‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 109 sur 253 · BIB · texte numérisé non relu

BIB

X>rojet miqa*! tient hexaoonp celai de qai dé- 3pcDd le succès dé votre affaire , voas n^avez pas fait de bétisc, msàs vous avez fait un* gxioixde .sottise.

La bêtise n*a point de but , c'est nn effet naturel ; la sottise en a un dont elle sVcarte ^n croyant s'en approcher. L'ignorant qui 'vent passer ponr savant bavarde beaucoup «t ne dit que des sottises ; la bêtise n'exige xien , o« demande rien , n'ftspire à rien.

BÉYUE, MÉPKISE, ERREUR: Ces trois anota indiquent trois écarts à» la venté et in- «diqncBt leur origûae.

Ia belette est nm écart de h vérité qui vient de ce qu'on a mal va; ell^ est le partage de Vïneipinaenee ou de la légèreté., o.u de la passkm qui arengle. • •• -

La méprise est un écart de la vérité qui réqoltfl d'iin raàavais choix $ •on se m^rend, on prond l'un pour l'antre.

LVrrvw est on écart de la vérité qui vient d'un jo^ement ùmxy et d'une eonaéqnenoe mal tirée 9 on d'an défaut d'attedition.

Voos avez donné légèrement votre confiance à on homme qui roos a trompé» c'est une bévue; en choisissait parmi des mar^ chandises, vous avez pris la plus manvaiae, c'est one fképrise; vous aviez envie d'écrire â un homme, et vous adressez la lettre à son fivre., c'est une erreur, V. àbsutce.

BÉVUE. V. €acade.

BIBERON, BUVEUR, IVROGNE. Biberon est nne expression familière qui se dît d^nn homme qui aime à boire et' qui boit beaucoup , mais sans s'enivrer. Buveur seul signifie qui aime le vin , qui boit beaucoup de vin. SUl est question de quelque autre liqueur, on ajoute le nom de cette liqueur. Buveur d'eau, buveur de bière,' buveur d'ean-de-vie. Ivrogne se dit de celui qui a l'habitude de s'enivrer ou de boire avec excès.

BICOQUE, MAISONNETTE. La bicoque est nne petite maison simple et sans art, dénuée d'ornemens et en mauvais état. La maisonnette. est une maison petite, mais qui peut être propre et agréable et bien entretenue.

Bicoque renferme une idée de mépris; maisonnette annonce quelque chose d'agréable.

Les pauvres habitent les bicoques ; les gens aisé» ont quelquefois à la campagne des mcdsonnettes ou ils vont pour se récréer*

BIDET, CHEVAL. Cheval est le terme générique. Il se dit de toute espèce de chevaL ie bitlet est un- petit cheval qae l'on monte ordinaûrèaienit ist qu'on n'att^le pas aux voi-

furet. ••' . . ■ I

3I£N. y. ^MITGOUP.

BIEN, TRÈS, FORT. On «e sert de ces trois mots pour marquer ce que les gram« mairiens nomment superlatif. On dit un hommç trè^ sage, un homme^ybr^ sage, et un homme bien sage.

Très est le mot propre et consacré pour désigner le plus haut degré de la comparaison. Fore n'indique qu'un haut degré indéfini, sanf marquer le plus haut, en indiquant de plus la conviction que l'on a de l'existence de ce degré ef en affirmant cette existence. Bien est également un peu vague; mais il exprime un èentiment d'admiration, de satisfaction , etc. Ainsi l'on dit. Dieu est ^réj juste , les hommes sont fort méchans, la Providence est bien grande.

Vous dites qu'un homme est très sage, pour fixer le degré de sa sagesse; qu*il est fort sage', pour affirmer qu'il l'est beaucoup ; qu'il est bien sage, potur exprimer l'impression qu'a faite sur vous sa sagesse.

Très ne marque point d'antre intention qne celle d'exprimer à quel point une chose est ou nons paraît ètve;/ort marque l'intention de communiquer aux antres l'impression foite que la chose a faite sur nous; bien marque moins uîie intentioit que l'efPusion naturelle du sentiment qu'on éprouve.

Ces trois mots penlvent être pris dans nn sens ironiqae , et c'est le ton qui marque le sens. Très et fort conviennent mieux lors* que l'ironie lait entendre qu'on pèdhe par défaut ; bien est plus convenable pour faire «Btendre qu'on pèche par excès. Ainsi l'on dira c'est élre très on fort sage qne de quitter ce qu'on a pour conrir après ce qu'on ne peut avoir ; et , c'est être bien patient que de sonf&ir des coups de bâton sans en rendre.

HOMME DE BIEN, HOMME D'HON- NEUR, HONNÊTE HOMME. It semble que Vkomme de bien est celui qui satisfïiit exac^ tement aux préceptes de sa reli^on , Vhomme d'honneur, celui qui suit rigoureusement les lois et les nsages de la société , et V honnête homme, celui qui ne perd de vue; -dans aucune' de ses actions , les principes de l'équité namrtelle. Vhomme de bien fait dès anmônes ; Vhomme d^honneur ne manqne point à sa promesse ;l'Aon7}^ homme rend la justice, même à son ennemi. Uhonnéte homme est de tout pays ; Vhomme de bien et Vhomme d'honneur ne doivent ^oint faire des choses que l'Ao/inéte homme ne se permet pas. {Encyclopédie.)

BIENFAISANCE, BIENVEILLANCE. La bienveillance est un sentinfedt qui nous porte à vouloir du bien aux autres.

La bienfaisanœ est une vsrta qoi BOttf porte k £ùre du biea «ax autres.

Page 1