‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 147 sur 253 · CAV · texte numérisé non relu

CAV

rite f la force ^ ToLligatioii ; le troisième a trait à la bonne volonté , à la promesse libre, à rengagement volontaire, solennel dans son origine , et pent être senlement verbal.

Le premier oblige en7ers , avec et ponr autmi ; le second , envers et contre ; le troi- •iéme, envers et poar.

La caution s'oblige envers celai à qni elle Cautionne , à satisfaire à nn engagement , on à indemniser des malversations de celui qu'elle cautionne , si celui-ci manque de foi ou de fidélité. Le garant s'oblige envers celui à qui il garantit la chose vendue , cédée, transportée, à en faire, à ses risques et périls t jouir contre ceux, qui le troubleraient dans sa possession , ou à l'indemniser. Le répondant «'oblige envers celui à qui il répond , à réparer les torts , ou à l'indemniser des pertes qu'il pourrait essuyer de la part de celui dont il répond.

Les associés d'une compagnie sont cautions les uns des autres. Les rois sont les garans nécessaires àts propriétés de leurs sujets. Les pères et les mères sont les répondans naturels de leurs enfans mineurs et non émancipés.

La caution sVngage pour des intérêts et sons des peines pécuniaires , le garant ponr des possessions , le répondant pour des domniages. Le premier s'engage à payer, le second

nenr ponrnn intérêt commun. Le garant Pest forcément ou volontairement , de droit on de fait.Un vendeur est de droit ^ara«r de ses faits, de ses promesses , du pouvoir et de la liberté qu'il prétend avoir de disposer d'nne chose.

Une puissance se rend volontairement et de fait garant des engagemens que d'autres puissances prennent entre elles dans un traité. Le répondant l'est volontairement et sans intérêt; nn patron répond pour son client, dans la vue de Tobliger , de lui assurer nne place. On ne serait pas proprement répondant^ si, par les lois , on était obligé de répondre; on serait responsable^ comme le maître l'est, dans certaines choses , pour ses domestiques , comme un trésorîer l'est pourson caissier, etc.

Hors les matières de droit et de justice , dans le discours ordinaire , et dans des sens plus vagues , on se sert des mots de caution et de garant , très peu de celui de répondant. Lear emploi est plus ou moins convenable , selon qu'on a plus ou moins égard aux dilTérences que nous venons de remarquer.

On est caution d'une personne ; on est garant d'un fait ; on répond d'un événement.

Un homme accoutumé à mentir, à tromper, est sujet à caution ; il a besoin d'une caution.

Un fait extraordinaire , peu vraisemblable , demande des ^ar^cnj dignes de foi. Il faut avoir

à poursuivre , le troisième à dédommager, des motifs très puissaus pour répondre d'un Celui-là engage sa fortune et sa personne , ! événement futur , casuel , incertain.

celui-ci ses soins et ses facultés , le dernier sa foi et ses biens.

La caution donne un second débiteur, le garant an défenseur , le répondant un recours. Le premier prend la même charge que son cautionné, il le représente ; le second prend fait et caas« pour l'acquéreur , il se fait fort contre tout opposant ; le dernier prend sar lui la pûne ou le dommage pécnniaire de son client , il- supplée à son impuissance.

On demande une caution à celui qui ne parait pas solvable ou assez sûr ; un garant ou fine garantie à celui qui n'offre pas assez de sûretés ; nn répondant à celui qui , par luimême , n'inspire pas la confiance.

La confiance , à l'égard de la caution , est fondée sur sa richesse ; la confiance à l'égard du garant , sur sa fidélité et ses forces ; la conLance à l'égard du répondant , sur sa probité et ses moyens.

La caution est en matière civile; le garant en matière civile ou politique ; le répondant en matière de police.

La caution l'est gratuitement ou par intérêt. On cautionne gratuitement et généreuten^efit son ami ; on cautionne un entrepre-

Nous sommes cautions de la probité , de la fidélité , de la sincérité , de l'exactitude de quelqu'un , à raison de notre propre probité, de notre fidélité, de notre sincérité, etc., qui inspirent la confiance. Pour garans des choses peu croyables , la prudence veut des témoins aussi attentifs, ausâ éclairés que fidèles , bons observateurs , supérieurs aux surprises de l'artifice ou de l'apparence ; la croyance- que nous donnons est en raison de la bonne foi , des lumières , de l'attention et des recherches des garans. On ne peut répondre d'un succès, qu'autant qu'on connaît la nature , l'énergie , l'influence 4»» causes, des ressorts , des moyens qui le déterminent.

CAVALE , JUMENT. Ia' jument est la femelle du *cheval , destinée particulièrement à donner des poulains , et considérée sous ce rapport. On dit une jument poulinière , une /«ment de haras , une jument pleine.

La cavale est la femelle du cheval , considérée comme monture. Une jolie cavale; une cavale qui a le trot doux , rude. On dit une fument pleine , et on ne dit pas une cavale pleine.

CAVE , CAVEAU. La différence entre ces

CE

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