BOT
BOU
se dit également des hommes et des'animaax.
On dit un homme borgne , nn cheval borgne y etc. Borgne, substantif, ne se dit que de l'espèce humaine. On dit d'un homme borgne, c'est un borgne; on ne le dit pas d'un cheval ou d'un autre animal.
BORNES , TERMES , LIMITES. Les bornes sont ce qui renferme tellement une chose dans le lieu qu'elle occupe , qu'il l'empêche de s'étendre ou d'être étendue plus loin. On dit au propre , les bornes d'un cliamp ; et au figuré, les bornes de la vie, les bornes an pouvoir. Le terme est le but où l'on tend , le point où finit la chose ou l'action. Quand on dit les bornes de la vie, on entend par là le temps au-delà duquel la vie ne saurait s'étendre ; et quand on dit le ternie de la vie , on*veut dire le point où finit le cours de la vie. Les bornes de la vie n'existent que dans l'extrême vieillesse ; le terme de la vie peut se présenter à tout "âge. Le terme a rapport à l'action qu'on fait ou qu'on a faite; les bornes à l'action' qui pourrait se faire. Une chose qui est à son terme est finie ; une chose qui a des bornes ne saurait passer au-delà.
Les limites supposent une ligne de séparation entre deux, choses , de manière qu'on ne peut la passer sans empiéter de l'une sur l'antre,
Oji approche ou on éloigne le terme ; on resserre ou on étend les limites ; on avance ou on recule les bornes.
BOSQUET. V. Bocage.
^OSSE, GIBBOSITÉ.' La bosse est une proéminence arrondie qui s'élève au-dessus d'une substance quelconque. Cette proéminehce prend , en anatomie , le nom de gibbosite , lorsqu'elle s'est faite en arrière de la colonne vertébrale qui s'est courbée. Dans ce dernier cas , bosse est le terme vulgaire, gibbosité le terme* technique.
BOSSELER , BOSSUER. Ces deux mots se disent également àe^ bosses que l'on fait à la vaisselle d'or ou d'argent ; mais le premier se dit des bosses qu'un ouvrier fait à la Vaisselle, dans le dessein de l'orner et de l'embellir ; et le second des bosses qu'on y fait par accident en 1^ laissant tomber ou autrement.
BOTTE, PAQUET. Botte, assemblage un •peu considérable de choses de même nature, .destinées au même usage, et liées ensemble dans un certain ordre. Paquet, assemblage de plusieurs choses de même nature ou de nature différente, attachées ou enveloppées sans ordre ou avec ordre , et destinées à des usages différens. Ou dit une botte d'asperges, une botte de padle, tine botte de foin, une
botte d'osier. Toutes ces choses sont destinées' à un même usage. On dit an paquet de linge sale ; chaque objet qui est dans le paquet est destiné à un usage paiticolier ; un paquet de plumes , chaque plume n'est pas destinée à être employée de la même manière.
BOUCHE , GUEULE. Ces deux mots se disent de l'ouverture par laquelle les anima ax prennent leur nourriture ; mais le mot gueule s'applique' plus particulièrement aux animaux qui ne vivent que de chair. On dit la bouche d'un cheval , et la gueule d'un lion. Le mot gueule, au propre , ne se dit point de l'homme , et , en général , on emploie en histoire naturelle le mot bouche , toutes les fois qu'il n'est point question de marquer la voracité.
En pavlant des oiseaux, on dit bec.
BOUCHER , FERMER. Ces deux mots signifient mettre sur une ouverture , ou dans une ouverture , une chose qui empêche d'y passer^ d'en faire nsage. Si l'ouverture e&t destinée à rester toujours ou long-temps sans usage , on la bouche en fixant ce qui empêche d'y pénétrer. Si l'ouverture est destinée à être en usage dans certaines circonstances , et à n y pas être dans d'autres , on la ferme, en lais- ^nt libres les moyens de l'ouvrir. On ferme une porte , une fenêtre , lorsqu'elle est destinée à être tantôt ouverte , tantôt fermée , selon le besoin. On bouche une porte , une fenêtre , lorsqu'elle est destinée à ne pas être ouverte, ou à rester lofig-teuv^s fermée.
On ferme par le moyen d'objets adaptés a la chose et qui en font partie. On ferme une porte avec des loquets, dès verrous , des serrures. Les loquets , les verrous, les serrures, ont partie de la porte. On bouche avec des objets étrangers et qui ne font point partie de la chose. On bouche le trou d'une .muraille ayec du mortier , avec au plâtre , avec du fumier, avec des planches, avec de la paille, etc. Les planches , la paille , le fumier , ne font point partie de la chose et y sont étrangers- On bouche^ de même une bouteille avec un bouchon. On ferme une tabatière en abaissant le couvercle ; on ne la bouche pas , parce que le couvercle fait partie de la tabatière , et est également destiné à l'ouvrir et à la fena»"*
On ouvre ce qui e&X fermé , on débouche ce qui est bouché.