BES
de hntê q[i|î tiçnfr de la fiûHo^M. et de la
sottise.
BENIN, DOUX, HUMAIN. Ces trois mots désignent des manières d^agir dans la societe.
Bénin se disait autrefois de qelui qui a de Tiaclination, de la disposition à faûre. du bien; on ne le dit plas anjourd'hui, et ion l'a remplacé en ce sens. Il est cependant resté dans un sens ironique, pour indiquer celui dont la bonté tient de la ^ihlesse ou de la sottise. C'est ainsi qu'on appelle un mari bénin ^ qelui qui souffre que sa femme mène uue conduite déréglée. ^
Doi^ indique un caractère d'humeur qui rend* très ^ociahle, et ne rebute personne. Il «9t agréable de vivre avec les personnes douces. La doneeitr est une qualité qui se trouve particuHèVement dans la tournure de l'esprit , par rapport à la manière de prendre les choses dans lé commerce de la vie civile.
Hvanain dénote une seusîbilitéaKnpathique anx maux ou à l'état d'autrui. .
Ce qa'n y a de plus, opposé à la Bénignité, c'est la malignité; à la douceur, c'est ràrgrear et l'emportement; kV humanité, c'est la dureté Ou l'égoisme.
BERCAIL , BERGERIE. Bercail se disait antrefois au propre. pour bergerie. Il ;n'est plus guère usité çu jçe sens.
Les catholiques l'ont conservé au figuré po.M désigner leur égUse^cemmelViw^Iïie ^^^ ouïes fidèles puissent être en sûreté, et hors duquel ils sont égarés. . .
bergerie signifie atgourd'hui ce qu'on entendait autrefois par bercail , c'est-à-dire un lieu où l'on enferme les moutons , les brebis «lies agneaux.^
BERGER, PASITSUR, pAtRÈ. U berger ^t proprement celui qui gardé les bêtes à lame dans les champs, qui en prend soin dans l'étable, et les médicamente au besoin.
Pâtre se dit particulièrement de celui qui gîirde le cros bétail , comme bœufs, va-
ches, etc.
gros
Pasteuf' signifie littéralement qui mène paître les troupeaux; on ne l'emploie guère an propre qu'en parlant des peuples anciens 1^ avaient soin de leurs troupeaux, et en ce sens il est adjectif. Les peuples pasteurs, ■U est pins usité au figuré, et en terme de re- Von chrétienne, on dit que Jésus-Christ est e souverain pasteur des âmes. Les ^vêques , ** CMés, &ont les pasteurs des âmes qui leur «ont confiées. LeVprotestans donnent le nom
herger^ 'celle de mœurs simples. et douciss^ pasteur, celle d'un ministre spirituel propre à conduire les âmes au salut.
En parlant des peuples anciens qui. n'a-:
valent d'autres richesses que leurs troupeaux , et où les propriétaires de ces troupeaux en prenaient soin eux-mêmes, les mots berger et bergère . étaiei^t liés à des idées de^ lilierté , d'aisance , de propreté , d'élégance champêtre et les poètes' ont chanté et chantent quelquefois les mœurs, les occupations fit les amours de ces sortes de bergers et de bergères qui n'existent plus qu'à l'Opéra et daps l'imagination de ces poètes. Dans leurs ouvrages , berger et bergère, se prennent fréquemment pour amant et maîtresse. Aujourd'hui les bergers- ne sont plus que des valets dç ferme dont les amours et les chansons n'offrent rien de gracieux ni d'intéressant ; et les bergères sont ordinairement de pauvres villageoises qui gardent les bêtes à laine pour gagner leur vie. ' fc
BÉQUILLARD, VIEILLARD. Vieillard se dit d'un homme avancé en âge^ béquiUard ajoute à' cette idée celle d'un vieillard infirme qui ne saurait marcher sans béquilles.
BERGERIE. V. Bercail.
BESACE , BISSAC, Besace , long sac à deux poches que portent ordinairement les men-
dians.
Bissfic, sorte de sac divisé ôrdinairemen* en deux parties, dans lequel ies^a^^ans et les compagnons ouvriers mettent leurs bardes, , et qu'ils portent sur leur dos en Toyageant. •
Le gueux, le mendiant, a une besace^ il la porte sur les épaules, un bout par devant et l'autre par dèrïière : c'est son trésor. Le paysan, Touvrier pauvre, a un bissac; il le poiîte en voyage ,' en course , sur lui ou sur qaelq1i« monture, et il y a mis des provisions, d^a •bardes , etc. : c'est son équipage. On dit bes^ace pout pauvreté ; être réduit à la besace^ :
BESOGÎiE , TRAVAIL. Tras^aiUa dit d'un ouvrage tjuclconque; il n*à ra j)port;. qu'à l'ao^ tion de faine, de travailler. La besogne est wi ouvrage que l'on s'e§t imposé jj- que l'on s'est engagé de faire, que l'on a besoin de faire, qu'on est obligé de faire; la besogne est!* d'obligation ; le travail est ordinairement libre.
BESOIN, NÉCESSITÉ, INDIGENCE > PAUVRETÉ, DISETTE. Iu2i>paitvreté est un état opposé à celui d'opulence; on y manque des commodités ^- '- '"* *"* ■■^"
maître de
de
pasteurs à leurs ministres.
^^ réveille l'idée de moeqrâ grossières j
de la vie, on i'est pia»
n'est pas un vice
en soi, mais il est pis devant les'bommea.
s^en
tirer; ce n'est p le Vindigenee n'est autre chose qae l'extrême pawreté; on y manque du aéctessair»' li»
BÉTT
Bi?p
'disette est relative aux alîmens. Le ^^iot/i et • La héte né comprend rien; VtSot ne con-
la nécessité sont denx termes qni seraient entià'ement synon3rmes , Fan pauvreté et Taittre indigence, s'ils n'avaient pas encore quelque rapport aux secours qu'on attend des autres; le besoin seulement presse moins que U nécessité. On méprise les pauvres , on a pitié des indigens, on évite ceux qui ont iesoin, et Ton porte à ceux qui sont dans la nécessité. Vn pauvre, avec un peu de fierté, peut ie passer de secours; Vindigence contraint d'accepter ; le besoin met dans le cas dé demander ; la nécessité dans celui de recevoir le plus petit don.
BESOIN , NÉCESSITÉ. Ces deux mots indiquent nu état où Ton manque des choses nécessaires à la vie.
Le besoin est un état actuel où le manque des choses nécessaire à la vie se fait sentir vivement ; la nécessité est rextréme besoin. Le besoin et la nécessité demandent de prompts secours,
BESOIN , PAUVRETÉ , INDIGENCE. Le besoin désigne un état actuel où l'on manque des choses nécessaires à la vie ; la pauvreté et Vindigence désignent des états habituels.
Dans le premier, on ne manque pas des choses absolument nécessaires, mais on est privé des commodités de la vie; dans le second on est privé de tout.
La pauvreté est nue situation de fortunç opposée à celle des richesses ; Vindigence est nn état habituel de dénuement qni demande des seGopn suivis , mais souvent il est l'effet de la paresse.
Les hasards de U fortane» on d'heureux talens tirent de la pauvreté ceux qui y sont nés > et la prodigidité y plonge les riches. Un travail assidu est le remède contre Vindigence; cd l'on manque d'y avoir recours $ eUe devient une juste punition de la Ctinléantise,
BESTIAUX, BÉTAIL. Bétail ae dit de l'espèce. Le gros bétail, le petit bétail f bestiaux se dit des individus considérés collectivement.
BÉTAIL. V. Bestiaux,
B'ÊTE. V. ASIMAL.
BÊTE 9 STUPIDE, IDIOT. Ces trois mots sont des termes injurieux par lesquels on désigne des défauts de l'esprit.
On dit qu'un homme est nne béte , pour ^ire qu'il n'a point d'intelligence f de péné" tration» de discernement, de jugement, d'esprit, de goÀt I qu'il est idiot, pour dire qu'il ctt ineapaUe de combiner les idées qu'il reçoit dé 80 Mil»; qu'il est stupide, poor dire ^'il p!ut capaU* ^wsmk «entiinent, /
çoit rien ; le stupide n'est affecté de rien.
BÊTISE, SOTTISE. La bêtise est un état qui résulte de l'imperfection des facultés inteU lectnelles.
La sottise est nne qualité qui ajoute à U bêtise une idée d'activité et de prétention. Un homme qni, sans prétentions , parle à tort et à travers des choses qu'il ne sait pas , dit des bêtises. Si, en parlant ainsi, il manifeste la prétention de bien connaître les choses dont il parle , il dit des sottises,
La bêtise vient d*nn défaut d^lelligence, la sottise d'an défaut de connaissance, de pmdence.
La bêtise tient plutôt à la spéculation. Un homme, dit-on, fait une bêtise, pour n'avoir pas examiné sous leur vrai point de vue lei idées qui l'ont porté à la dire o^ à la fairs.
La sottise tient plutôt à l'action. Un. hoBune dit ou fait^ne sottise , parce qu'il n'a pas considéré IV suites de son discours on de son action. Un Vieillard qui épouse une fille jeune et jolie fait u/ie sottise; son action est caractérisée par l'imprudence et le défaut de bon sens, n a fait une bêtise lorsqu'il a formé la résolution de ce mariage ; il n'a pas su peser la forcé des raisons pour ou contre.
L'homme qui fait une bêtise ne sait ce qu'il fait ; l'homme qui fait une sottise croit savoir ce qu'il fait.
On dit proverbialement qui fait la sottise la boit ,'et'on ne dit pas qui &it la bêtise h boit ; ce qui montre qtie la sottise est plutôt dans Vaction avec ses suites que dans la simple détermination.
Sottise se dit souvent en morale , et tonjours avec un rapporta l'action et à ses suites. Vous vouliez vous feire accueillir dans cette maison, et vous commencez par contrarier U maîtresse ; c'est une sottise qui vous éloignem du but.
On ne répare pas une bêtise, elle reste toujours telle ; on répare une sottise , en détruisant ses effets , et en prévenant les suites qu'elle pourrait avoir.
Voltaire a dit, le temps est venu où le bon sens ne doit plus être opprimé par la sottisCt c'est-à-dire par les actions des sots et par leurs suites. Il n'aurait pas pu dire par U bêtise. La bêtise n'opprime point , elle n'op* prime que lorsqu'elle devient sottise , c'estr à-di)re qdTelle dégénère en actes nuisibles.
On peut faire une sottise sans être bste* Vous avec beaucoup parlé snr une matièrt que vous ne comprenez pas, vous aves dit dei bê(isçSf yoiu avex critiqué avec esprit V^
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