BIJOUTIER, METTEUR EN ŒUVRE
Les metteurs en asuvre ne diffèrent des bijoutiers qu'en ce qu'ils ne font que monter les pierres fines on fausses sur des bagnes, des colliers, des pençlans ou autres ornemens de cette espèce; au lieu que 'les bijoutiers font et enjolivent des tabatières, des étuis, des pommes de canne , des boites de montre, etc.
BILLER. V. ATTEiJiiR,
BIQUE, C4HàyR£. La bique, comme k chès^re, est la femelle dn bouc Bique est le terme vulgaire ; chèm^e est le terme des cultivateurs. La pauvre femme a une bique qui la nouiTit de son lait ; le fermier a des chèt^res' du lait desquelles il fait des fromages.
BISBILLE , QUERELLE. La bisbilU est une petite querelle sur un snj«t fieu impor*
BIZ
tant, ti qp\ est biirtôt terminée. La querelle est plus sériensf; plus aigre, plus véliémente, phM animée, 'et ne s^appaise pas ai aisément. La bisbUle a lieu entre gens qni ^nt ordinairement })iea ensemble, et elle ne porte point atteinte an fond de leur bonne intelligence. La querelle a lieu entr& gens qui se haïssent, qui ont des intérêts opposés, dont les caractères sont contraires.
/BISCORNU, ÎRRÉGULIER. Biscornu est une expression familière par. laquelle on désigne des choses qui offrent, dans leurs formes y des parties bizarres et désagréables à la vue. Irrégulier se dit des objets dont les parties devraient avoir ensemble des rapports réguliers , et qui pèchent par Virrégularité de quelqties-nnés de ces parties. Les formes bii~ corfiues dépendent ordinairement du hasard :
on pain est biscornu parce qu'il s'est trouvé mal placé dans le four. 1/ irrégularité dépend ordinairement de hi maladresse- de l'ouvrier, qui est censé Avoir en un plan et ttn modèle.
BISSAC. V. Besace.
BIZARRE , FANTASQUE , CAPRICIEUX, QUINTEUX, BOURRU. Ces termes marquent tous un défaut dans l'humeur ou dans l'esprit, par lequel on s'éloigne de la manière dfagir ou de penser du commun des hommes.
Le fantasque est dirigé dans sa conduite et dans ses jugemens par des idées cliimcriques , qnî lui font exiger des choses une sorte de perfection dont elles ne sont pas susceptibles, ou qui lui font remarquer en elles des défauts que personne n'y voit que lui; le bizarre, par une pure affectation de ne rien dire ou faire que de singulier ; le capricieux, par un défaut de principes qui l'ëmpéche de se fixer ; le qninteux, par des révolutions subites de tempérament qui l'agitent ; et le bourru , par une certaine rudesse qui \4)ent moins du fond que d'éducation.
\j^ fantasque ne va- point saifts le chimérique ; le bizarre , sans l'extraordinaire ; le capricieux, sans l'arbitraire ;' \e qiànteux; «ans le périodique; le bourru, sans le maussade. {Kncyclopédie.)
BIZARRE, SINGULIER. La bizarrerie consiste dans un goût particulier qui s'écarte mai â propos de celai des autres , par «ne singularité condamnMe ; c'est toujours un défaut.
La singularité consiste dans un goût particulier qui.fi'écacle de celui des autres, et cUe peut. être prise en bonne ou en mauvaise part. . .
L'homme singulier , qui n'est tel que parce qu'il^it , malgré la multitude q\ii s'y oppose, ]«• mfuûjnes de la morale et djs l'honneur.