‹ Dictionnaire synonymique de la langue françaiseChapitre 161 sur 253 · CLA · texte numérisé non relu

CLA

ou moîtis sensibles à notre vûé, et indiquent les différens degrés de ces effets.

La lumière n'est pas considérée ici en ellemême , mais comme produisant sur notre vue des effets plus ou moins vifs qui nous font voir les objets de diverses manières ; les antres mots servent à indiquer les divers degrés de ce» effets.

^a lueur est le degré le plus faible de l'effet de la lumière sur notre vue; e^e nous affecte faiblement ; elle ne nous fait voir qu'imparfaitement et confusément les objets; elle s'ifatroduit au milieu des ténèbres, elle les rend en quelque sorte sensibles, mais elle ne les dissipe pas entièrement.

La clarté est le second degré des eflfbts de*

la lumière. Elle rend les objets parfaitement sensibles à nos yeux, nous met à même d'en distinguer les différentes parties et de les distinguer entre eux. La lueur est -an commencement de ciarjé, une clarté imparfaite ^ la clarté est son complément. La lueur ne diseipe qu'une très petite partie des ténèbres; la clarté les dissipe tontes. La lueur ne suffit pas à nos besoins, la clarté y suffit.

Vé<dat est une lumière forte et brillante qui produit sur la vue une sensation vive et éblouissante que souvent nous ne pouvons supporter, et qui ajoute à la simple vue des objets une espèce de prestige qui les lui fait voir au-dessus de ses facultés et autrement qu'ils ne sont en effet,

La splendeur est la plus gfaqde liMèré, la plénitude de la lumière et de Véolat. Ce mot se dit au propre et proprement du soleil et des astres qui ifenferment la plénitude de la lumière. \

On dit Véclat dusoleil, quand on eotlëidère cet astre relativement à la fj^iblesse de -ki y«ie qui ne peut supporter sa vive lumière ; <m dît la splendeur du soleil relativement à l'imihensîté de /«//w»re qu'il comprend dans sod sein , et dont il est la- source. - *

La lumière fait voir; la /u^ur fait aperce^ voir ou voir confusément ; la clarté fait vbir distinctement eC nettement; l'^c/a^ fail^voir avec illusion^ la splendèifr,Orappe les yeux et les éblouit. ' , '^

- Au figuré , ce» thots offrent les mémâ* différences. La lumière de l'espiit fait 'Voir les objets desscienCesy.la /iiew qui n'est tf3'une lumière fmble et imparfaite, les- fait apercevoir ; la clarté lés falfcoihiaître distincteMent ; Véclat de la fôrtèine impose par des illri^ons; la splertdenr "àuHttïit éblouit pat sa {H5mpe et sa magnâflceisfôfe.- ' '-

CLARTÉ, PftRSPÏCUïTÉ- Ce sonîf, dit 6eaiïaé« , deux qtialiféi^ qui (Kmtribaetit éga-

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lemêi&t à r«ndre xm diçcôtirs întelHgible , mais chaoune a son caractère propre.

Ita clarté tient aux choses mêmes qne Von traite ; elle nait de la distinction des idées. La perspicuité dépend de la manière dont on s'exprime; elle naît des bonnes qualités da style.

Je crois un peu vaine cette différence entre la clarté et la perspicuité, mot qui n'est presque point usité. Que la difficulté de comprendre clairement les choses vienne ou de la manière dont elles sont conçues, ou de la manière irrégulière dont elles sont exprimées , il en résultera toujours l'obscurité, qui est l'opposé de la clarté ; et partout où est la clarté est aussi la perspicuité j car, comme l'a dit Boileau :

Ce que l'on conçoit bien s'e'nonce clairement.

Si vous employez des tours louches, des expressions équivoques, des phrases amphibologiques, c'est que vous n'avez pas conçu Totre sujet avec clarté', voius le rendez tel que vous l'avez vu; vous ne vous expliquez pas aivec perspicuité parce que vous n'avez pas conçu avec clarté, et l'on peut dire aussi que vous ne vous exprimez pas avec clarté. Je pense donc qu'à la rigueur la clarté et la perspicuité rentrent l'une dans l'autre ; ce que TOUS appelé* clarté est une manière de concevoir clairement; ce que vous appelez perspicuité est une manièrje de s'exprimer clairement; de l'un ou de l'autre côté, c'est la clarté. Je- ne crois pas qu'on dise d'uqe phrase qu'on ne comprend pas parce qu'elle est mal construite , qu'elle manque de perspicuité ; on dit qu'elle manque de clarté, qu'elle n'est pas claire, et je ne vois pas ce que le mot de pers' picuité substitué à celui de clarté ajouterait à ridée.

CLIGNEMENT. V. Cillement.

CÏ.IIVH Aï, TEMPÉRATURE. Les médecins ne considèrent les climats ^ue par la température ou le degré de chaleur qui leur est proj)re^ Climat dans ce sens pst . même exactement synonyme de tempércBfure ; ce mot est pris, par cpnséquent dans un sens beaucoup moins vaste que celui de région, pays ou collée ^.paB lequel- les médecins expriment la fçuime de toutes'les causes physiques, géné{j^es.ou communes, qui p«uvent agir sur la . saç/é des habitans de chaquf pays, savoir, la na^re de l'air, celle de l'j^au, du sol, des ali^ens , etc. Toutes ces causes sont ordinairen^ent si confusément coml^nées avec la température des diverses contres, qu'il est assez diflicile de saisir quelqnl^s phénomènes de ^l'économie animale ^oi ne^épendei^t unique-

ment que de celte dernière cause Ce ne sera pas cependant une inexactitude blâmable , de lui attribuer certains effets dont elle est vraisemblablement la cause prédominante; ainsi on peut avancer avec beaucoup ^t fondement qae c'est du climat que dépendent les différences des peuples prises de la complesion dominante ou générale de chacun, de sa taille, de sa vigueur , de la couleur de sa peau et de ses cheveux , de la durée de sa vie, de sa précocité plus ou moins grande relativement à l'aptitude de la génération, de sa vieillesse pins ou moins retardée, et enfin de ses maladies propres ou endémiques.

CLOAQUE , ÉGOUT. Dans l'usage ordinaire , égout est distingué de cloaque en ce que dans un égout les eaux et les immondices s'écoulent , et qu'elles croupissent dans un cloaque. Ainsi le canal d'un égout doit avoir une pente suffisante pour que les immondices soient facilement emportées par les' eaux.

CLOCHER. V. BoÎTKR.

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