr. état, de kmtttaii nière d'être avec l|pirs maîtres.

• hù gain suppose des conventiot» , des traités , des arrangemens avec les pers<jfn&es pour lesquelles on travaille, on avec celles avec lesquelles on fait le négoce. Jjé fro/it suppose des combinaisons heoreoses qui ûaA^ sent de la nature dès choses, de lem!' amélioration ^ de certaines circonstances indépeii* dantes des traités et des conventions. On faft de grands gains dan» le cmnmeroe( on tire de granda profits d'une terre. Les gairis sont limités par la nMure des choses , par les con- Tentions , par les traités , par les usages , par les probabilités ; tout ce cjtii surpassé ces limites est jDrc^^f.* ,

Un homne qui fait le oommercèsenl j siaiis associés, fait de grands gaitis soùs le rapport des peines qu'il se donne; 3 fût ide grands profits sous le rapport dés circonstances' qui augmentent les avantagea «d^elè ^des gains qu'il avait ]pn raisonnablemept espérer.

BËN

Celai q[iu fait des gains est indostrienXf édîgneàx, travàillear ; celai qai fait des profits est heureux dans le «accès de son travail et de ses soins.

~ Loin donc.qne le gain soit quelqae chose de très câsael qai suppose des risques et da hasard , et que le profit paraisse plus sûr , conmé le- dit Girard , on serait fondé à dire tout le contraire. On calcule d'avance les gnùns, et ils of&ent qtielque chose de sur; on ne calcule pas les profits, parce qu'ils sont tofiits' à augmenter ou à diminuer, parce fa'ib dépendent ées circonstances et du hataard. lue gain 'annuel d'an domestique est certain, ses profits sont variables et peavent »agm«iiter cil diminuer. Les projîts que Ton retire -dhuié terre augmentent ou diminuent •ldoll)èé'c2^eons{ances favorables ou défavora»blés dies saisons.

• . SéMéfiêd a rapport à ce qu'une chose a coûté ou aux dépenses qu'on a faites pour (Ure- aller une' entreprise. C'est l'excédant du ii|rod.uit -sur l'achat ou sur les dépenses.

. Si j?ai ac(keté une chose mille francs et que |e la wnde quinze cents francs, j'ai nn gain de cinq cents franc». Si je considère ce gain ffola'âvenifent à l'augmentation de la somme que- la chose m'a cbuté^ je dirai que j'ai un •^/i^e de «inq cents francs.

Bétiéfice se dit particulièrement des entreplaises qui exigent des avances ou des mises de ^onds,)«trou «ntisnd parce mot l'excédant du produit sur ces avances ou -ees mises. On 4> avaiicé' 'quatre oênt milfo Aràncs pour une «ntreprise, elle a rapporté cinq cent mille ttvnti^:i\A bénéfice est de cant mille francs, lorsqu'il y a plusieurs personnes intéressées ù^3^ une entreprise , on partage le bénéfice on les bénéfices, %

f ,'J3énéfi<ie se dit aussi de tout ce qui n'entre point .d^ns les appointemens fixes d'une charge-, d'un. ) emploi , mais qui résulte dt :^'(BXfl*ciçe de cette charge , de cet emploi. Son ^fiipîçi lui rapporte six mille francs sans les ^^r?jr/£cevPM jexemple , les bénéfices d'un rei^ev^or. consistent dans la remise de tant pour f:exit qu'oA bu fait sur les sommes qu'il reçoit.

On appelle par analogie bénéfice ce qu'on do^na aux banquiers , oommissionaires , agens .de, f h^pge , pour les soins qu'ils se donnent fi^s , les négociations dont on les charge. On Jgf £^Q>t pas dire qu'ils font des gains , car ils n'ont pas pour objet un travail, une entrejpwe ; particulière ; ni qu'ils sont des profits^ car il n'y a point là dç chose positive ^dont^ils retirent rutilitc : bénéfice est donc le spal,mot convenable, il exprime un excédent, pn^r^el du produit d« leur profession,

( tÔ4 ) BÉK

sur Us. d^peoMS qu'ils ont faites «t qu'Es font journellement. Aussi lorsqu'un banqip.er (ait son inventaire, il voit quel a été non son gain ou son profit, mais son bénéfice. IX est du sans doute un bénéfice aux banquiers; ils font des frais pour entretenir une correspondance , enfin ils donnent leur temps et leurs soins. (CoifoiLLÂG.)

Émolument est un mot par lequel on entend non seulem^it les appointemens d'une charge ou d'un emploi , mais aussi les accèssoires ou bénéfices particuliers de cette charge ou de cet epploi. On dit les appointemens d'une charge ou d'un, emploi, lorsqu'il n'est qpestion que de la somme Bxe annuelle que re^t l'employé; on dit loêjbénéfieee d'une charge, d'un emploi, pour exprimer les acjcessoices indépendans de ces appointemens; et l'on dit les émohunens lorsque l'on veut exprimer - cumnlativement les appointemens et les bénéfices.

Lucre est nn mot peu uûté. H se dit de tout^ :espèce* de gain , de prt^ » de bénéfice, avec un accessoire d'avidité pour l'argent qai exclut '%dvk% sentiinent d'honneur et de délicatesiKr .

. ' lie gain est pour* les gens qui travaillent OU' qui risquent leîir argent ; le profit pour ceuX; qin savent faire valoir > les- choses ; le ^dn^^soponr ceux qui mènent de l'adresse et de l'ardeur dans le négoce et dans la condaîte des entreprises ; les émolmnens pour ceux qui joignent un Iraitement fi^e à des accessoires variables; le lucre pour les ameshasses qui préfèrent l'argent à l'honneur.

BENÊT. V. Badaud.

BÉNI, JE, BÉNIT, ITE. Ce sont deux participes différens du verbe bénir. Le premier se prend dans un sens moral et de loaanges , le second dans un sens religieux et de consécration. Un prince juste est bém de ses sujets. Du pain bénit, un cierge bénit, noe chapelle bénite, sont des choses sacré^ avec des cérémonies religieuses.

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